L'Actualité, les nouveaux albums, les concerts, l'histoire de tous les Jazz

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NOUVEAUTÉ ALBUM/ OLIVIER LE GOAS/ THE CHAINING LOOPS

Le jazz est un plaisir d’autant plus intense qu’il se vit en bande, dans cette alchimie collective où chaque voix trouve sa place sans jamais écraser les autres. “The Chaining Loops”, nouvel album d’Olivier Le Goas et de l’ensemble Pulse, enregistré les 23 et 24 juin 2024 aux Studios de

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NOUVEAUTE ALBUM/ SIMON MOULLIER/ CEIBA

Franck Tortiller, David Patrois, Norbert Lucarain, autant de grands noms du vibraphone en France. Nous aimons aussi beaucoup Bernard Jean, dont deux albums ont fait l’objet d’articles dans JazzinfosFrance.Comme on avait découvert Nicholas Thomas en 2021, on parle aujourd’hui d’un jeune musicien armé de ses mailloches lui aussi, Simon Moullier

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IMPRESSIONS CONCERT/ PIERRE DE BETHMANN TRIO

Samedi 9 mai au soir, c’est un trio de très grande qualité qui a enchanté le public, venu l’écouter dans ce lieu pittoresque, qu’est l’Atelier Sevin Doering situé à Marseille.Un des plus grands pianistes Français Pierre de Bethmann, entouré du contrebassiste Sylvain Romano et du guitariste Nelson Veras ont interprété

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ACTU CONCERTS/ JAZZ AUX QUATRE COINS

Voici notre sélection de quelques concerts en province, qui auront lieu ce week-end.Ce vendredi 08 mai dans l’Allier, le Zynga Trio, formation de Jazz Manouche passera au Musée du Canal de Berry.Ce groupe est composé du contrebassiste Nicolas Oustiakine, ainsi que des guitaristes Vincent Ruiz et Benjamin Segurado.Dans leur “Album

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IMPRESSIONS CONCERT/ PIERRE DE BETHMANN TRIO

Samedi 9 mai au soir, c’est un trio de très grande qualité qui a enchanté le public, venu l’écouter dans ce lieu pittoresque, qu’est l’Atelier Sevin Doering situé à Marseille.Un des plus grands pianistes Français Pierre de Bethmann, entouré du contrebassiste Sylvain Romano et du guitariste Nelson Veras ont interprété quelques standards du Jazz sous le prisme de la réharmonisation et de la subtilité rythmique.Si je n’ai vu que trois morceaux, j’ai été captivé de suite, par la fluidité et le swing des phrases de piano qui dansent sur les

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ACTU CONCERTS/ JAZZ AUX 4 COINS

La Caverne Jazz de Marseille reçoit le 10 avril un trio exceptionnel par la notoriété de ses musiciens, de leur œuvre et par la qualité du jeu collectif.Benoit Sourisse à l’orgue, André Charlier à la batterie et Louis Winsberg seront présents.En 2018, ils publièrent “Tales From Michael”, un hommage très réussi au grand saxophoniste Américain Michael Brecker. Dans ce projet on trouve deux incontournables de Steps Ahead,“Safari” et “Oops”.Le trio joue aussi “Four Sleepers” que le saxophoniste avait joué avec Don Grolnick.La collaboration des trois musiciens Francais se poursuit avec

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ACTU CONCERTS/ JAZZ AUX 4 COINS

On ouvre cette rubrique par le concert du tromboniste Gueorgui Kornazov en duo avec le pianiste Armel Dupas, ce samedi 21 mars au Manoir Dustang, à la Forêt Fouesnant. Basé sur les Folklores de l’Europe de l’Est, les deux musiciens arrivent bien à le mélanger au Jazz.C’est une musique où les rythmes binaires sont proches de la musique que jouait Esjborn Svenson.Dans des vidéos consultables sur You Tube, le duo est accompagné du contrebassiste Vasil Hadjigroudev, et le batteur Atanas Popov.Le thème “We are The Milleniums” a des accents des

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ACTU CONCERTS/ JAZZ CONCERTS

On commence ce tour de l’actualité par du Blues en compagnie des Lazy Buddies.On entend des rythmes enflammés, des solos de guitare et d’harmonica.Ça risque de groover et de bien bouger le 26 février, à Lazile de la Rochelle.L’equipe est formée de Swaziz Lebreton au chant, Cyril Durand à la batterie, Guillaume Rousseau à la guitare et Dom Genouel à l’harmonica.En ouverture de leur album “All In”, ce rythme Blues Country est très agréable.Ce qui est très cool avec les “Lazy Buddies”, c’est l’énergie électrique jamais agressive et le swing

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NOUVEAUTÉ ALBUM/ OLIVIER LE GOAS/ THE CHAINING LOOPS

Le jazz est un plaisir d’autant plus intense qu’il se vit en bande, dans cette alchimie collective où chaque voix trouve sa place sans jamais écraser les autres. “The Chaining Loops”, nouvel album d’Olivier Le Goas et de l’ensemble Pulse, enregistré les 23 et 24 juin 2024 aux Studios de la Seine, à Paris, en est une démonstration éclatante.
Batteur et compositeur français au parcours international, Olivier Le Goas a bâti une œuvre patiente et exigeante, nourrie par de longues années de pratique et de rencontres. Formé à l’école Agostini à Paris, puis longuement immergé dans la scène new-yorkaise, il y a développé un goût prononcé pour les métriques complexes, les polyrythmies souples et une écriture qui ne sacrifie jamais la mélodie à la virtuosité. Au fil de ses projets – en trio, quartet ou formations plus larges – il a affirmé une signature reconnaissable : une musique mouvante, structurée, mais toujours respirante. Chez lui, le rythme est un moteur narratif, jamais une démonstration gratuite.
L’ensemble Pulse s’inscrit dans cette philosophie. Né d’années de compagnonnage musical, le septet réunit des personnalités fortes de la scène jazz européenne, soudées par une écoute mutuelle et un goût commun pour les formes évolutives. Pulse n’est pas un groupe monté pour l’occasion : c’est un collectif à la maturité évidente, où chacun connaît les réflexes de l’autre, permettant cette fluidité rare entre écriture et improvisation. Le nom même de l’ensemble dit beaucoup de son ADN : pulsation, cycles, énergie continue.
L’album frappe d’abord par son impression d’aboutissement rythmique. Tout est en place, précis, mais jamais figé. La richesse harmonique circule entre les pupitres, et les espaces mélodiques sont généreux, notamment du côté des cuivres, véritable cœur battant de l’ensemble. Dès le morceau d’ouverture, le titre éponyme “The Chaining Loops”, le ton est donné : douze minutes d’une musique à la fois dynamique et profondément mélodique. La batterie d’Olivier Le Goas, au son clair et placé légèrement en fond, installe une tension souple. Hyper active tout au long de l’album, elle soutient, relance, respire, sans jamais verser dans le show off. Le trombone de Gueorgui Kornazov et le vibraphone de David Patrois se répondent avec finesse, des chœurs de cuivres enveloppants émergent, et les syncopes mélodiques s’enchaînent comme une mécanique vivante.
“Direction” marque un virage subtil avec notamment l’entrée en scène de la guitare de Michael Felberbaum et une mélodie aux inflexions plus orientales. Ici, Olivier Le Goas trouve un équilibre remarquable entre une folle activité rythmique et une lisibilité constante du propos. L’énergie est palpable, presque physique, mais toujours canalisée au service du collectif.
Avec “Friction”, place au cornet de Médéric Collignon puis au saxophone de Frédéric Borey, autour d’un thème joyeux qui tourne en boucle et se transforme par variations maîtrisées. Le jeu sur les textures donne parfois l’illusion d’un petit big band tant les musiciens dialoguent avec densité.
“Fifteen Miles” apporte ensuite une respiration différente : le vibraphone en soutien permanent, installe une atmosphère plus aérienne. En quatre temps, le morceau s’illumine lorsque Médéric Collignon entre au milieu du titre, en pur style scat, avant de s’effacer pour redonner la parole au groupe.
“Light in the Sky” conclut l’album avec la même intensité joyeuse : belle mélodie, retour de la guitare, du vibraphone, puis du cornet dans un final ouvert et lumineux.
En définitive, “The Chaining Loops” propose un jazz libre, mais pas du free jazz : une musique exigeante, incarnée, qui donne envie d’être partagée, encore et encore.

L'histoire de tous les Jazz

SUR LA ROUTE DU JAZZ/ EGBERTO GISMONTI/JAZZ ET BRÉSIL

Si au Brésil le père de la guitare est Baden Powell connu pour ses harmonisations de mélodies et sa maîtrise du rythme, est arrivé la génération suivante un autre virtuose.Egberto Gismonti né en 1947 a huit cordes à son arc, telle est la configuration de son instrument. Il est aussi

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SUR LA ROUTE DU JAZZ/ L’ART DU SWING/ ED BICKERT (1932- 2019)

En écoutant Paul Desmond, j’ai découvert le guitariste Ed Bickert.J’entends un son de demi-caisse, des notes rondes et chaudes à la tonalité grave, qu’il faisait surtout swinguer à fond, des notes qui dansaient sur les walkin’ bass et sur la cymbale de batterie.Ed Bickert jouait pourtant sur une Telecaster, ce

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SUR LA ROUTE DU JAZZ/ PAUL DESMOND (1916-1977)

C’est l’histoire d’un saxophoniste dont la sonorité hors du commun est à la fois séduisante et mystérieuse.Paul Emil Breitenfeld, plus connu sous le nom de Paul Desmond, a laissé une empreinte très particulière sur le plan esthétique. Il commence sa carrière dans les années 40 et comme la plupart de

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SUR LA ROUTE DU JAZZ/ EDDIE PALMIERI

Dans la musique Afro Caribéenne, les rythmes sont mis à l’honneur et gravitent autour des harmonies Jazz.Le pianiste Eddie Palmieri est un de ces musiciens qui a établi des ponts entre la musique traditionnelle latine et le Jazz . Américain d’origine, il est très tôt attiré par cette esthétique, cette

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INFO TRISTESSE/ RAY DRUMMOND (1946-2025)

Encore une fois c’est un grand du Jazz qui s’en va. Ray Drummond est décédé le 1er novembre dernier, à l’âge de 78 ans.Ce petit texte ne prétend aucunement établir une analyse du jeu de ce grand musicien, mais de donner quelques repères discographiques.J’ai découvert le contrebassiste par le disque

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SUR LA ROUTE DU JAZZ/ EGBERTO GISMONTI/JAZZ ET BRÉSIL

Si au Brésil le père de la guitare est Baden Powell connu pour ses harmonisations de mélodies et sa maîtrise du rythme, est arrivé la génération suivante un autre virtuose.
Egberto Gismonti né en 1947 a huit cordes à son arc, telle est la configuration de son instrument. Il est aussi pianiste
Magicien sur le plan technique, il est aussi un pianiste qui a apporté de très belles choses sur le plan harmonique et mélodique. Dès les premières notes, on sent une énergie terrible, des placements et des enchaînements d’accords complexes à exécuter. Egberto est ouvert sur différents styles, Bossa, Soul et Jazz.
Je découvris cet artiste en 2003, en acquérant un disque en duo avec Charlie Haden “In Montréal” en 1989, lorsque le Festival donna carte blanche au musicien Américain. Au cours de cette édition il invita de grands artistes, dont les pianistes Gerry Allen, Gonzalo Rubalcaba, les batteurs Jack Dejohnette, Paul Motion, mais aussi Pat Metheny et le saxophoniste Joe Henderson.
Dans le cadre de cette exploration, revenons au début de sa discographie, en 1969.
Au cours de son premier disque “Egberto Gismonti”, l’hommage à Wes est chargé d’émotion, d’une sensibilité et dramaturgie accrue par l’orchestration des cordes.
Sur huit cordes, Egberto est un innovateur sur le plan rythmique et harmonique.
Le guitariste est animé par une variété incroyable de rythmes et de climats sonores. Dans “Sonho 70”, j’aime ce groove sur “Janela De Ouro”, le psychédélisme des cordes, sur un rythme de batterie, me rappelant la tourne du morceau “Death March” signé Gary McFarland, joué par Wes Montgomery et Jimmy Smith dans leur dynamique duo.
De la chanson “Parque Laje”, on entend une voix lumineuse et des sonorités étincelantes.
Comme souvent dans nos publications de la rubrique sur la Route du Jazz, on parle de grands mélodistes parfois virtuoses et c’est le cas du guitariste Brésilien. Animé par le sens de l’arrangement et de la mélodie, écoutez “Sonho”, un morceau aérien. C’est la joie et le soleil au cours de “Cicione”, du lyrisme exprimé par les cordes et la trompette. Puissant est l’orchestre de cordes sur “O Mercador de Serpentes”.
La guitare vous hypnotise par ses arpèges et accords orientaux au cours de “Lendas”.
C’est un émerveillement, une ode aux couleurs sonores comme on peut l’entendre avec les nappes de cordes accompagnées par les cuivres.
dans le morceau final “Lirica n1”.
“Indi” le morceau d’ouverture d’”Orfeo Novo”, est une illustration supplémentaire du mystère, une facette de plus de la musique du Brésilien.
Quand on l’écoute, on entend son appropriation de différents styles, la Bossa le Classique et sa pièce “Retratos” en trois parties, un dialogue entre la guitare et la flûte. Dans la version de “Berimbau” signé Baden Powell, les cordes sont brûlantes, le rythme énergique.
Toujours au début des années 70, Egberto publie “Água And Vinho”, un opus dans lequel le piano acoustique est plus présent.
D’album en album, le guitariste fignole les harmonies, enrobant les mélodies avec finesse et classe. On entend des cordes et même parfois le soprano.
Dans sa musique, on entend un florilège d’arrangements. En 1973, il réalise un disque intitulé « Arvore”, puis d’autres collaborations sont nombreuses avec des musiciens d’un autre horizon, ceux du Jazz comme Palle Danielsson, Charlie Haden ou Daniel Humair en 1975, lors du “Live in Berlin”, dont se dégage une force sonore poétique et créatrice. Au piano, il tisse aussi des couleurs magnifiques et intrigantes.
Au delà des harmonies, il n’hésite pas à aller vers l’univers du Jazz Rock.
“Coracoes Futuristas” porte bien son nom car la sonorité électrique est une déflagration. “Trem Noturno” est une perle de mélodie et de sonorité toute en douceur jusqu’à 3’00. Le piano est comme du cristal, le swing se déploie ensuite avec vigueur donnant des couleurs parfois Free.
Egberto est un chameleon des styles. Ses sources d’inspiration sont multiples, la Bossa, le Jazz mais aussi le Blues et le groove.
Écoutez “Café” extrait de l’album “Carmo” ainsi que le morceau “Apesar de Tudo”, deux morceaux mélodieux, suivis d’un morceau langoureux au saxophone soprano, accompagnés d’accords percutants au piano.
En 1977, le guitariste publie un album avec Nana Vasconcelos, deux titres de 25 minutes chacun. Les deux musiciens explorent des sons sortant de l’ordinaire. La percussion et la guitare semblent prendre grand plaisir à tenter des interactions au niveau harmonique et rythmique. Les envolées de guitare montrent la virtuosité et le ressenti dans le toucher portés, parfois par des notes chantées avec poésie. Le duo est une véritable alchimie.
Jouant avec des musiciens talentueux dont je ne détaille pas le nom, Egberto Gismonti collabore avec de nombreux musiciens de son pays et également de Jazzmen comme Charlie Haden ou Jan Garbarek, avec lesquels il joue sur le disque intitulé “Magico”. Usant de sa huit cordes, le guitariste repousse le périmètre harmonique.
Autant au piano qu’à la guitare, le Brésilien trouve des accords novateurs. Pouvant jouer des séquences énergiques, il sait aussi créer de l’espace.
Accompagné de Charlie Haden, il rejoue quelque temps plus tard pour le disque “Folk Songs”. En 1985 sur “Duas Vozes” le guitariste collabore une nouvelle fois avec Nana Vasconcelos, un percussionniste des plus intrigants.
Sur “Aquarela Do Brasil”, la guitare plaque des accords puissants fait claquer ses cordes pendant que le percussionniste place ses vocalises en écho. L’intensité de la guitare est bien présente pour mettre en valeur la voix.
Quelle énergie et quel bouillonnement sur “Rio de Janeiro”. Les voicings de guitare pleuvent sur une percussion entraînante. Le climat change du tout au tout, les basses vibrent,les aigus montent à la surface. Les sonorités que confectionnent ces deux musiciens sont grandioses. Le musicien a une curiosité sans limites concernant les couleurs et n’hésite d’ailleurs pas à ajouter des cordes, comme la contrebasse ou le violoncelle, qui introduisent “Trem Caipira”.
Les nappes sonores aux couleurs de la nostalgie nous effleurent.
En parcourant les différents disques, je vois une inspiration de ce qu’a été le Pat Metheny Group, dans le domaine des innovations sonores. “Trem Caipira” est un projet très axé autour des sons électroniques. L’arrangement des “Bachilias Brasileiras” intitulé “Aria Cantiga” est assez explosif.
La musique d’Egberto prend différentes allures selon les projets et peut nous faire naviguer d’un style à l’autre très rapidement.
Impressionnant sur la huit cordes, il impressionne par ses arpèges foudroyants au piano et ses accords plaqués avec force. Écoutez le premier morceau “Baiao Malandro” qui s’ouvre par “Alma”, un disque réalisé uniquement au piano. Le pianiste passe aussi par des mouvements plus calmes comme sur “Palhaco”. Ce musicien exceptionnel est aussi touchant à la guitare qu’au piano.
Ayant exploré le Jazz Rock en utilisant des effets électriques, l’œuvre d’Egberto Gismonti tourne autour de ses accords et arpèges à la huit cordes acoustique, ainsi qu’au piano. Les sonorités et les motifs s’inscrivent toujours dans une voie mélodique. Le disque de 1990 “Infancia” est un exemple de finesse, même lorsque les débits sont denses.
“Meninas” est d’une tendresse absolue alors qu’”Infancia” regorge d’énergie.
Les textures ainsi que les couleurs sonores provoquent une grande émotion.
Un bouquet de sons extrêmement bien écrit, surtout amené avec le morceau “Recife O Amor Que Move O Sol E Outras Estrelas”. Le piano accompagne les cordes qui sont comme des sanglots.
En 1992, on entend des sons électriques dans le disque “Casa Das Andorinhas”.
La basse synthétique et le son métallique du titre ”Amazonia” n’ont rien à voir avec ce qui précède. Ce n’est pas un disque que j’affectionne, mais il donne un aperçu de ce qu’explore le musicien Brésilien.
En 1994, pour ceux qui veulent visionner un extrait, Egberto invita John Mclaughlin au cours du Festival de Sao Polo.
Il sort ‘“Zig Zag” en 1996 aux sonorités très acoustiques. Sur cette chanson éponyme, les arpèges de guitare claquent comme des torrents. La corde grave résonne avec puissance, le guitariste nous tient en haleine. Sur “Mestico e Caboclo”, écoutez la guitare qui gronde et qui joue le motif en boucle.
L’arpège sur “Orixas” épouse à merveille le thème joué à la contrebasse qui est un mélange de poésie acoustique exprimant la tristesse.
“Meeting Point” en 1997, grandiose, par ce qu’il dégage, les voix des différentes cordes, le lyrisme de l’orchestre. C’est une véritable épopée sonore.
Enfin et s’il manquait des éléments pour illustrer le côté multi styles de ce musicien exceptionnel vous pouvez écouter “Saudacoes” en 2009. Composé de deux disques, le premier est un ensemble de compositions de style classique jouées par des cordes de l’orchestre qui produisent des envolées mélodiques.
Le second disque est un duo de guitares d’Egberto avec son fils Alexandre.
Là encore c’est une véritable contemplation d’arpèges, de motifs mélodieux souvent envoûtants, impressionnants de technique et de musicalité.
Leur virtuosité est au service du son, celui des harmonies et des mélodies insolites. Les cordes résonnent claquent par l’effet du slap sur les cordes qui claquent.
Les deux guitaristes jouent très rapidement avec une précision hallucinante.
J’ai essayé de vous présenter ce musicien au fil de son oeuvre discographique qui n’a eu de cesse, de dessiner des nouveaux horizons en matière d’harmonies. Il est sans doute l’un des plus grands au Brésil, un multi instrumentiste immense un peu comme l’était Hermeto Pascoal.
Il est une figure incontournable de la musique Sud Américaine.

Comme le choix des titres est difficile en raison de la variété des styles et ambiances, je sélectionne “Tribute To Wes Montgomery” en 1969 et “Saudacoes” de 2009.