L'Actualité, les nouveaux albums, les concerts, l'histoire de tous les Jazz

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ACTU CONCERTS/ JAZZ AUX QUATRE COINS

On commence cette chronique avec le West Coast Jazz qui sera à l’honneur avec une formation composée de Yann Letort au saxophone, Thierry Lhiver au trombone, Bernard Cochin à la contrebasse et Franck Enouf à la batterie. Ces quatre musiciens célèbrent le Jazz joué dans les années 50 par des

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NOUVEAUTÉ ALBUM/ MATTHIEU CHAZARENC/ CANTO III

Ce nouveau disque du batteur Matthieu Chazarenc s’ouvre par un morceau rayonnant, où la voix est propulsée par une rythmique au souffle magistral. En introduction, le mystère s’installe, l’accordéon de Laurent Derache commence le thème, puis la trompette de Sylvain Gontard prend le relais, pour s’envoler avant que la voix

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ACTU CONCERTS/JAZZ AUX QUATRE COINS

A Saint Pee sur Nivelle dans les Pyrénées Atlantiques, vous pourrez écouter le Alexander Big Band qui ne déçoit pas en matière de swing.Dans le teaser qui fait une dizaine de minutes, le saxophoniste ténor Vincent Andrieux atteint des aigues au cours d’un solo intense. On entend des quatre quatre

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NOUVEAUTE ALBUM/ LINKS TRIO/ OH MY GOD

En compagnie de trois jeunes musiciens, le guitariste Arthur Links, l’organiste Clément Simon et le batteur Clément Brajtman, vous serez plongés dans le Soul Jazz et d’autres contrées du Jazz moderne.L’écoute du trio sur ce disque illustre que le lien entre Soul et Jazz est indéfectible.Le leader ouvre la session

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ACTU CONCERTS/ JAZZ AUX QUATRE COINS

On commence cette chronique avec le West Coast Jazz qui sera à l’honneur avec une formation composée de Yann Letort au saxophone, Thierry Lhiver au trombone, Bernard Cochin à la contrebasse et Franck Enouf à la batterie. Ces quatre musiciens célèbrent le Jazz joué dans les années 50 par des musiciens aux phrasés fluides, aux sonorités douces et chaleureuses. Il n’est pas possible de trouver des traces audio de ce groupe, mais on peut écouter notamment Yann Letort et Frank Enouf, dans un groupe qui joue du Jazz à base

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ACTU CONCERTS/JAZZ AUX QUATRE COINS

A Saint Pee sur Nivelle dans les Pyrénées Atlantiques, vous pourrez écouter le Alexander Big Band qui ne déçoit pas en matière de swing.Dans le teaser qui fait une dizaine de minutes, le saxophoniste ténor Vincent Andrieux atteint des aigues au cours d’un solo intense. On entend des quatre quatre enflammés entre piano et batterie.Le pianiste Robert Castagne également professeur à l’école Musikas Ekartea d’Errobi est doté d’une technique solide lui permettant d’ enchaîner des doubles croches.La chanteuse Voxane interprète « Georgia On My Mind » dans un ton grave et sensuel.

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ACTU CONCERTS/ JAZZ AUX QUATRE COINS

Plusieurs artistes se retrouvent dans le cadre de ce festival dans l’Hérault sur la scène de Bayssan.Le vendredi 02 février, vous pourrez entendre la chanteuse Marion Rampal que l’on a connu au sein du groupe de Raphaël Imbert et son Nine Spirit. Elle collabore aussi au groupe de la batteuse ANNE PACEO.Si vous pensez entendre du Swing, vous serez peut être déçus mais les textes poétiques et quelques rythmes ternaires rappellent les racines.Le même soir, le saxophoniste Samy Thiébault aime les sonorités d’autres horizons à l’écoute de ses albums « Awe »

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IMPRESSIONS DE CONCERT/ SANDY PATTON/ 20 JANVIER 2024

Si l’élégance vocale devait être illustrée par une artiste, Sandy Patton en serait un modèle. Cette chanteuse est venue nous enchanter hier au Rouge, club Marseillais bien connu des amateurs de Jazz. Accompagnée d’un trio comprenant Norbert Grisot au piano, @Hubert Rousselet à la contrebasse et Gilles Alamel à la batterie, cette Jazzwoman a rendu hommage à deux de ses héroines, Nina Simone et Shirley Horn.Ses trois sidemen introduisent la soirée par « Who Cares », une très jolie mélodie signée George Gershwin. Ils nous emmènent sur les chemins du swing, que

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NOUVEAUTÉ ALBUM/ MATTHIEU CHAZARENC/ CANTO III

Ce nouveau disque du batteur Matthieu Chazarenc s’ouvre par un morceau rayonnant, où la voix est propulsée par une rythmique au souffle magistral. En introduction, le mystère s’installe, l’accordéon de Laurent Derache commence le thème, puis la trompette de Sylvain Gontard prend le relais, pour s’envoler avant que la voix ne se pose en délicatesse. Le rythme est intense, la batterie explosive.
Le thème « Rue Marcelle » est une jolie valse retraçant une époque nostalgique d’un temps qui n’existe plus.
Christophe Wallemme à la contrebasse a une très belle assise rythmique.
La batterie se déploie magistralement sur « Torre Del Mar », pendant que l’accordéon et la trompette dialoguent sur une mélodie qui résonne comme un tango.
On y entend l’oud dérouler un solo pour nous rappeler les ponts entre les deux rives de la Méditerranée.
La composition « Cambio » se construit sur un rythme en triolets, à partir duquel la contrebasse déploie ses notes, donnant l’élan à l’accordéon pour qu’il puisse s’exprimer. La trompette se joint à ces motifs qui sont d’un grand dynamisme alors que la voix de Malou Oheix est juste et d’une grande technique.
Des accords de piano tout en douceur introduisent le thème « Lagun », un thème aux nombreuses respirations où le sentiment d’évasion domine. Le pianiste Thomas Encho joue tout en douceur et sensibilité et à cela, l’accordéon répond par des motifs tout aussi légers.
Le rythme s’emballe sur « Kamkwamba », une mélodie ancrée dans l’Afrique faite de nombreuses notes jouée par la trompette et l’accordéon.
La chanson “Terra Madre” est connotée nostalgie et regrets.
Le batteur confectionne au fil de son projet une musique respirant l’exil, l’émotion et le voyage.
« Rond De Paris » laisse planer une impression de doute de noirceur. La contrebasse part dans un solo avec en fond des contrechants de l’accordéon et de la trompette.
« Deux Anges » est aussi très lyrique, on y entend d’ailleurs les cordes sangloter, le souffle si beau de la trompette, ainsi que l’accordéon qui joue sobrement. Sur cette composition, les cordes accentuent le sentiment de tristesse. Les couleurs de ce disque sont également orientales si vous écoutez le titre « Miharbi ».
L’oud de Mohanad Aljaramani prend le thème accompagné de l’accordéon et de la trompette. La trajectoire orientale participe de l’éclectisme que le batteur a voulu donner à son projet.
Pour conclure ce disque, l’accordéon entame par un motif épris de gravité que la voix vient ponctuer de notes elles aussi apaisantes. L’espoir se dessine lorsque la trompette rentre à 2’03 pour jouer des notes qui sont un délice.
Je vois ce projet « Canto III » comme des séquences qui ont toutes un lien entre elles. Cette oeuvre est composée de thèmes qui ressemblent plus à des mouvements que des mélodies à part entière, sauf peut être la valse « Rue Marcelle ». Les couleurs que le batteur arrive à agencer celles de l’accordéon, de la trompette, du piano et de la voix, illustrent sa grande sensibilité, une grande finesse dans l’écriture et la conception.
C’est un très joli disque que je vous conseille. En plein lyrisme servi par des belles mélodies, « Canto III » est un beau voyage à travers des sonorités raffinées.

L'histoire de tous les Jazz

SUR LA ROUTE DU JAZZ/ LATIN JAZZ/ MONGO SANTAMARIA

Il avait mis le pied à l’étrier à l’un des plus grands pianistes de Jazz. Je découvris Mongo Santamaria par Chick Corea qui lors d’une interview, expliquait que le percussionniste Cubain l’avait engagé en 1962.Ce percussionniste était une grande figure du Latin Jazz un pionnier.Sa carrière commence au début des

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SUR LA ROUTE DU JAZZ/ TITO PUENTE OU L’ART DE LA TIMBALE

Dans une vidéo célèbre de 1984, l’acteur Izzy Sanabria donne une définition de la Salsa en présentant chacun des instruments qui sont sur la scène.Le conga, le bongo, la timbale, telles sont les percussions présentées pendant deux minutes de show.A évoquer la timbale, parlons de Tito Puente grande figure de

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SUR LA ROUTE DU JAZZ/ LATIN JAZZ/ MONGO SANTAMARIA

Il avait mis le pied à l’étrier à l’un des plus grands pianistes de Jazz. Je découvris Mongo Santamaria par Chick Corea qui lors d’une interview, expliquait que le percussionniste Cubain l’avait engagé en 1962.
Ce percussionniste était une grande figure du Latin Jazz un pionnier.
Sa carrière commence au début des années 50, même si il participa à des enregistrements avant. Il pose les premières pierres du « Latin Jazz » par l’exploration des rythmes Caribéens sur lesquels les mélodies et harmonies se déroulent.
Le chanteur en Espagnol déclame une mélodie digne des ancêtres qui imploraient les esprits si vous écoutez le premier morceau « Druma Kuyi ».
La seconde plage « Consejo Al Vive Bien » est dans le même esprit, une percussion intense installant de la tension des flux rythmiques, tels des feux d’artifice. Dès cette exploration, nous entendons dans la musique de Mongo les racines rythmiques liées à l’Afrique qui ont fait éclore les rythmes des Caribéens.
Au cours du morceau « Oromiso » la percussion envoûte fait presque penser à de la Soul.
Le chant installe la joie et l’optimisme tout au long de cette session.
Dans cet album, on entend des rythmes différents comme le Bembé et le morceau « Bembe Kinigua ». Les battements sont rapprochés, le flux rythmique est très tonique.
Le morceau « Chango » est un solo de percussions au rythme moins effréné et à un tempo plus cool. Au fil de cet album, on a une idée des différents rythmes de la musique Cubaine et des régions aux alentours.
En 1958, vous avez le disque « Afro Roots » sur lequel figure la fameuse composition « Afro Blue » que John Coltrane affectionnera en livrant une très belle version et des solos enflammés.
Une certaine douceur est commune à la flûte et à la percussion. La métrique peut s’entendre de plusieurs façons du trois temps du quatre temps ou du 12/8. La flûte part dans un solo aux couleurs Bluesy.
Quand on écoute la musique Cubaine, il faut se laisser emmener par le souffle rythmique que crée la percussion. Le chant et la percussion dynamiques sur le second morceau sont d’un grand tonus. Les cellules rythmiques sont variées et reflètent la diversité de cette musique.
Dans cet album on a des références explicites à la Rumba, au Bata, un rythme issu de la culture Africaine. Le chant « Imaribayo » est construit sur un rythme assez soutenu.
Le dernier titre de cet album « Mazacote » est une séquence de plus de dix minutes, au cours de laquelle les percussions électrisent l’ambiance. La superposition des cellules rythmiques que l’on appelle claves donne le ton et attire l’auditeur sur le chemin de la danse. Autour d’un motif qui reste constant, les percussions offrent un festival absolument renversant.
Enregistré en 1960 « Our Man In Havana » est un exemple de plus de la convivialité et de la chaleur de cette musique. Les cuivres offrent des bouquets sonores tout à fait réconfortants. Les rythmes je n’arrive pas à vous les décrire avec précision mais cette superposition des différentes percussions est la base de ce style.
En 1961, l’ambiance est grandement conviviale et festive avec « Arriba Pachanga ».
Les cuivres accompagnent la flûte tandis que la percussion joue avec douceur.
Le percussionniste reprendra le Blues bien connu du pianiste Herbie Hancock, « Watermelon Man » au style Boogaloo reposant sur le lien entre Latin et Soul. Sur cet album, on retrouve notamment « Afro Blue » au cours duquel le piano part dans un magnifique solo où voicings et belles notes alternent. Le saxophone ténor est puissant.
En 1962, Mongo engage Chick Corea. Je trouve à ce sujet des extraits de « Skins », album dans lequel Chick est sideman comme Hubert Laws ou Nat Adderley. Les riffs de cuivres lumineux sont mis en relief par les percussions.
« Dirty Willie » est un morceau explosif, les cuivres sont d’une grande précision, la percussion se glisse très bien sur ce rythme au tempo rapide.
La tourne d »El Bravo » de 1964 est un cocktail cool de rythmes Rumba.
Les riffs sur « Miedo » sont doux, le saxophone délicieux et les percussions en finesse.
En 1965 le percussionniste publie « El Pussy Cat » imbibé de groove à la Soul Jazz.
En 1966 « Explodes At The Village Gate » se poursuit sur la voie du Groove. Sur « Afro Blue », lorsque la flûte part en improvisation, elle livre une séquence pleine de lyrisme et d’émotion. Le piano part dans un solo sobre épuré et laisse la place aux percussions en jouant une boucle mélodique de sept notes.
La Soul traverse la musique de Mongo comme on peut l’entendre sur le disque « Soul Bag » en 1968. Les envolées de Blues sont d’une énergie terrible.
« Stone Soul » en 1969 « Workin On A Groovy Thing » la même année sont une continuation de ce virage Soul amorcé par le percussionniste.
Ce pionnier du Latin Jazz réalisera encore de nombreux albums dans les années 80 et 90.
En 1980 il publie « Images » qui démarre dans le style Smooth. Les nappes de clavier enrobent la mélodie jouée par les cuivres. La ligne de basse électrique est solide. Sur cette tourne, les riffs de cuivres sont lâchés.
Les mises en place des trompettes saxophones et cuivres est toujours impeccables.
A la même période, le percussionniste joue avec le trompettiste Dizzy Gillespie et l’harmoniciste Toots Thielmans. Dès l’ouverture de ce concert, le percussionniste joue un solo sur une tourne rythmique en boucle jouée par la basse. L’ambiance monte, le tempo croît au fur et à mesure. « Afro Blue » est repris pour une version grandiose de plus de quatorze minutes.
Sur une harmonie de Blues mineur, on entend la percussion telle un poumon qui irrigue les instruments mélodiques pour des improvisations émouvantes.
La flûte puis la trompette de Dizzy nous touche par les directions qu’il donne à son solo.
Sur ce disque bouillant « Summertime » est repris sauce latine. L’alto présente le thème en étant accompagné d’une ligne jouée par les autre cuivres. L’harmoniciste prend la place pour un solo teinté de Blues. n »Mambo Mongo » est un morceau où le sax alto réalise une improvisation hallucinante techniquement et qui met le feu.
En 1984 « Free Spirits » commence très bien puisque des jolies nappes de flûtes nous plongent dans un univers cool.
Le percussionniste Mongo Santamaria montre que les mélodies sont très importantes, un peu comme si les notes dansaient les unes avec les autres. Le saxophone ténor est bouillant comme un ouragan.
En 1990, le concert à Seattle au Jazz Alley est un très beau moment musical.
La trompette s’envole au cours du morceau d’ouverture. Notons la reprise de « Manteca », morceau de Dizzy qu’ils avaient déja joué sur « Afro » en 1954.
Le thème « Ibiano » est un thème que la section cuivres interprète avec sobriété et nuances. Le pianiste joue une improvisation aux phrases limpides et mélodiques.
En 1995 Mongo sort « Mongo Returns ». Il reprend « You’ve Got It Bad Girl » de Stevie Wonder. la percussion emmène les cuivres qui ont un joli groove dans la façon de présenter la mélodie.
La Funk est à haut niveau sur le morceau « Slyck N’Slyde ». La Basse à la Jaco Pastorius, les percussions mettent les cuivres sur orbite.
Sur un tempo lent, la mélodie « Song For Marilyn » est joué par un voile de cuivres soyeux et léger. La flûte est très douce dans l’approche le guiro crépite.
Le sax ténor introduit par des notes sensuelles le thème « When Did You Stop Loving Me, When Did I Stop Loving You ». Le rythme change pour être plus latin pendant quelques secondes.
Mongo SantaMaria participa à des disques importants aux côtés de Cal Tjader Tito Puente que l’on vous a présenté il y a quelque temps déjà.
Peut être le plus connu des albums où il fut sideman est le disque de Dizzy Gillespie intitulé « Afro » en 1954.
A la fin des années 50 il collabore souvent avec le vibraphoniste Cal Tjader amoureux des rythmes latins. la percussion alimente le vibraphone qui joue des solos intéressants. La percussion soutient de près les belles lignes du vibraphone. Au Blackhawk de San Fransisco le vibraphone tape sur les lamelles avec justesse si bien qu’on a la sensation qu’il les caresse. « A Night In Tunisia » est joué lui aussi tout en nuances.
Mongo Santamaria a exploré tout au long de sa carrière de nombreuses cellules rythmiques, les Merengue de république Dominicaine, les tournes Rhuma, Bembé et autres. La Rhumba c’est le lien entre la musique la percu et le chant. Rythmicien précurseur, il était un technicien hors pair capable de s’adapter à des rythmes en dehors de sa culture comme la Soul. Mongo a fait vivre les belles mélodies provenant de son Cuba natal et d’ailleurs sur des rythmes chauds et synonymes de fête.
Avec Machito, il aura été l’un des plus grands percussionnistes de l’histoire du jazz Cubain.