L'Actualité, les nouveaux albums, les concerts, l'histoire de tous les Jazz

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ACTU CONCERTS/ JAZZ AUX 4 COINS

On ouvre cette rubrique par le concert du tromboniste Gueorgui Kornazov en duo avec le pianiste Armel Dupas, ce samedi 21 mars au Manoir Dustang, à la Forêt Fouesnant. Basé sur les Folklores de l’Europe de l’Est, les deux musiciens arrivent bien à le mélanger au Jazz.C’est une musique où

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NOUVEAUTE ALBUM/ PIERRE DE BETHMANN/ ESSAIS VOL 6

Cet opus s’inscrit dans le sillage de belles rencontres que le pianiste Pierre de Bethmann, a initiées depuis maintenant une dizaine d’années, avec sa série intitulée “Essais”. Son choix de morceaux entre standards anciens et plus modernes est une alliance originale.Le disque défile depuis à peine quelques secondes, que je

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NOUVEAUTÉ ALBUM/ CATHY ESCOFFIER/ UN WESTERN IMAGINAIRE

Après avoir réalisé deux albums, “Le Temps Conté” et “Serket And The Cicadas”, deux explorations harmoniques et mélodiques audacieuses, le dernier projet de la pianiste Cathy Escoffier est lui aussi, synonyme d’originalité et de mystère.Intitulé “Un Western Imaginaire”, l’artiste nous plonge dans une aventure sonore peu commune dans laquelle, on

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ACTU CONCERTS/ JAZZ CONCERTS

On commence ce tour de l’actualité par du Blues en compagnie des Lazy Buddies.On entend des rythmes enflammés, des solos de guitare et d’harmonica.Ça risque de groover et de bien bouger le 26 février, à Lazile de la Rochelle.L’equipe est formée de Swaziz Lebreton au chant, Cyril Durand à la

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Jazz

ACTU CONCERT/ JAZZ AUX 4 COINS

La saxophoniste altiste Lisa Cat Berro, sera demain jeudi 21 novembre au Jazz Club de Grenoble. Faisant partie du All Stars qui entoure l’organiste Rhoda Scott, cette artiste a deux albums à son actif en tant que leader.Lorsqu’on écoute son album “Inside Air”, on entend un son épuré, une attirance vers le méditatif et la poésie. En duo avec le guitariste Julien Omé, on sent qu’elle cherche les espaces de la respiration. Les arpèges et la sonorité à la Bill Frisell sont propices au climat apaisant quelque fois plus intense.Elle

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IMPRESSIONS DE CONCERT/ JALEO/ 05 NOVEMBRE 2024/ IMFP

La musique nous fait voyager souvent dans le temps et dans l’espace.Lorsqu’on écoute l’univers sonore du groupe Jaleo, on peut dire qu’on passe d’horizons en horizons. L’Espagne et la région Andalouse, l’Afrique jusqu’au Moyen Orient souvent.Assis sur son tabouret, Louis Winsberg introduit le concert par un florilège d’accords et d’arpèges dont lui seul a le secret, mariant sans cesse les accents du Flamenco aux couleurs Jazz, qu’on discerne bien chez certains voicings.Les voix nous transportent et nous captivent comme si des âmes supérieures, une spiritualité étaient présentes.Après une introduction faite

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ACTU CONCERT/ AUTOUR DE NOVEMBRE

On démarre cette chronique sur les concerts par celui du pianiste Paul Lay le 10 Novembre 2024 à Sainte Mère Eglise, dans le département de la Manche.Ce musicien vient de publier le 11 octobre un très bel album épuré, poétique, épris de sensibilité dont vous pourrez retrouver prochainement la critique sur le site.Le concept du projet intitulé “L’odyssée de Paul Lay” est une immersion et un parallèle avec l’épopée d’Ulysse. En effet, les plages musicales sont inspirées de l’aventure d’Ulysse.Mais ce n’est pas ce projet qu’il jouera ce soir-là, mais

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IMPRESSIONS DE CONCERT/ ASTA/ IMFP 17 OCTOBRE 2024

Au sein de l’école IMFP située à Salon de Provence, se trouve le club de Jazz “Salon de Musique” qui accueille de grands artistes de la scène Nationale voire Internationale.Hier soir, le groupe ASTA, une sorte de Dream Team composée de quatre musiciens est venue jouer ses compositions. Aux alentours de 20H55, montent sur scène le batteur André Ceccarelli, le contrebassiste Thomas Bramerie, le saxophoniste Sylvain Beuf – Saxophoniste – Compositeur et le pianiste Italien Antonio Faraò.Les premières notes, les premières tournes rythmiques sont comme une empreinte, celle des musiciens

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NOUVEAUTE ALBUM/ PIERRE DE BETHMANN/ ESSAIS VOL 6

Cet opus s’inscrit dans le sillage de belles rencontres que le pianiste Pierre de Bethmann, a initiées depuis maintenant une dizaine d’années, avec sa série intitulée “Essais”. Son choix de morceaux entre standards anciens et plus modernes est une alliance originale.
Le disque défile depuis à peine quelques secondes, que je ressens un bien être qui éclot grâce au swing de ces trois grands musiciens, dont l’expressivité et la sensibilité sont le signe des grands. La valse d’ouverture signée Andrew Hill me replonge trente ans avant, quand je découvris ce discours du Jazz, ces phrases faites de notes aux articulations chromatiques. À ma grande surprise “Snake Hip Waltz” n’est pas Free Jazz comme je m’y attendais de la part de ce pianiste Américain. Cette composition, nous emmène vers des couleurs proches de Bud Powell et de Thelonious Monk. Le pianiste et le guitariste Nelson Veras jouent en toute limpidité et inspiration, soutenus derrière par le contrebassiste Sylvain Romano très sobre.
Le trio nous propose ensuite les sonorités de la Bossa avec leur présentation d“Amparo”, composition d’Antonio Carlos Jobim, dont la ligne mélodique imprégnée de classique et de tango exprime la nostalgie.
Au cours de ce thème, on entend des arpèges de piano absolument poignants à la main gauche et des envolées touchantes. Le guitariste joue avec un feeling grandiose. Les harmonies sont un voyage entre Tango, Bossa et me rappellent parfois “How Insensitive”.
Pierre De Bethmann célèbre un autre grand pianiste Français Alain Jean Marie et son thème “Résignation”. Le trio parvient à groover et développer des phrases aérées, qui créent l’espace.
On entend dans ce thème des accords Blues chaleureux. Si le guitariste Brésilien tisse des phrases d’une grande précision, il est toujours dans l’émotion. J’aime les lignes croisées entre piano et guitare avant que les deux instruments ne reviennent sur le thème.
Comme souvent et pour mon plus grand plaisir, le trio reprend trois grands standards traditionnels.
D’abord “Stella By Starlight”, au fil duquel les respirations mettent en relief le jeu de piano orné d’harmoniques à la guitare.
Tout en tendresse, ils interprètent “Pensativa” du pianiste Clare Fischer, grand amoureux des rythmes latins qui font danser les notes.
Quand l’album se conclut par “Along Came Betty” de Benny Golson, j’entends chez Pierre De Bethmann l’influence de Chick Corea, par le son le toucher percussif, mais aussi par cette présentation en solo.
Parmi le répertoire, on note un hommage à l’immense Keith Jarrett et son titre “Semblence”, une séquence d’interaction entre guitare et piano. Chacun se suit puis les deux s’écartent, avant de se rejoindre sur la ligne mélodique.
Des standards aux compositions plus modernes, les trois Jazzmen me touchent sur tous les titres.
“Marcie” de Joni Mitchell, est un thème qui sonne comme un traditionnel de Folk. Le son de la contrebasse est enveloppant les phrases rondes, puissantes comme je les affectionne. Très franc dans l’attaque, Sylvain Romano nous emmène vers un solo mélodieux. Le son du piano est grandiose, l’unisson avec la guitare quasi alchimique.
Les trajectoires de notes novatrices, fusent, les interactions entre les solistes sont nombreuses. J’aime les basses et cette interprétation du thème avec des arpèges bondissants.
Vous l’aurez compris, ce disque est une belle réalisation, fine, raffinée, dont la recherche esthétique est constante, dans la continuation des “Essais” précédents. Tout y est, explorations harmoniques, écoute mutuelle du début jusqu’à la fin, directions harmoniques et mélodiques sans cesse nouvelles.
Ce trio d’une grande musicalité publie cet opus chez Alea.

L'histoire de tous les Jazz

SUR LA ROUTE DU JAZZ/ JOHNNY COLES TROMPETTE HARD BOP

Il y a quelques semaines, je présentais Dizzy Reece trompettiste de la période Hard Bop.Sur cette route du Jazz truffée d’artistes appartenant à différents courants, nous nous arrêtons sur un autre trompettiste, Johnny Coles que je découvris en écoutant son album « Little Johnny C ».Parlons d’abord de l’album « The Warm Sound »

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SUR LA ROUTE DU JAZZ/ RED MITCHELL ET LE SENS DE LA SOBRIETE

Place à un contrebassiste pour notre rubrique historique. Red Mitchell c’est un toucher précis mais léger, une sensation de finesse. Ce contrebassiste a été tout au long de sa carrière sollicité par de nombreux musiciens. Sa façon d’accompagner dénote une écoute un grand sens de l’interaction. Il débute sa carrière

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SUR LA ROUTE DU JAZZ/ HERMETO PASCOAL L’INCLASSABLE

Ce musicien Brésilien ne peut être affilié à aucune catégorie précise, tant il joue de nombreux instruments et appréhende des univers musicaux très différents.Hermeto Pascoal est friand d’aventures sonores, lui qui se sert de choses diverses et variées comme instruments. Plus d’une trentaine de disques sont à son actif.Il commence

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SUR LA ROUTE DU JAZZ/ MAXINE SULLIVAN/ LE JAZZ VOCAL DOUCEUR ET BLUES

C’est en regardant une photo célèbre réunissant un grand nombre de Jazzmen, que je découvre la chanteuse Maxine Sullivan.La plupart des artistes féminines dont on parle sont en grande majorité des chanteuses comme Ella Fitzgerald, Nina Simone.On parle une nouvelle fois de chanteuse celle d’ aujourd’hui est Maxine Sullivan.Avec le

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SUR LA ROUTE DU JAZZ/ ART SIMMONS/ LA DÉLICATESSE DU PIANO BE-BOP

Le pianiste Art Simmons que nous présentons aujourd’hui est un prince du Swing. Né en 1926 contemporain d’Oscar Peterson et d’autres, les notes de piano rebondissent à souhait sur les balais et la ligne de basse.La discographie n’étant pas étendue, nous nous appesantissons sur le style et les différents morceaux

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SUR LA ROUTE DU JAZZ/ L’ART DU SWING/ ED BICKERT (1932- 2019)

En écoutant Paul Desmond, j’ai découvert le guitariste Ed Bickert.
J’entends un son de demi-caisse, des notes rondes et chaudes à la tonalité grave, qu’il faisait surtout swinguer à fond, des notes qui dansaient sur les walkin’ bass et sur la cymbale de batterie.
Ed Bickert jouait pourtant sur une Telecaster, ce qui surprend d’autant plus, quand on entend cette sonorité de velours et ces phrasés chantants.
Souvent en trio quand il était leader, il fut un grand complice du poète de l’alto, Paul Desmond, en participant à quatre de ses disques, “Pure Desmond”, “Paul Desmond”, “Live” et “Like Someone In Love”.
Dans le live qui est un magnifique disque de 1975, l’alto caresse son bec et en fond ces accords de guitare comme un tapis doux. Écoutez “Just Squeeze Me”. et l’optimisme qui s’en dégage.
Le guitariste Canadien jouait de nombreux standards, même si on trouve au cours d’un duo son duo avec Lorne Lofsky du milieu des années 80, lequel contient une reprise de “Falling Grace”, signé Steve Swallow.
Ed était un musicien dont la souplesse des notes, la douceur du son et le sens mélodique dans les improvisations en faisait un très grand.
Il avait un sens poétique accru, une façon d’accompagner les solistes ou même des vocalistes comme la chanteuse Jane Hall, dont le grain de voix s’approche de celui de Blossom Dearie. La façon d’accompagner est soyeuse.

Il avait joué également en trio, duo avec pianistes, contrebassistes dont Don Thompson.
Le disque live de 1978, montre une nouvelle fois l’attachement aux chansons devenues standards,celles des comédies musicales ou des films.
Les couleurs sont soyeuses, chaleureuses, la contrebasse nous enveloppe dès les premières secondes, par ses notes, que le guitariste ponctue de voicings, parfois mêlés aux phrases raffinées.
Ed était l’élégance incarnée, celle de ces musiciens qui sont dans leur expression artistique, la plus proche du chant, de la mélodie et du sentiment.
Ce n’est pas un hasard si il jouait avec des musiciens partageant la même vision esthétique que lui. Chez lui, on entend les influences, les empreintes du Be-Bop marié au Jazz Cool.
La fluidité, la technique sont là, mais la virtuosité importe peu, les respirations dans le jeu sont fondamentales.

Dans les mêmes années, Ed sort un duo avec un autre guitariste Sonny Greenwich, dont le titre est “Days Gone By”. Dans ce disque les phrase articulées à la perfection fusent.
Écoutez la version de “With A Song in My Heart”, un standard que Jim Hall reprendra avec classe en 1988. Chick Corea en proposa une, grandiose avec son Akoustic Band, au Blue Note de Tokyo en 1992.
J’aime beaucoup chez ces guitaristes, leur façon de faire rebondir les notes sur la cymbale et la ligne de contrebasse. Swing, rythmes latins, tout y passe chez ces interprètes d’exception.
Le thème “I’ll Take Romance”, est une ballade que les deux guitaristes magnifient avec tendresse. Le phrasé est limpide dans “Nica’s Dream” du pianiste Horace Silver.
Les harmonisations sont pertinentes bien trouvées, et plus particulièrement au cours du morceau de Sonny Rollins “Oleo”.
En 1980, il réalise un autre disque avec Don Thompson cette fois ci au piano au cours duquel les deux musiciens reprennent “Bluesette”, le ¾ de Toots Thielemans, un des plus connus du répertoire.
Dans cet album, ils jouent des standards de la période moderne, du Monk, mais aussi du Dave Brubeck et son incontournable “Take 5”. Les accords sont différents de l’original et apportent une touche vraiment moderne. Le solo de guitare a quelque chose de spirituel prend une autre dimension qui va au-delà du swing. Le guitariste glisse des voicings Bluesy, puis laisse la place au pianiste, qui déroule des phrases intenses à la façon Oscar Peterson.

Ed Bickert était un serviteur de la tradition tout en étant un explorateur d’harmonies et d’une nouvelle façon d’accompagner. Dans cette voie des explorateurs, on peut évoquer Jimmy Raney de la tradition Be-Bop qui jouait très limpide.
Dans les années 80 toujours, il accompagne Scott Hamilton un des saxophonistes qui célébra l’esthétique de Ben Webster, Lester Young ou Coleman Hawkins pour ne citer qu’eux. En accompagnement, les notes et accords sont de la dentelle sur le plan sonore.
Ed aimait les échanges, les conversations avec de nombreux musiciens. Au milieu des années 80, il échange avec le pianiste Dave McKenna.
Le swing, sa façon de le transmettre, était pétillante, synonyme de bonheur tant les phrases sont chaleureuses tant le swing est cool.
Sur un morceau Be-Bop mêlant rythme binaire latin et ternaire, j’entends au cours de “Barbados” des notes dansantes, qui transmettent de la joie à celui qui l’écoute. Ce Blues de Bird est un régal pour les solistes et pour l’auditeur.

Il aimait vraiment les duos, puisque au-delà de la guitare, il joua avec Rob McConnell un tromboniste Canadien. Les croches swinguent terriblement en ouverture de l’album “Mutual Street”. Les phrases d’Ed impressionnent par l’harmonie, le swing et la variété.
Le guitariste aimait le Jazz de la tradition, tout en y incorporant des accords personnels afin de réharmoniser.

L’artiste Canadien jouera avec de nombreux artistes, comme le saxophoniste ténor Rick Wilkins en 1985. Le disque démarre assez fort. Ils reprennent un morceau de Jimmy Heath intitulé C.T.A où les notes sont limpides, imprégnées de Be-Bop. Dans un des Blues du disque, j’entends une citation du guitariste du thème “Mr P.C” de John Coltrane.

Il rejouera dans les années 90, avec ses complices cités plus haut, Lorne Lofsky, Rob McConnell ou encore Dave McKenna.
En 1989, il sort “Third Floor Richard”, une preuve de plus, de son amour pour les lignes fluides Be-Bop mais aussi aérées. Au début de ce disque, on écoute un déploiement de la guitare en duo avec la contrebasse.

Ed avait un grand sens du Swing, ressentait le Blues en plus d’avoir un fabuleux toucher

Toujours avec Rob McConnel en 1994, Ed Bickert montre que la guitare a une place tout aussi importante qu’un piano, en ce qui concerne l’accompagnement. Le trombone respire crée des espaces, la guitare accompagne sobrement avec recul, en aérant les voicings.

Les collaborations s’enchaînent avec par exemple, le pianiste Bill Mays avec qui il reprend des standards absolument délicieux. L’album “Concord Duo Series”, commence par un diamant, une perle d’émotion par le morceau “Quietly”.

A la fin des années 90, il joue avec le saxophoniste Mike Murley. Ce dernier et le guitariste sortent deux albums, l’un en 1997 et le second, s’intitule “Live At The Senator” en 2000.
Sans batterie, Ed accompagne avec légèreté, le sax auquel s’associe la contrebasse de Steve Wallace. Le disque commence par la reprise de “I Should Care”, une mélodie simple de laquelle le saxophoniste part directement en solo.
Il faut écouter l’énergie de ces musiciens sur un tempo rapide comme ils le font sur “It’s’ All Right With Me”. Les notes de contrebasse détalent, le saxophoniste s’envole et les accords de guitare le suivent de près.
J’aime comment le guitariste toujours limpide déploie ses phrases harmonieuses et Be-Bop.
“On The Spot” est un thème lui aussi Up-Swing. Les respirations sont au rendez vous, entre les accélérations, les changements de débits, tout est bouillonnant et optimiste.

En tant que sideman, il a souvent accompagné Rose Marie Clooney. Il faut écouter les nappes harmoniques de guitare qui servent de décor sonore, à cette voix si classe.

Sa discographie est abondante non seulement en leader, mais aussi en tant que sideman puisqu’il sera présent sur une cinquantaine d’albums.
Ce guitariste peut être défini comme un soliste au style minimaliste, un musicien attiré sans cesse par la musicalité et loin de toute considération technique, même si elles sont présentes dans le jeu, comme un moyen et non comme une finalité.
Il est avec Jim Hall un des guitaristes qui a fait évoluer la façon d’accompagner et le jeu en improvisations. Ed allait chercher des couleurs peu répandues pour l’époque. Rien que par son matériel, une Telecaster, il était déjà atypique.

Merci à Frank Koulayan, pour m’avoir conseillé d’explorer la discographie de ce grand guitariste.