L'Actualité, les nouveaux albums, les concerts, l'histoire de tous les Jazz

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NOUVEAUTÉ ALBUM/ CATHY ESCOFFIER/ UN WESTERN IMAGINAIRE

Après avoir réalisé deux albums, “Le Temps Conté” et “Serket And The Cicadas”, deux explorations harmoniques et mélodiques audacieuses, le dernier projet de la pianiste Cathy Escoffier est lui aussi, synonyme d’originalité et de mystère.Intitulé “Un Western Imaginaire”, l’artiste nous plonge dans une aventure sonore peu commune dans laquelle, on

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ACTU CONCERTS/ JAZZ CONCERTS

On commence ce tour de l’actualité par du Blues en compagnie des Lazy Buddies.On entend des rythmes enflammés, des solos de guitare et d’harmonica.Ça risque de groover et de bien bouger le 26 février, à Lazile de la Rochelle.L’equipe est formée de Swaziz Lebreton au chant, Cyril Durand à la

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SUR LA ROUTE DU JAZZ/ L’ART DU SWING/ ED BICKERT (1932- 2019)

En écoutant Paul Desmond, j’ai découvert le guitariste Ed Bickert.J’entends un son de demi-caisse, des notes rondes et chaudes à la tonalité grave, qu’il faisait surtout swinguer à fond, des notes qui dansaient sur les walkin’ bass et sur la cymbale de batterie.Ed Bickert jouait pourtant sur une Telecaster, ce

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ACTU CONCERTS/ JAZZ AUX 4 COINS

On commence par un concert le 06 février à Oloron Sainte Marie, dans les Pyrénées Atlantiques, The Soul Jazz Rebels.Blues, Jazz et Soul, voici le mélange qui vous est contacté par quatre musiciens qui transmettent de bonnes vibrations. Au piano Jean Vernhères, Cyril Amourette à la guitare, Hervé Saint Guirons

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ACTU CONCERTS/ JAZZ AUX 4 COINS

On commence par un concert le 06 février à Oloron Sainte Marie, dans les Pyrénées Atlantiques, The Soul Jazz Rebels.Blues, Jazz et Soul, voici le mélange qui vous est contacté par quatre musiciens qui transmettent de bonnes vibrations. Au piano Jean Vernhères, Cyril Amourette à la guitare, Hervé Saint Guirons à l’orgue et Christian “Ton Ton” Salut à la batterie.Sur You Tube on les voit jouer des compos originales comme “Boogie Trop”ou “Mojo”,“Moosie Shoes” et “Don’t Stop The Boogaloo”. Avec ce combo, vous serez happés par cette belle énergie qui

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ACTU CONCERTS/ JAZZ AUX QUATRE COINS

Jeudi 15 janvier, rendez vous au “Jazz in Fort l’Ecluse”, qui se déroule au Château Ferney Voltaire, dans le département de l’Ain. Au programme, un hommage à l’un des pionniers, le le clarinettiste et soprano Sidney Bechet.Originaire de la New Orleans, il est une source, une des racines du Jazz. Sidney composa des mélodies comme “Petite Fleur” ou “Les Oignons”. Ces compositions sont les premières bases du Jazz. Jusqu’à présent nous avions des représentants comme Eric Luter.Le groupe qui joue demain est un quintet composé du saxophoniste Léonard Muller, de

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ACTU CONCERTS/ JAZZ AUX 4 COINS

En cette période de vacances de Noel qui approche à grands pas voici quelques idées pour demain 19 décembre. On commence par un concert sur l’histoire du Jazz le vendredi 19 décembre, en compagnie du duo ZZAJ qui passe en revue les différents styles et courants de cet art majeur née au XX ème siècle..En Vendée, ce spectacle est une exploration, un voyage à travers le temps.Entre drôlerie et mise en scène, vous serez pris par la frise du Jazz de ses courants du New Orleans à la Bossa, en

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ACTU CONCERTS/ JAZZ AUX QUATRE COINS

En Décembre, quelles sont les soirées aux quatre coins? Le pianiste Jamaïcain Monty Alexander sera à Toulouse à la Halle aux Grains, le lundi 01 décembre, pour interpréter son disque “D Day”.Ce titre résonne bien évidemment chez cet artiste, lui qui naquit le 06 juin 1944, ce jour historique où à des milliers de kilomètres les soldats Américains débarquaient en Normandie.En trio, il sera accompagné de Luke Selick à la contrebasse et du batteur Jason Brown.Le disque n’a rien d’innovant, mais on est à l’aise en compagnie de ce piano

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NOUVEAUTÉ ALBUM/ CATHY ESCOFFIER/ UN WESTERN IMAGINAIRE

Après avoir réalisé deux albums, “Le Temps Conté” et “Serket And The Cicadas”, deux explorations harmoniques et mélodiques audacieuses, le dernier projet de la pianiste Cathy Escoffier est lui aussi, synonyme d’originalité et de mystère.
Intitulé “Un Western Imaginaire”, l’artiste nous plonge dans une aventure sonore peu commune dans laquelle, on retrouve le personnage de Serket.
En écoutant cet album, vous en découvrirez d’autres, pour lesquels Cathy a composé un morceau.
En plusieurs mouvements, aux confluents du méditatif, du courant Classique et bien sûr du Jazz, le choix d’éléments de la section cuivres procure de belles surprises.
Pendant les trente premières secondes de la composition introductive, la chanteuse Chloé Cailleton déclame “Un Proverbe Amérindien”. À peine les premiers arpèges au piano sont-ils déclinés, que j’apprécie ce climat spirituel, cette impression d’élévation et de voyage, soulignée par les vocalises de Chloé Cailleton.
Le morceau se construit sur l’alternance de deux motifs, l’un apaisant et l’autre presque plus guerrier.
La contrebasse de Mathias Allamane et la flûte de Christophe Del Sasso partent successivement en solo, les notes de la première bien rondes et celle de la seconde,hypnotiques sur des harmonies Jazzy.
À partir d’une histoire qu’elle propose, Cathy y adosse des paysages sonores particuliers. Ce ne sont pas des thèmes de Jazz traditionnel, mais l’artiste écrit ses compositions, apposées aux séquences de son scénario.
Les sons et le climat caressent parfois le rock progressif, mais pas agressif, une musique binaire énergique qui interpelle.
Du piano acoustique, elle passe au clavier électrique lors de “Western Imaginaire”. Les vocalises se propagent comme un voile apaisant et pur.
La sensation de suspense se traduit par les roulements sur la caisse claire qui peuvent faire penser à la course effrénée de chevaux. A part avec la flûte, on entend une section de cuivres insolite, composée du basson de Cécile Hardouin, du cor de Camille Lebrequier et de la clarinette basse de Thomas Savy.
Ce dernier distille ses notes crépitantes à la sonorité mystérieuse, au cours du morceau “Harry le Mercenaire”. La pianiste use du clavier électrique et explore des sonorités à la Chick Corea.
Aimant varier les climats, Cathy commence sa séquence intitulée “Viktor Le Marchand d’Armes”, par un arpège de piano, auquel se mêlent les nappes des soufflants. Le morceau prend ensuite la direction d’un morceau Bluesy, sur un rythme Boogie mis en valeur par la contrebasse et le piano.
Sur “Serket” j’aime le motif mélodique à 4’35. joué par la contrebasse puis repris par le piano, la voix et la section des soufflants.
C’est l’espoir qui se profile, les notes apparaissent comme la lumière au loin, et puis au fil du morceau, le piano s’envole dans une improvisation mélodique.
L’album se conclut par Épilogue”, un très beau dialogue entre le piano, la voix et la flûte, tous trois portés par le bouquet sonore du cor, du basson et celui de la clarinette basse.
Au cours de cette histoire et ses différents personnages qu’elle a mis en musique Cathy Escoffier a su confectionner différentes ambiances sonores, à l’image des différents courants qui l’influencent.
Si les improvisations sont Jazz, la compositrice y associe plusieurs couleurs, plusieurs styles pour un opus déroutant, surprenant par son esthétique particulière et son éclectisme permanent.

L'histoire de tous les Jazz

SUR LA ROUTE DU JAZZ/ L’ART DU SWING/ ED BICKERT (1932- 2019)

En écoutant Paul Desmond, j’ai découvert le guitariste Ed Bickert.J’entends un son de demi-caisse, des notes rondes et chaudes à la tonalité grave, qu’il faisait surtout swinguer à fond, des notes qui dansaient sur les walkin’ bass et sur la cymbale de batterie.Ed Bickert jouait pourtant sur une Telecaster, ce

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SUR LA ROUTE DU JAZZ/ PAUL DESMOND (1916-1977)

C’est l’histoire d’un saxophoniste dont la sonorité hors du commun est à la fois séduisante et mystérieuse.Paul Emil Breitenfeld, plus connu sous le nom de Paul Desmond, a laissé une empreinte très particulière sur le plan esthétique. Il commence sa carrière dans les années 40 et comme la plupart de

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SUR LA ROUTE DU JAZZ/ EDDIE PALMIERI

Dans la musique Afro Caribéenne, les rythmes sont mis à l’honneur et gravitent autour des harmonies Jazz.Le pianiste Eddie Palmieri est un de ces musiciens qui a établi des ponts entre la musique traditionnelle latine et le Jazz . Américain d’origine, il est très tôt attiré par cette esthétique, cette

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INFO TRISTESSE/ RAY DRUMMOND (1946-2025)

Encore une fois c’est un grand du Jazz qui s’en va. Ray Drummond est décédé le 1er novembre dernier, à l’âge de 78 ans.Ce petit texte ne prétend aucunement établir une analyse du jeu de ce grand musicien, mais de donner quelques repères discographiques.J’ai découvert le contrebassiste par le disque

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INFO TRISTESSE/ JACK DEJOHNETTE/ 1942-2025

C’est en lisant hier soir une publication de John Scofield, que j’appris la mort d’un des géants de la batterie, Jack DeJohnette .Le Jazz est décidément en deuil ces dernières semaines. Fin mai, un autre monument de la batterie Jazz s’en allait Al FosterLa semaine dernière c’est Anthony Jackson qui

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SUR LA ROUTE DU JAZZ/ L’ART DU SWING/ ED BICKERT (1932- 2019)

En écoutant Paul Desmond, j’ai découvert le guitariste Ed Bickert.
J’entends un son de demi-caisse, des notes rondes et chaudes à la tonalité grave, qu’il faisait surtout swinguer à fond, des notes qui dansaient sur les walkin’ bass et sur la cymbale de batterie.
Ed Bickert jouait pourtant sur une Telecaster, ce qui surprend d’autant plus, quand on entend cette sonorité de velours et ces phrasés chantants.
Souvent en trio quand il était leader, il fut un grand complice du poète de l’alto, Paul Desmond, en participant à quatre de ses disques, “Pure Desmond”, “Paul Desmond”, “Live” et “Like Someone In Love”.
Dans le live qui est un magnifique disque de 1975, l’alto caresse son bec et en fond ces accords de guitare comme un tapis doux. Écoutez “Just Squeeze Me”. et l’optimisme qui s’en dégage.
Le guitariste Canadien jouait de nombreux standards, même si on trouve au cours d’un duo son duo avec Lorne Lofsky du milieu des années 80, lequel contient une reprise de “Falling Grace”, signé Steve Swallow.
Ed était un musicien dont la souplesse des notes, la douceur du son et le sens mélodique dans les improvisations en faisait un très grand.
Il avait un sens poétique accru, une façon d’accompagner les solistes ou même des vocalistes comme la chanteuse Jane Hall, dont le grain de voix s’approche de celui de Blossom Dearie. La façon d’accompagner est soyeuse.

Il avait joué également en trio, duo avec pianistes, contrebassistes dont Don Thompson.
Le disque live de 1978, montre une nouvelle fois l’attachement aux chansons devenues standards,celles des comédies musicales ou des films.
Les couleurs sont soyeuses, chaleureuses, la contrebasse nous enveloppe dès les premières secondes, par ses notes, que le guitariste ponctue de voicings, parfois mêlés aux phrases raffinées.
Ed était l’élégance incarnée, celle de ces musiciens qui sont dans leur expression artistique, la plus proche du chant, de la mélodie et du sentiment.
Ce n’est pas un hasard si il jouait avec des musiciens partageant la même vision esthétique que lui. Chez lui, on entend les influences, les empreintes du Be-Bop marié au Jazz Cool.
La fluidité, la technique sont là, mais la virtuosité importe peu, les respirations dans le jeu sont fondamentales.

Dans les mêmes années, Ed sort un duo avec un autre guitariste Sonny Greenwich, dont le titre est “Days Gone By”. Dans ce disque les phrase articulées à la perfection fusent.
Écoutez la version de “With A Song in My Heart”, un standard que Jim Hall reprendra avec classe en 1988. Chick Corea en proposa une, grandiose avec son Akoustic Band, au Blue Note de Tokyo en 1992.
J’aime beaucoup chez ces guitaristes, leur façon de faire rebondir les notes sur la cymbale et la ligne de contrebasse. Swing, rythmes latins, tout y passe chez ces interprètes d’exception.
Le thème “I’ll Take Romance”, est une ballade que les deux guitaristes magnifient avec tendresse. Le phrasé est limpide dans “Nica’s Dream” du pianiste Horace Silver.
Les harmonisations sont pertinentes bien trouvées, et plus particulièrement au cours du morceau de Sonny Rollins “Oleo”.
En 1980, il réalise un autre disque avec Don Thompson cette fois ci au piano au cours duquel les deux musiciens reprennent “Bluesette”, le ¾ de Toots Thielemans, un des plus connus du répertoire.
Dans cet album, ils jouent des standards de la période moderne, du Monk, mais aussi du Dave Brubeck et son incontournable “Take 5”. Les accords sont différents de l’original et apportent une touche vraiment moderne. Le solo de guitare a quelque chose de spirituel prend une autre dimension qui va au-delà du swing. Le guitariste glisse des voicings Bluesy, puis laisse la place au pianiste, qui déroule des phrases intenses à la façon Oscar Peterson.

Ed Bickert était un serviteur de la tradition tout en étant un explorateur d’harmonies et d’une nouvelle façon d’accompagner. Dans cette voie des explorateurs, on peut évoquer Jimmy Raney de la tradition Be-Bop qui jouait très limpide.
Dans les années 80 toujours, il accompagne Scott Hamilton un des saxophonistes qui célébra l’esthétique de Ben Webster, Lester Young ou Coleman Hawkins pour ne citer qu’eux. En accompagnement, les notes et accords sont de la dentelle sur le plan sonore.
Ed aimait les échanges, les conversations avec de nombreux musiciens. Au milieu des années 80, il échange avec le pianiste Dave McKenna.
Le swing, sa façon de le transmettre, était pétillante, synonyme de bonheur tant les phrases sont chaleureuses tant le swing est cool.
Sur un morceau Be-Bop mêlant rythme binaire latin et ternaire, j’entends au cours de “Barbados” des notes dansantes, qui transmettent de la joie à celui qui l’écoute. Ce Blues de Bird est un régal pour les solistes et pour l’auditeur.

Il aimait vraiment les duos, puisque au-delà de la guitare, il joua avec Rob McConnell un tromboniste Canadien. Les croches swinguent terriblement en ouverture de l’album “Mutual Street”. Les phrases d’Ed impressionnent par l’harmonie, le swing et la variété.
Le guitariste aimait le Jazz de la tradition, tout en y incorporant des accords personnels afin de réharmoniser.

L’artiste Canadien jouera avec de nombreux artistes, comme le saxophoniste ténor Rick Wilkins en 1985. Le disque démarre assez fort. Ils reprennent un morceau de Jimmy Heath intitulé C.T.A où les notes sont limpides, imprégnées de Be-Bop. Dans un des Blues du disque, j’entends une citation du guitariste du thème “Mr P.C” de John Coltrane.

Il rejouera dans les années 90, avec ses complices cités plus haut, Lorne Lofsky, Rob McConnell ou encore Dave McKenna.
En 1989, il sort “Third Floor Richard”, une preuve de plus, de son amour pour les lignes fluides Be-Bop mais aussi aérées. Au début de ce disque, on écoute un déploiement de la guitare en duo avec la contrebasse.

Ed avait un grand sens du Swing, ressentait le Blues en plus d’avoir un fabuleux toucher

Toujours avec Rob McConnel en 1994, Ed Bickert montre que la guitare a une place tout aussi importante qu’un piano, en ce qui concerne l’accompagnement. Le trombone respire crée des espaces, la guitare accompagne sobrement avec recul, en aérant les voicings.

Les collaborations s’enchaînent avec par exemple, le pianiste Bill Mays avec qui il reprend des standards absolument délicieux. L’album “Concord Duo Series”, commence par un diamant, une perle d’émotion par le morceau “Quietly”.

A la fin des années 90, il joue avec le saxophoniste Mike Murley. Ce dernier et le guitariste sortent deux albums, l’un en 1997 et le second, s’intitule “Live At The Senator” en 2000.
Sans batterie, Ed accompagne avec légèreté, le sax auquel s’associe la contrebasse de Steve Wallace. Le disque commence par la reprise de “I Should Care”, une mélodie simple de laquelle le saxophoniste part directement en solo.
Il faut écouter l’énergie de ces musiciens sur un tempo rapide comme ils le font sur “It’s’ All Right With Me”. Les notes de contrebasse détalent, le saxophoniste s’envole et les accords de guitare le suivent de près.
J’aime comment le guitariste toujours limpide déploie ses phrases harmonieuses et Be-Bop.
“On The Spot” est un thème lui aussi Up-Swing. Les respirations sont au rendez vous, entre les accélérations, les changements de débits, tout est bouillonnant et optimiste.

En tant que sideman, il a souvent accompagné Rose Marie Clooney. Il faut écouter les nappes harmoniques de guitare qui servent de décor sonore, à cette voix si classe.

Sa discographie est abondante non seulement en leader, mais aussi en tant que sideman puisqu’il sera présent sur une cinquantaine d’albums.
Ce guitariste peut être défini comme un soliste au style minimaliste, un musicien attiré sans cesse par la musicalité et loin de toute considération technique, même si elles sont présentes dans le jeu, comme un moyen et non comme une finalité.
Il est avec Jim Hall un des guitaristes qui a fait évoluer la façon d’accompagner et le jeu en improvisations. Ed allait chercher des couleurs peu répandues pour l’époque. Rien que par son matériel, une Telecaster, il était déjà atypique.

Merci à Frank Koulayan, pour m’avoir conseillé d’explorer la discographie de ce grand guitariste.