L'Actualité, les nouveaux albums, les dates de concerts, l'histoire de tous les Jazz

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ACTU CONCERTS/ JAZZ AUX QUATRE COINS/

Le premier concert que nous vous présentons est du Jazz expérimental mêlant effets loufoques pour un style fusion nourri de groove. Le pianiste Alessandro Fadini Alessandro Fadini – Josiah Boornazian Duo et le saxophoniste Josiah

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ACTU JAZZ/ LA FABULEUSE HISTOIRE DE Jazz à Vienne / FRANCE 4

Chers amis amoureux du Jazz, ne ratez pas ce soir un documentaire sur l’histoire de ce Festival dont la scène du Théâtre Antique est la plus grande au Monde!

Avec ce documentaire signé Patrick Savey on aura droit à des extraits de concerts d’anthologie des anecdotes de musiciens et d’équipes du Festival.

C’est ce soir à 21h10 sur France 4.

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NOUVEAUTÉ ALBUM/ JD ALLEN/ AMERICANA VOL 2/

Le saxophoniste J.D Allen nous propose avec ce nouvel album, un retour aux sources du Jazz.

Il explore le Gospel et le Blues. Le disque a un côté roots.

La tourne de contrebasse en trois temps nous plonge dans un climat apaisant et tranquille dès le morceau d’ouverture. Les sonorités du guitariste Charlie Hunter et la reverb nous font penser à Bill Frisell. La guitare s’imbrique à merveille avec l’esprit du morceau « Up South ». Après un solo de Charlie tournant autour de la pentatonique, le saxophoniste arrive avec des motifs intéressants. La batterie part en solo vers la fin avec en fond ce motif redondant.

Les musiciens puisent encore dans le Blues puisque le morceau « This World Is A Mean World » s’inscrit dans un Gospel qui prend aux tripes.

La guitare joue avec le slide et le saxophone sort des motifs simples sur ce rythme qui swingue.

La souffrance et la guerre sont relatées dans la troisième composition « The Werk Song ». La contrebasse puissante improvise autour du motif de guitare et de saxophone. Le saxophone invoque les esprits la transcendance.

Plus soul est le titre suivant « Hammer And Hoe » qui semble partir vers un ternaire.

Les motifs toujours redondants inspirent le guitariste qui essaie de rester fidèle aux racines.

Moment de calme avec la balade « You Don’t Know Me » et les notes en palm mute de Charlie Hunter.

Le guitariste m’épate par ses idées à partir d’un matériau harmonique très simple pour accompagner le saxophone de J.D Allen bien rond.

Les séquences sont plus abstraites lors de « Jackie And Johnny ». Le vide est pesant.

« Mickey And Mallory » est également un moment de calme et de recueillement. La sobriété est de mise pour la contrebasse et la batterie de Rudy Royston Rudy Royston Music.

« A Mouthful of Forevers » est le troisième mouvement de cette séquence exprimant l’interrogation et le flou.

La guitare joue un motif assez amusant rappelant les climats de western.

Le motif joué par Charlie Hunter aux accents Country est là aussi amusant pour le titre « The Battle Of Blair Mountain ». JD Allen laisse sortir quelques motifs bluesy agrémentés de chromatismes.

Sur la contrebasse lourde et solennelle de Greg August la guitare et le saxophone dialoguent en échangeant des motifs qui sont toujours enracinés.

« Down South » est une sorte d’épilogue à cette belle aventure que les quatre musiciens nous offrent, un retour dans le temps. On y entend la tourne de contrebasse du premier morceau qui revient. Le saxophone est tourmenté comme on l’entend entre 1’53 et 2’08 avec des notes aux valeurs longues comme si le saxophone était tourmenté.

Cet album retraçant l’Histoire du Jazz en célébrant ses racines nous propose un voyage à travers l’Histoire des Etats Unis au fil des différents morceaux. Les compositions abordent l’esclavage ses souffrances, l’exil de certains noirs vers les Etats du Nord et la bataille des travailleurs en 1921.

« Americana Vol 2 » est une belle fresque au cours duquel nous ressentons beaucoup d’émotions autour de la tristesse mais aussi autour de l’espoir.

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L'histoire de tous les Jazz

SUR LA ROUTE DU JAZZ/ LE JAZZ ROCK: DE L’ÉLECTRICITÉ DANS L’AIR/ AL DI MEOLA

Le guitariste Américain est à lui tout seul un exemple de ce qu’est la fusion, lui qui construit des ponts entre le Flamenco le Rock et le Jazz.

Autant à l’aise sur la guitare acoustique que sur la guitare électrique, les thèmes du guitariste demandent souvent une grande technique.

Al Di Meola participe à « Return To Forever et son disque »Romantic Warrior ».

Il fonde le trio légendaire avec ses comparses John McLaughlin et Paco De Lucia pour des thèmes originaux et des reprises.

Le guitariste réalisera chez Columbia plusieurs albums où sa virtuosité la fluidité de son jeu étaient pour l’époque inégalées.

S’il n’est pas le premier à sceller l’union entre Jazz et Rock, ses compositions ont une certaine importance pour l’époque. Il applique sa technique de guitariste classique et flamenco à la guitare électrique.

Si vous écoutez « Land of The Midnight Sun », vous entendrez le côté sombre accentué par le son saturé et les flots d’une énergie grandiose pour le titre « The Wizard ». Le titre éponyme fait ressentir les déchirures et la nostalgie. Le jeu de guitare est impeccable, les motifs à grande vitesse ainsi que les rythmes bouillonnants des percussions et de la batterie de Steve Gadd sont un grand moment.

Les envolées Rock du guitariste rentrent dans l’histoire. Les flots sont des tourbillons dans lesquels il faut se laisser aller.

L’introduction du « Love Theme » très émouvante laisse la place à des cocottes en overdrive enragées.

Anthony Jackson lance une ligne de basse des plus groovy sur « Suite: Golden Dawn ».

Plus classique le morceau de Chick Corea « Short Tales Of The Black Forest » qui est un thème basé sur un échange de motifs intenses entre Al et le pianiste. Ce mélange entre classique et Flamenco ravit nos oreilles.

Sur le second album « Elegant Gypsy » les flots de guitare ainsi que les nappes de synthe assombrissent le climat des le début « Flight Over Rio ».

« Midnight Tango » et ses envolées nostalgiques sur un rythme sensuel créent un souffle émouvant.

De cette ambiance Sud Américaine se dégage une certaine noirceur. Les percussions offrent un florilège rythmique décontractant.

« Méditerranean Sundance » composé par Al Di Meola est joué en duo avec l’immense Paco De Lucia. Les notes fusent et les cordes souffrent pour notre plus grand plaisir.

Paco reviendra sur « Passion Grace And Fire » extrait de l’album Electric Rendez Vous » en 1982.

Très punchy et Rock est le morceau « God Bird Change » qui ouvre le disque.

Au Maroc le concert enregistré « Moroccan Fantasy » est un moment de perfection à tous les niveaux, l’ambiance, la sonorité et les improvisations. C’est une alchimie entre les musiciens.

Le premier morceau « Misterio » vous plonge dans les accents orientaux de la guitare et de l’accordéon. La précision du guitariste impose l’admiration.

Les rythmes brûlants des débits d’une grande vélocité nous font tomber par terre. « Siberiana » ce sont 10 minutes effrénées.

Démarrant par une cocotte « Double Concierto » exprime la nostalgie et les regrets. On y entend les couleurs du Tango auxquelles Al Di Meola est si attaché depuis tant d’années. Il a d’ailleurs célébré Astor Piazzolla au cours d’un très bel album « Di Meola Plays Piazzola ». L’arrangement qu’il a concocté sur « Oblivion », est un grand moment du Tango.

S’agissant de son travail sur la guitare acoustique l’hommage aux Beatles était très réussi. La très belle version d' »And I Love Her » donne une idée de quel arrangeur il est en plus d’être un magnifique guitariste.

Al est un monument dont la précision du jeu et le feeling le font être un des plus grands guitaristes depuis près de cinquante ans.

Éclectique et virtuose, rares sont comme les guitaristes jouant classique Flamenco Tango et Jazz Rock.

Al est venu en 2014 au Festival des Cinq Continents faire un concert avec Gonzalo Rubalcaba Gonzalo Rubalcaba Official Fan Page pour une soirée magique qui est un des plus beaux souvenirs que j’ai de ces spectacles au Palais Lonchamp.