L'Actualité, les nouveaux albums, les concerts, l'histoire de tous les Jazz

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NOUVEAUTÉ ALBUM/ LEVI HARVEY TRIO/ BLOOM

Dès les premières notes de “Bloom”, quelque chose s’ouvre, respire, prend forme. Comme une promesse tenue, le premier album du pianiste Levi Harvey, enregistré en octobre 2025 au studio Sextant de Malakoff et sorti chez Sunset Record/Baco, donne à entendre l’éclosion d’un pianiste déjà pleinement conscient de son langage, de

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NOUVEAUTÉ ALBUM/ CECIL L. RECCHIA SINGS DJANGO REINHARDT

Il faut faire preuve d’audace et d’originalité, pour revisiter Django Reinhardt sur le plan vocal. C’est ce qu’accomplit la chanteuse Cécil L.Recchia qui apporte une interprétation très personnelle en modernisant les lignes mélodiques ainsi que leurs harmonies.Comment interpréter Django sans guitare? Cela me rappelle un disque de Don Sebesky, un

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NOUVEAUTÉ ALBUM/ BIRELI LAGRENE/ ÉLÉGANT PEOPLE

Biréli Lagrène est un véritable caméléon pouvant aller du Jazz Manouche au Jazz Rock en passant par le Be-Bop en jouant des phrases qui transpercent et laissent sans voix. Il avait à peine douze ans, qu’il maîtrisait déjà le répertoire de Django, puis il faut aussi voir cette façon de

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ACTU CONCERTS/ JAZZ AUX 4 COINS

La Caverne Jazz de Marseille reçoit le 10 avril un trio exceptionnel par la notoriété de ses musiciens, de leur œuvre et par la qualité du jeu collectif.Benoit Sourisse à l’orgue, André Charlier à la batterie et Louis Winsberg seront présents.En 2018, ils publièrent “Tales From Michael”, un hommage très

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Jazz

ACTU CONCERT/ FESTIVAL DE JAZZ DES 5 CONTINENTS

La vie artistique reprend peu à peu le dessus, les Festivals se tiendront cet été. Après Vienne et Marciac présentons celui de Marseille, qui depuis plus de vingt ans, est un grand événement de la scène Jazz. En ouverture, le trompettiste Lalo Mazurie vous accueillera dans la cour de la vieille Charité le 8 juillet, pour jouer un Jazz entre courant classique et moderne, entre New Orleans, Swing et Be-Bop. Le jeune Christian Sands qui a fait ses premières armes auprès de Christian McBride présentera son album « Be Water » en

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ACTU CONCERT/ JAZZ IN MARCIAC 2021

Après plus d’un an d’interruption des concerts, cet été est celui des retrouvailles entre le public et les artistes. Le moins qu’on puisse dire est que le festival de Marciac se place sous le signe de la variété des styles. Entre Soul, Funk, Jazz, Electro, Pop ou musique Cubaine, le festival en plus d’être éclectique accueille des stars et de jeunes artistes tout aussi talentueux. Vous trouverez quelques commentaires, la programmation exhaustive se trouvant sur le site. Place aux chanteuses pour la soirée d’ouverture le 24 juillet2021. Robin Mckelle dont

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ACTU CONCERT/ EMMET COHEN

EMMET COHEN/ LIVE FROM EMMET’S PLACE Depuis plus d’un an, les activités culturelles et plus particulièrement le monde de la scène sont à l’arrêt. Pour combler ce manque de concerts, les musiciens organisent des sessions live en streaming. À plusieurs reprises, nous avons parlé des sessions du saxophoniste David Sanborn, les « Sanborn Sessions » Nous vous présentons le pianiste Américain Emmet Cohen, qui selon le même principe, invite d’autres musiciens à jouer en live. La prestation est très bien filmée. Les nombreuses sessions « Live From Emmet’s Place », font connaître de jeunes

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ACTU CONCERT/ FRENCH QUARTER

Quelques musiciens Français refont escale à New York, pour des rencontres au sommet, avec les Jazzmen Americains.Vous pouvez assister au concert sur le lien de Paris Jazz Club, ou encore sur celui de TSF JAZZ.Le French Quarter a commencé hier 11 janvier, avec un duo intimiste, le saxophoniste Alex Terrier et l’immense Kenny Barron, au toucher si émouvant.Ce soir c’est la saxophoniste Chilienne Mélissa Aldana membre du groupe Artemis, formation exclusivement féminine, qui croisera le fer avec un autre saxophoniste, Jérôme Sabbagh.À leurs côtés se trouveront de prestigieux sidemen comme

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NOUVEAUTÉ ALBUM/ LEVI HARVEY TRIO/ BLOOM

Dès les premières notes de “Bloom”, quelque chose s’ouvre, respire, prend forme. Comme une promesse tenue, le premier album du pianiste Levi Harvey, enregistré en octobre 2025 au studio Sextant de Malakoff et sorti chez Sunset Record/Baco, donne à entendre l’éclosion d’un pianiste déjà pleinement conscient de son langage, de son son et de l’espace qu’il laisse à la musique. Rien n’est forcé ici, tout semble couler de source, avec une élégance naturelle et une profonde attention au collectif.
Pianiste franco‑anglais issu de la classe de jazz et de musiques improvisées du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, Levi Harvey (23 ans seulement !) s’impose comme l’un des jeunes talents les plus remarqués de sa génération. Lauréat du Concours international de piano jazz de Chorus Lausanne en 2023 et récemment sélectionné parmi les Talents Adami Jazz, il trace un parcours exigeant, nourri autant par la tradition que par une vision très actuelle du trio. Son jeu s’inscrit dans une filiation assumée, où l’on perçoit l’ombre bienveillante de Pierre de Bethmann, mentor et figure tutélaire, mais aussi une volonté claire de s’en affranchir pour affirmer une voix personnelle.
Ce qui frappe d’abord, c’est la limpidité de son piano. Le toucher est clair, précis, d’une grande lisibilité, même dans les passages les plus denses. Levi Harvey joue sur un piano à queue qu’il aborde avec une grande maîtrise des nuances, sculptant les silences autant que les notes. Son jeu puise dans un large spectre d’influences : le bebop et le hard bop de Bud Powell et McCoy Tyner pour l’élan et la rigueur, Keith Jarrett pour la liberté du discours, mais aussi Sullivan Fortner pour cette manière très moderne d’articuler rythme et mélodie. Le résultat est un piano à la fois mélodique et profondément rythmique, connecté à l’histoire du jazz sans jamais en être prisonnier.
“Bloom” est avant tout un album de trio, et l’équilibre atteint ici est remarquable. À la contrebasse, Cyril Drapé déploie un jeu à la fois solide et souple, ancrant la musique tout en dialoguant constamment avec le piano. Pierre‑Eden Guilbaud, à la batterie, apporte une énergie précise, une écoute permanente et un sens du swing qui irrigue l’ensemble. Le trio fonctionne comme un organisme unique, où chacun trouve sa place sans jamais prendre le pas sur les autres.
Les compositions révèlent toute la richesse de cet échange. “Infinity” installe d’emblée un climat ouvert, presque suspendu, où le rythme circule librement. “Oak Bloke” affirme un rapport plus terrien au groove, porté par une pulsation ferme et un jeu rythmique ciselé. “Idea” séduit par la beauté simple et mémorable de son thème, exposé avec une grande délicatesse. “Profundo” offre un moment de sérénité profonde, presque méditative, tandis que “P2B” revendique un swing franc et élégant. Enfin, “Unset” libère une énergie plus brute, portée par une intensité collective qui ne se relâche jamais.
Avec “Bloom”, Levi Harvey signe un premier album d’une grande maturité, où la maîtrise du swing, l’équilibre du trio et la qualité du son s’unissent au service d’une musique sincère et habitée.

L'histoire de tous les Jazz

SUR LA ROUTE DU JAZZ/

BIX BEIDERBECKE/Ce soir est mise à l’honneur une véritable légende du jazz partie à seulement 28 ans.Le cornettiste et pianiste Bix Beiderbecke influencé par l’Original Dixieland Jass Band de Nick La Rocca joue une musique joyeuse et conviviale.Écoutons ce « Jazz me blues » qui nous entraîne, et nous invite à bouger

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SUR LA ROUTE DU JAZZ/

Le blues est souvent présenté comme une musique sombre, où l’artiste exprime ses souffrances.Pourtant cette chanson « Crazy Blues » déborde d’énergie de convivialité.La voix de cette chanteuse Mamie Smith et les interventions de clarinette trombone et trompette, donnent une pêche incroyable!

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SUR LA ROUTE DU JAZZ/

Explorons à nouveau l’oeuvre de William Christopher Handy et son morceau  » Olé Miss Rag » enregistré en 1917.Un morceau qui mêle blues et ragtime.

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SUR LA ROUTE DU JAZZ/

On présente dans cette rubrique les pionniers ,les fondateurs de cette musique et nous parlerons aussi de ceux qui l’ont transformé, des grands interprètes ainsi que des grands compositeurs.Ce soir nous évoquons le cornettiste Buddy Bolden, qui naquit à la Nouvelle Orléans en 1877.Il devint professionnel en 1895, intégra le

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SUR LA ROUTE DU JAZZ/

Ce soir on s’écoute la composition »The ragtime drummer » écrit par le batteur James I en 1912.Avec ce marching Band, on est ici au carrefour entre le ragtime et ce qui deviendra le style New Orléans.La caisse claire est bien mise en avant. Ses interventions sont le fil conducteur du morceau

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SUR LA ROUTE DU JAZZ/ EGBERTO GISMONTI/JAZZ ET BRÉSIL

Si au Brésil le père de la guitare est Baden Powell connu pour ses harmonisations de mélodies et sa maîtrise du rythme, est arrivé la génération suivante un autre virtuose.
Egberto Gismonti né en 1947 a huit cordes à son arc, telle est la configuration de son instrument. Il est aussi pianiste
Magicien sur le plan technique, il est aussi un pianiste qui a apporté de très belles choses sur le plan harmonique et mélodique. Dès les premières notes, on sent une énergie terrible, des placements et des enchaînements d’accords complexes à exécuter. Egberto est ouvert sur différents styles, Bossa, Soul et Jazz.
Je découvris cet artiste en 2003, en acquérant un disque en duo avec Charlie Haden “In Montréal” en 1989, lorsque le Festival donna carte blanche au musicien Américain. Au cours de cette édition il invita de grands artistes, dont les pianistes Gerry Allen, Gonzalo Rubalcaba, les batteurs Jack Dejohnette, Paul Motion, mais aussi Pat Metheny et le saxophoniste Joe Henderson.
Dans le cadre de cette exploration, revenons au début de sa discographie, en 1969.
Au cours de son premier disque “Egberto Gismonti”, l’hommage à Wes est chargé d’émotion, d’une sensibilité et dramaturgie accrue par l’orchestration des cordes.
Sur huit cordes, Egberto est un innovateur sur le plan rythmique et harmonique.
Le guitariste est animé par une variété incroyable de rythmes et de climats sonores. Dans “Sonho 70”, j’aime ce groove sur “Janela De Ouro”, le psychédélisme des cordes, sur un rythme de batterie, me rappelant la tourne du morceau “Death March” signé Gary McFarland, joué par Wes Montgomery et Jimmy Smith dans leur dynamique duo.
De la chanson “Parque Laje”, on entend une voix lumineuse et des sonorités étincelantes.
Comme souvent dans nos publications de la rubrique sur la Route du Jazz, on parle de grands mélodistes parfois virtuoses et c’est le cas du guitariste Brésilien. Animé par le sens de l’arrangement et de la mélodie, écoutez “Sonho”, un morceau aérien. C’est la joie et le soleil au cours de “Cicione”, du lyrisme exprimé par les cordes et la trompette. Puissant est l’orchestre de cordes sur “O Mercador de Serpentes”.
La guitare vous hypnotise par ses arpèges et accords orientaux au cours de “Lendas”.
C’est un émerveillement, une ode aux couleurs sonores comme on peut l’entendre avec les nappes de cordes accompagnées par les cuivres.
dans le morceau final “Lirica n1”.
“Indi” le morceau d’ouverture d’”Orfeo Novo”, est une illustration supplémentaire du mystère, une facette de plus de la musique du Brésilien.
Quand on l’écoute, on entend son appropriation de différents styles, la Bossa le Classique et sa pièce “Retratos” en trois parties, un dialogue entre la guitare et la flûte. Dans la version de “Berimbau” signé Baden Powell, les cordes sont brûlantes, le rythme énergique.
Toujours au début des années 70, Egberto publie “Água And Vinho”, un opus dans lequel le piano acoustique est plus présent.
D’album en album, le guitariste fignole les harmonies, enrobant les mélodies avec finesse et classe. On entend des cordes et même parfois le soprano.
Dans sa musique, on entend un florilège d’arrangements. En 1973, il réalise un disque intitulé « Arvore”, puis d’autres collaborations sont nombreuses avec des musiciens d’un autre horizon, ceux du Jazz comme Palle Danielsson, Charlie Haden ou Daniel Humair en 1975, lors du “Live in Berlin”, dont se dégage une force sonore poétique et créatrice. Au piano, il tisse aussi des couleurs magnifiques et intrigantes.
Au delà des harmonies, il n’hésite pas à aller vers l’univers du Jazz Rock.
“Coracoes Futuristas” porte bien son nom car la sonorité électrique est une déflagration. “Trem Noturno” est une perle de mélodie et de sonorité toute en douceur jusqu’à 3’00. Le piano est comme du cristal, le swing se déploie ensuite avec vigueur donnant des couleurs parfois Free.
Egberto est un chameleon des styles. Ses sources d’inspiration sont multiples, la Bossa, le Jazz mais aussi le Blues et le groove.
Écoutez “Café” extrait de l’album “Carmo” ainsi que le morceau “Apesar de Tudo”, deux morceaux mélodieux, suivis d’un morceau langoureux au saxophone soprano, accompagnés d’accords percutants au piano.
En 1977, le guitariste publie un album avec Nana Vasconcelos, deux titres de 25 minutes chacun. Les deux musiciens explorent des sons sortant de l’ordinaire. La percussion et la guitare semblent prendre grand plaisir à tenter des interactions au niveau harmonique et rythmique. Les envolées de guitare montrent la virtuosité et le ressenti dans le toucher portés, parfois par des notes chantées avec poésie. Le duo est une véritable alchimie.
Jouant avec des musiciens talentueux dont je ne détaille pas le nom, Egberto Gismonti collabore avec de nombreux musiciens de son pays et également de Jazzmen comme Charlie Haden ou Jan Garbarek, avec lesquels il joue sur le disque intitulé “Magico”. Usant de sa huit cordes, le guitariste repousse le périmètre harmonique.
Autant au piano qu’à la guitare, le Brésilien trouve des accords novateurs. Pouvant jouer des séquences énergiques, il sait aussi créer de l’espace.
Accompagné de Charlie Haden, il rejoue quelque temps plus tard pour le disque “Folk Songs”. En 1985 sur “Duas Vozes” le guitariste collabore une nouvelle fois avec Nana Vasconcelos, un percussionniste des plus intrigants.
Sur “Aquarela Do Brasil”, la guitare plaque des accords puissants fait claquer ses cordes pendant que le percussionniste place ses vocalises en écho. L’intensité de la guitare est bien présente pour mettre en valeur la voix.
Quelle énergie et quel bouillonnement sur “Rio de Janeiro”. Les voicings de guitare pleuvent sur une percussion entraînante. Le climat change du tout au tout, les basses vibrent,les aigus montent à la surface. Les sonorités que confectionnent ces deux musiciens sont grandioses. Le musicien a une curiosité sans limites concernant les couleurs et n’hésite d’ailleurs pas à ajouter des cordes, comme la contrebasse ou le violoncelle, qui introduisent “Trem Caipira”.
Les nappes sonores aux couleurs de la nostalgie nous effleurent.
En parcourant les différents disques, je vois une inspiration de ce qu’a été le Pat Metheny Group, dans le domaine des innovations sonores. “Trem Caipira” est un projet très axé autour des sons électroniques. L’arrangement des “Bachilias Brasileiras” intitulé “Aria Cantiga” est assez explosif.
La musique d’Egberto prend différentes allures selon les projets et peut nous faire naviguer d’un style à l’autre très rapidement.
Impressionnant sur la huit cordes, il impressionne par ses arpèges foudroyants au piano et ses accords plaqués avec force. Écoutez le premier morceau “Baiao Malandro” qui s’ouvre par “Alma”, un disque réalisé uniquement au piano. Le pianiste passe aussi par des mouvements plus calmes comme sur “Palhaco”. Ce musicien exceptionnel est aussi touchant à la guitare qu’au piano.
Ayant exploré le Jazz Rock en utilisant des effets électriques, l’œuvre d’Egberto Gismonti tourne autour de ses accords et arpèges à la huit cordes acoustique, ainsi qu’au piano. Les sonorités et les motifs s’inscrivent toujours dans une voie mélodique. Le disque de 1990 “Infancia” est un exemple de finesse, même lorsque les débits sont denses.
“Meninas” est d’une tendresse absolue alors qu’”Infancia” regorge d’énergie.
Les textures ainsi que les couleurs sonores provoquent une grande émotion.
Un bouquet de sons extrêmement bien écrit, surtout amené avec le morceau “Recife O Amor Que Move O Sol E Outras Estrelas”. Le piano accompagne les cordes qui sont comme des sanglots.
En 1992, on entend des sons électriques dans le disque “Casa Das Andorinhas”.
La basse synthétique et le son métallique du titre ”Amazonia” n’ont rien à voir avec ce qui précède. Ce n’est pas un disque que j’affectionne, mais il donne un aperçu de ce qu’explore le musicien Brésilien.
En 1994, pour ceux qui veulent visionner un extrait, Egberto invita John Mclaughlin au cours du Festival de Sao Polo.
Il sort ‘“Zig Zag” en 1996 aux sonorités très acoustiques. Sur cette chanson éponyme, les arpèges de guitare claquent comme des torrents. La corde grave résonne avec puissance, le guitariste nous tient en haleine. Sur “Mestico e Caboclo”, écoutez la guitare qui gronde et qui joue le motif en boucle.
L’arpège sur “Orixas” épouse à merveille le thème joué à la contrebasse qui est un mélange de poésie acoustique exprimant la tristesse.
“Meeting Point” en 1997, grandiose, par ce qu’il dégage, les voix des différentes cordes, le lyrisme de l’orchestre. C’est une véritable épopée sonore.
Enfin et s’il manquait des éléments pour illustrer le côté multi styles de ce musicien exceptionnel vous pouvez écouter “Saudacoes” en 2009. Composé de deux disques, le premier est un ensemble de compositions de style classique jouées par des cordes de l’orchestre qui produisent des envolées mélodiques.
Le second disque est un duo de guitares d’Egberto avec son fils Alexandre.
Là encore c’est une véritable contemplation d’arpèges, de motifs mélodieux souvent envoûtants, impressionnants de technique et de musicalité.
Leur virtuosité est au service du son, celui des harmonies et des mélodies insolites. Les cordes résonnent claquent par l’effet du slap sur les cordes qui claquent.
Les deux guitaristes jouent très rapidement avec une précision hallucinante.
J’ai essayé de vous présenter ce musicien au fil de son oeuvre discographique qui n’a eu de cesse, de dessiner des nouveaux horizons en matière d’harmonies. Il est sans doute l’un des plus grands au Brésil, un multi instrumentiste immense un peu comme l’était Hermeto Pascoal.
Il est une figure incontournable de la musique Sud Américaine.

Comme le choix des titres est difficile en raison de la variété des styles et ambiances, je sélectionne “Tribute To Wes Montgomery” en 1969 et “Saudacoes” de 2009.