NOUVEAUTÉ ALBUM/ JAMIE CULLUM

JAMIE CULLUM/ THE PIANOMAN AT CHRISTMAS

Quel chanteuse et chanteur de Jazz, n’a pas repris les standards de Noël. Afin de célébrer la chaleur et la magie de cette fête Jamie Cullum n’a pas repris les morceaux du répertoire, mais signe un album de chansons originales. Les arrangements de l’orchestre, son timbre de voix, le phrasé, nous séduisent de suite. Très vite, nous sommes emportés par les scintillements de l’orchestre à cordes, qui accompagnent la voix lumineuse de l’artiste. Le chanteur continue sur le chemin du romantisme avec « Beautiful, Altogether ». La voix est propulsée par le voile des cordes sublime. Le rythme de « Hang your Lights » est à la fête et à la danse avec des motifs courts de cuivres bien lisses. Ce morceau donne l’impression d’écouter un boogie qui s’enflamme au fil des riffs de cuivres. La contrebasse lance un walkin pour introduire « The Joly Fat Man ». Le chanteur signe un morceau « The Pianoman at Christmas » qui s’éloigne du Jazz et qui fait plus penser à Billy Joël. L’orchestre est flamboyant sur la chanson « Turn on The Lights », les cordes et roulements de caisse claire traduisent l’espoir. La chanson prend un tournant bien rock à 3’04. On repart vers le swing avec le morceau « So Many Santas ». La section des cuivres nous offre un festival de motifs et nappes véritablement euphoriques. L’enthousiasme se poursuit avec « Christmas Never Gets Old ». L’introduction majestueuse des cuivres sur « How Do you Fly? » laisse la place à une mélodie éprise de nostalgie. Le morceau qui clôture ce bel album aux arrangements soignés, et aux jolies mélodies, est une ballade émouvante et douce. C’est une certaine tradition du Jazz qui est mise à l’honneur, celle des années 40 et 50, quand les Big Bands insufflaient une énergie débordante, pour mettre en relief les vocalistes. En réalisant cet album sans prétention, aux mélodies simples, Jamie marche sur les traces des crooners des années 50 et 60.

ACTU CONCERT/ AMELIE LES CRAYONS

TOURNÉE 2021

La chanteuse Amélie les crayons, écrit depuis quelques années, ses chansons aux textes poétiques, et aux mélodies agréables. En 2017, elle rencontre le groupe « Les doigts de l’homme », groupe de Jazz Manouche, qui vient d’enregistrer un album intitulé « Le cœur des vivants ». Cet album renferme moments de virtuosité, trésors harmoniques sur des enchaînements d’arpèges magnifiques,ainsi que de très belles lignes mélodiques sur des rythmes variés. La pépite du disque est selon moi « Là haut ». Les accords nous enlacent de suite, les torrents d’arpèges arrivent sur un rythme dynamique, appuyés par la guitare rythmique et la contrebasse. La mélodie surgit, invite au songe et à l’évasion. Les phrases très techniques enflamment l’ambiance. Pour revenir à cette collaboration, Olivier Kikteff fondateur du groupe, écrit des arrangements sur les compositions de la chanteuse, dont ce morceau « Le Bal Des Vivants ». Les guitares ornementent la mélodie mais ne partent pas en solo comme dans leur répertoire habituel. On savoure le legato caractéristique de la main gauche toujours séduisant. Avec le toucher léger, les arpèges et accords de guitare évoquent la fragilité, amplifient la sensibilité des paroles, dont chaque mot est choisi avec justesse. Quelques notes improvisées, interviennent en contrepoint des paroles chantées. Si vous voulez voir Amélie et ce groupe, n’hésitez pas à consulter le lien ci dessous. La rencontre entre cette chanteuse et ce quintet, promet de belles émotions, autour des mélodies servies par des jazzmen à l’écoute, qui ne cherchent pas la virtuosité et les improvisations fougueuses mais l’enthousiasme et le partage musical.

https://www.amelielescrayons.com/amelielescrayons_concerts.html

SUR LA ROUTE DU JAZZ/ QUAND LE JAZZ DEVIENT COOL/ DAVE BRUBECK

DAVE BRUBECK/ TIME OUT

Cet album innovant mal accueilli par la presse à l’époque, sera pourtant l’un des albums les plus vendus de l’histoire du Jazz. Le pianiste Dave Brubeck bouleversa l’esthétique du Jazz en usant de rythmes peu répandus. Cet album de 1959, ne regroupe que des compositions, aux métriques essentiellement asymétriques ou impaires. La complexité des compositions sur le plan rythmique et mélodique, ouvre une nouvelle voie. Cette session historique s’ouvre avec « Blue Rondo à la Turk » une composition au rythme surprenant. Le thème est un motif construit sur un débit de notes élevé. Le piano commence tout seul pendant deux mesures, puis se joignent à lui, la contrebasse et la batterie. Le saxophone alto Paul Desmond rejoint le groupe sur le motif. On entend bien les accents orientaux de ce morceau, dont la structure est étendue. Le solo de saxophone commence sur un aller retour entre la métrique impaire, et celle à quatre temps. Avec ce souffle doux, le saxophoniste livre un solo aux notes limpides et souples. Dave Brubeck ponctue son improvisation d’accords plaqués avec dynamisme, et de notes très blues. Entre deux motifs du thème au rythme fascinant, la magie du sax revient pour des petits solos. Le pianiste introduit « Strange Meadow Lark » avec beaucoup de grâce et de sensibilité. Ses accords nous emportent. Le thème est un joyau mélodique joué sur un tempo cool, avec de nombreuses respirations. La mélodie au saxophone est grandiose par la délicatesse et l’emotion. À ma connaissance, Bud Shank est le seul autre altiste à avoir cette sonorité si fine, exprimant une certaine fragilité. La musique de Dave Brubeck difficile sur le plan rythmique, n’impressionne pas par la technique mais par les émotions qu’elle apporte. Le troisième morceau est peut être le plus connu. « Take Five », morceau en cinq temps, commence par la batterie de Joe Morello qui installe le rythme. Le piano joue une boucle sur deux accords puis le saxophone expose la mélodie de vingt quatre mesures. Une première partie de huit mesures est suivie d’un pont de huit mesures, qui lui même retombe sur la partie du début. « Three To Get Ready » est une valse très joyeuse. La composition sera reprise par Claude Nougaro sous le titre  » Le Jazz et la Java ». La mélodie douce servie par l’alto, est accompagnée par le piano discret. La quête de mélodie est toujours au centre de la musique du quartet. Le piano développe des phrases sobres. « Kathy’sWaltz » est une autre composition calme et intimiste où s’entremêlent rythme à quatre temps, et à trois temps. Le passage d’une métrique à l’autre illustrent l’aisance des musiciens dans ce domaine. Le saxophoniste est comme un oiseau qui souffle sur les notes. Le swing d' »Everybody’s jumpin » apaise, les balais de batterie croustillent. Aux notes du saxophone, répond le piano jouant des accords en syncopes. Les voicings en triolets, dynamisent l’ambiance et contrastent avec la mélodie épurée. Le pianiste reprend les ponctuations d’accords syncopes sur son impro. « Pick up Sticks » commence par un motif de contrebasse d’Eugène Wright qu’il joue en boucle tout le long du morceau. Dave Brubeck insère avec énergie un accord énergique qu’il décline Cet album se classe selon moi, dans l’esthétique Cool, suscitant l’émotion à travers l’inventivité des thèmes et des improvisations. Le son des instrumentistes est agréable doux et tranquille, les thèmes sont d’un grand raffinement.

NOUVEAUTÉ ALBUM/ DIEGO URCOLA PAQUITO D’RIVERA

DIEGO URCOLA PAQUITO D’RIVERA/ EL DUELO

Le saxophoniste Cubain Paquito D’Rivera, est invité sur le projet d’un compagnon de longue date, le trompettiste Diego Urcola. Les deux instruments s’accordent à merveille et sont soutenus par une rythmique originale, sans piano, ni guitare. « El Duelo » est un thème à deux voix, qui commence par un dialogue aérien, entre la trompette et le saxophone. La contrebasse introduit la mélodie exprimant le doute et l’incertitude. La trompette s’envole au cours de l’improvisation, le saxophone joue des notes limpides, dans un style Be-Bop. « Tango Azul » est sombre, nostalgique avec une métrique asymétrique. La clarinette a un son croustillant. Euphorie, ambiance festive à l’occasion de la reprise du morceau « Una muy Bonita », d’Ornette Coleman. Paquito malmène son saxophone pour nous offrir des sonorités surprenantes. Le groupe joue Free, la contrebasse et la batterie ont une grande liberté rythmique. Dès les premiers instants, les roulements de caisse claire sur « La Yumba/Caravan », ressemblent à une marche militaire. La rythmique batterie et contrebasse est très souple. Elle passe du binaire ternaire pour la trompette, au swing chaleureux pour le saxophone alto qui s’en donne à cœur joie. Le rythme sur lequel improvise la trompette est presque groove, mais devient swing lorsque celle ci reprend la seconde partie du thème. Le saxophone est proche de l’esprit Parkerien. Ambiance épurée avec le thème « Pekin » qui laisse dégager calme et sérénité. Sur une tourne bien groovy de la contrebasse, et le jeu léger de la batterie, l’optimisme est au rendez vous avec « The Natural ». Partons au pays du Tango à « Buenos Aires » pour une mélodie délicate. Après quelques notes de contrebasse mélancoliques, la trompette et la clarinette jouent cette mélodie aux accents nostalgiques. Le contrebassiste laisse entendre toute sa maîtrise pendant le solo, avec des notes bien précises et rondes. La clarinette nous emmène, la trompette avec la reverb s’envole. L’assise rythmique des musiciens est d’une grande solidité. Sur un thème intrigant, la batterie et la contrebasse sont en grande osmose. Les musiciens rendent un hommage en toute simplicité, à Gerry Mulligan avec le morceau « I Know, Don’t Know How ». Sur un swing cool, le saxophoniste et le trompettiste nous enchantent par les improvisations mélodieuses. S’ensuit un hommage à Astor Piazzola avec le morceau « LiberTango », à la rythmique entraînante et discrète. Le batteur propose un solo avec des rythmes entraînants, sans effet de virtuosité. Le morceau suivant « Sacajawea » n’est pas une mélodie construite, mais un enchaînement de deux motifs sur un groove contenu. Les échappées de l’alto sont toujours surprenantes. La composition « Leyenda » avec la pulse en 6/8 berce l’auditeur. L’album se termine par trois standards. Le premier « Con Alma » signé Dizzy Gillespie amène joie et luminosité. La trompette est d’un enthousiasme débordant sur la partie swing. Le second standard repris sur un rythme mambo est « Stablemates » ecrit par Benny Golson. Enfin,Thelonious Monk est célébré avec une de ses compositions « Bye Ya », composition joyeuse arrangée en binaire. La musique du quartet comporte de très beaux thèmes, des arrangements à deux voix subtils, et une grande énergie dans les improvisations.

ACTU CONCERT/ STEFANO BOLLANI

BAL BLOMET/ PARIS/ 5 mars 2021

Le pianiste Italien sera de passage au Bal Blomet en mars prochain, pour présenter son album « Piano Variations on Jésus Christ Superstar ». Stefano Bollani toujours émouvant, revisite la musique de ce film de 1970, avec beaucoup de sensibilité et d’originalité. Avec une sonorité cristalline, et une élégance du toucher, Stefano Bollani reprend la musique du film, en toute intimité seul avec son piano. L’émotion nous emporte dès les premiers arpèges du « Prelude » Le paysage devient un peu plus nerveux et sombre par la suite sur « Heaven On Their Minds ». Le piano prend son envol à 2’05. Les notes de basse à la main gauche sont lourdes. Le groove s’invite sur « What’s the Buzz », le son bien métallique est grandiose et envoûtant. Le pianiste Italien joue aussi avec une grande douceur, caresse le piano. Entre arpèges de velours et accords sensuels, le pianiste nous séduit. La mélodie « Everything’s Alright » est par moments sombre et porteuse d’espoir. Les envolées de notes sont fluides. « This Jesus Must Die » est presque Ragtime à partir de 1’35 avec un esprit blues bien prononcé. Le toucher percussif est d’une énergie incroyable sur « Simon Zealotes ». La douceur des arpèges est dans le style de Chopin avec « Pilate’s dream ». « The Temple » a des accents tziganes. Le motif démarre lentement puis accélère, alterne avec des accords plaqués avec nervosité dans un esprit blues. Le pianiste nous emmène vers un univers calme et apaisant avec cette valse « I Don’t Know How to Love Me ». La sonorité rappelle celle de Keith Jarrett par la délicatesse du toucher. L’attaque est très dynamique sur le morceau suivant « Damned For All Time ». La musique du pianiste varie entre calme et climats plus toniques. Stefano Bollani nous propose un voyage à travers différentes émotions et différentes ambiances. Malgré la sonorité métallique, le pianiste caresse les touches avec un beau feeling, comme on peut l’entendre sur « Gethsemane » à partir de 5’26. Retour aux racines du piano Jazz avec le titre « King Herod’s Song » joué à la Art Tatum. « Trial Before Pilate » est une séquence où l’angoisse est présente. Sur « Superstar », le piano bouillonne de groove, la voix discrète ainsi que les choeurs apportent une touche de mystère. Souvent, j’aborde avec un peu de crainte les albums solos, de piano ou de guitare. Les projets peuvent être linéaires, monotones, mais Stefano Bollani a réalisé un disque qui est tout le contraire. Les ambiances sont variées, souvent dynamiques, parfois très apaisées. Si vous êtes séduits par les très belles mélodies qu’il honore, n’hésitez pas à aller le voir le 5 et 7 mars prochain.

http://www.balblomet.fr/evenement/stefanobollani/edate/2021-03-05/

SUR LA ROUTE DU JAZZ/ EN TERRE BE-BOP/ CLIFFORD BROWN

Cette rubrique historique nous fait voyager à travers les différents courants du Jazz. Nous parlons aujourd’hui, d’un grand trompettiste Clifford Brown, qui fut une étoile filante. Ce très grand musicien eut une courte carrière, en raison de son décès dans un accident de voiture, à l’âge de vingt six ans. Il assimila le langage du Be-Bop, et son phrasé suscitait l’admiration des autres Jazzmen. Ces sessions intitulées « Jazz Immortal » sont incontournables, par la qualité des compositions et la fraîcheur des improvisations. Le morceau « Daahoud » commence par une envolée de trompette, sur un motif mélodique ascendant. Il suffit de quelques notes, pour entendre une attaque franche et une assise rythmique solide. La mélodie est construite sur des motifs en pentatoniques. Le contrepoint des saxophones baryton et ténor, est sobre sans lourdeur. Le stop chorus de Clifford est grandiose par les notes et les croches dansantes. Les inflexions rythmiques de la trompette sont un bonheur. Le sax ténor Zoot Sims a un style West Coast proche de Stan Getz. Le trombone serein joue des phrases qui s’inscrivent dans le swing. Le pianiste joue un peu à la façon Ragtime mais avec des articulations modernes. « Finders Keepers » est un moment plus cool. Les balais du batteur Shelly Manne accentuent la jovialité de la mélodie, apportent de la chaleur au swing, sur lequel les phrases sont souples. Un autre thème qui déborde de convivialité est « Joy Spring ». La trompette exprime la liberté, l’insouciance. Le baryton est bien rond. Les nappes des cuivres sur l’exposition du thème de fin sont harmonieuses. Les envolées de cuivres sur « Gone with the Wind » sont enthousiasmantes. « Bones for Jones » est pleinement be-bop même si le tempo est tranquille. Les élancées de la trompette sont toujours aussi entraînantes, et les contrechants des autres cuivres, toujours agréables. Le solo de Clifford est aéré, et la sonorité de Zoot Sims suave. Russ Freeman au piano a le toucher léger. Parmi le répertoire de cette session, le trompettiste a choisi un second standard, « Blueberry Hill ». Le motif de piano du début, soutenu par le rythme de caisse claire, sont amusants. Sur le thème très optimiste, les différentes voix de cuivres sont légères. L’entrée de la trompette dans l’impro, est toujours pleine de swing. Le trombone et le baryton jouent avec calme et sérénité. Le disque brille par les compositions lumineuses, les improvisations captivantes et aériennes de trompette, et par les douces sonorités West Coast du ténor, du baryton et du trombone basse. La section rythmique est souple, le jeu est léger. Les phrases ancrées dans le Be-Bop sont très fluides, animées par un sens mélodique aigu et font de cet album une œuvre monumentale.

NOUVEAUTÉ ALBUM/ GILAD HEKSELMAN WILL VINSON ANTONIO SANCHEZ

GILAD HEKSELMAN WILL VINSON ANTONIO SANCHEZ/ TRIO GRANDE

Ce nouveau groupe « Trio Grande » part à la recherche d’harmonies et de rythmes peu communs. Les chemins qu’empruntent Gilad Hekselman, Will Vinson et Antonio Sanchez, sont d’une grande modernité, par l’écriture des mélodies et des mises en place. Le premier thème « NorthBound » commence avec une cocotte de guitare et quelques notes de saxophone. La mélodie jouée par ces deux instruments est aérienne. La reverb et l’overdrive de la guitare, amènent de la profondeur, qui me rappelle l’ambiance du disque « Starfish and the Moon », du saxophoniste Bill Evans. Les notes du solo de soprano sont tumultueuses et renversantes. « Elli Yeled Tov » est une composition écrite dans un esprit calypso, où le son de guitare est proche de celui d’un Steel drum. « Oberkampf » est une mélodie sur laquelle le calme et l’espoir règnent. À la fin du morceau le sax et la guitare s’enflamment. Sur « Upside », après quelques accords planants du clavier, la guitare au son puissant et cristallin, nous emmène vers un horizon cosmique. Le trio rend hommage à John Scofield avec le titre suivant « Scoville ». L’écoute du morceau confirme le clin d’œil à ce très grand guitariste. Gilad Hekselman joue tout à fait dans l’esprit Scofildien avec ce son légèrement saturé, les tirés de cordes et les placements subtils. L’impro de batterie très dynamique, repose sur la tourne très solide de guitare et de saxophone qui devient très rock par moments. La suite du disque nous envoie vers des contrées étranges et mystérieuses, avec « Gocta ». Les notes graves de clavier, font monter le groove les cris de la guitare ponctuent les notes jouées au saxophone. La batterie est un ouragan rythmique incroyable. La mélodie commence à 2’30. Les envolées de la guitare rugissent. Le saxophone commence calmement puis tourbillone. La composition « Firenze » est une mélodie pleine d’espoir, jouée au saxophone, sur laquelle la guitare déroule des arpèges et voicings délicats. La batterie prend un solo au milieu du morceau. L’ambiance s’emballe par les flux rapides de notes de guitare joués en sourdine. Les dernières minutes se terminent sur un climat mystérieux. Le disque se clôture par une très belle mélodie aux accents Folk, nous emmenant dans les grands espaces, les grandes plaines. Le guitariste marche sur les traces de son aîné Bill Frisell. L’auditeur s’évade avec ce magnifique thème lumineux et plein de joie. Le sax est aussi très émouvant. Ces musiciens ont une approche du rythme innovante, des sonorités surprenantes et un univers musical original.

ACTU JAZZ/ DOCUMENTAIRE SUR BILL EVANS

BILL EVANS/ RESONANCE RECORDS

Puisque nous sommes dans l’actualité, le label Resonance Records, publie un enregistrement en concert de Bill Evans, au Ronnie’s Scott, célèbre club de Jazz Londonien. Ce live est le troisième album que ce label sort concernant Bill Evans, dont le lyrisme, le toucher et l’émotion faisaient de lui, un des plus grands poètes du piano. La particularité de cet enregistrement, provient des archives personnelles de Jack Dejohnette, batteur accompagnant le pianiste, pendant ce concert. En plus de l’enregistrement, le label ajoute un documentaire incluant une conversation entre Chick Corea et Jack Dejohnette, à propos de Bill. On y voit aussi le contrebassiste du concert, Eddie Gomez, parler du pianiste et du batteur. Le commentateur Brian Priestley qui rédigea les notes de la pochette, nous livre ses ressentis. Il est question aussi de la magnifique pochette illustrée par David Store Martin, qui en dessina de nombreuses autres, pour des albums historiques notamment « Bird and Diz » et « Charlie Parker with Strings ». Cette publication du disque et du documentaire est une pépite de plus. Sans aucun doute, il reste de nombreux trésors à découvrir.

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