ACTU JAZZ/

JOURNÉE INTERNATIONATIONALE DU JAZZ/

En raison de la crise sanitaire internationale, la Journée Internationale du Jazz aura lieu demain mercredi 30 avril 2020, à condition d’être assis derrière son ordinateur.
Herbie Hancock choisi par l’UNESCO en 2011 comme ambassadeur de cet événement vous accueillera.
Se tiendront des Master Class, notamment celle du saxophoniste Igor Butman et du pianiste Danilo Perez, et des activités à l’attention des enfants.
Un concert se tiendra à trois heures de l’après midi, heure de la partie Est des États-Unis avec des artistes comme Marcus Miller, John Scofield, Igor Butman, John Mclaughlin, Joey De Francesco ou Dianne Reeves.

ACTU JAZZ/

REDMAN MEHLDAU MCBRIDE BLADE/ ROUND AGAIN/

C’est l’histoire de quatre musiciens parmi les plus talentueux de leur génération, qui après avoir longtemps joué ensemble, se réunissent à nouveau pour notre plus grand plaisir.
Nous avons entendu ce quartet composé de Joshua Redman, Brad Mehldau, Christian Mcbride et Brian Blade, lorsqu’ils jouaient sur les albums du saxophoniste.
Ce morceau « Right back round again » est introduit par une section rythmique au groove subtil.
Dans cette ambiance Soul jazz Joshua Redman s’immisce alors avec cette mélodie aux couleurs blues mais ancrée dans le lyrisme.
L’alchimie est au rendez vous avec le solo de saxophone soutenu par les voicings de piano, la rondeur du jeu de contrebasse, et la souplesse de la batterie.
Brad Mehldau improvise un solo avec des plans blues incroyables notamment entre 4’30 et 4’34 et entre 4’53 et 4’56.
Ce thème avec ses mises en place et ses impro présagent un grand album !

SUR LA ROUTE DU JAZZ/

EN TERRE BE-BOP/

On écoute ce soir un des standards les plus connus du courant be-bop, le morceau  » A Night in Tunisia », composé par l’autre ambassadeur incontournable Dizzy Gillespie.
Quelques mesures après, le saxophone alto de Charlie Parker joue un riff de quelques notes.
La mélodie se construit sur un motif redondant.
Le pont me fait penser au standard « Alone Together ».
Le theme se clôture comme il a commencé pour laisser la place à un stop chorus de saxophone alto rugissant à 1’14.
Si le tempo n’est pas rapide, les envolées de notes du Bird sont à couper le souffle.
Le pianiste lâche lui aussi les notes et enfin la trompette de Dizzy calme au début, part dans des phrases du même type à la fin du pont.
Le discours de l’improvisation se base sur les chromatismes à l’intérieur d’un accord ou dans le passage d’un accord à l’autre.
L’approche chromatique est l’élément fondamental de l’esthétique be-bop.

ACTU JAZZ/

LINCOLN CENTER JAZZ ORCHESTRA/

C’est un Big Band que j’affectionne tout particulièrement, pour ses arrangements pour cette célébration constante du swing, pour cet équilibre entre tradition et musique moderne.
Wynton Marsalis et son orchestre le Lincoln Center Jazz Orchestra nous joue une composition liée au contexte actuel « Quarantaine Blues ».
Chaque musicien joue chez lui et l’enregistrement global est impressionant.
Les arrangements pour saxophones trompettes et trombones sont d’une grande précision et insufflent la bonne humeur et l’optimisme.
Merci Madame et Messieurs les musiciens, pour cette convivialité.

NOUVEAUTÉ ALBUM/ LAUREN HENDERSON

LAUREN HENDERSON/ THE SONGBOOK SESSION/

Ce soir c’est le Jazz Vocal qui s’invite.
Découvrons la chanteuse Lauren Henderson pour une célébration des standards.
Sa voix sensuelle soutenue par un trio piano contrebasse batterie au jeu sobre, se promène entre swing et bossa-nova.
L’album part avec une valse au tempo rapide, « While we’re young », où les harmonies sont recherchées, le solo du pianiste Sullivan Fortner tumultueux. La contrebasse pose les notes en délicatesse et le batteur est habité par le swing dans un esprit à la Elvin Jones.
Le standard suivant « Day by day » est une invitation au swing.
Parmi les bossa « Sabor a mi » a de grands accents de nostalgie et nous apaise par sa douceur.
Le pianiste répète de très jolis motifs dans son improvisation.
Le contrebassiste a une sonorité très ronde bien claire.
A noter aussi la reprise de Tenderly en mode latin, et le thème  » Beautiful Love » qui malgré son swing effréné est trop court.
Sans apport particulier, ce disque qui hommage aux classiques du répertoire est très agréable!

http://www.deezer.com/track/856336072

ACTU JAZZ/

SANBORN SESSIONS/

Amis du Jazz bonsoir.
Decontractons nous avec David Sanborn et son invité Terrace Martin, producteur chanteur et saxophoniste.
Avec une rythmique solide tenue par Billy Kilson à la batterie et Luques Curtis à la contrebasse, cette musique aux accents de soul et de hip-hop nous charme dès les premiers instants.
Le morceau entre 4’42 et 8’35 le feeling du groupe donne le frisson.
Sur une harmonie simple, le saxophoniste joue des phrases « out » avec un groove et des accents blues qui nous envoûtent.
Entre 9’45 et 10’35 il me semble reconnaître en filigranes le morceau « Milestones ».
A 10’57, le smooth comme je l’aime est bien là avec un morceau chanté. A 12’33 un riff très cool joué au piano et au sax alto, soutenu par le Rhodes, envoit des bonnes ondes.
Suit alors un solo de David Sanborn, avec ce son si unique et ce feeling hors normes.
En ce début de week-end, une bonne dose de groove est toujours la bienvenue.

SUR LA ROUTE DU JAZZ/

EN TERRE BE-BOP/

Une des caractéristiques que l’on retrouve dans le courant be-bop, est la vive allure des morceaux.
Les tempo sont souvent très élevés, les flux de notes impressionnants nous font chavirer.
On écoute ce soir le trompettiste Howard Mcghee en compagnie de Charlie Parker sur un thème signé Dizzy Gillespie.
Après une introduction jouée au saxophone et à la trompette, le thème tourne autour d’une structure classique, d’un motif de seize mesures avec un pont et huit mesures du motif de départ.
Le trompettiste développe des phrases hallucinantes bien ciselées avec des notes dans l’aïgu qui illustrent sa virtuosité.
Howard Mcghee est un des trompettistes incontournables du style be-bop, avec Dizzy Gillespie ou Fats Navarro.

NOUVEAUTÉ ALBUM/ERNESTO CERVINI

ERNESTO CERVINI/ TETRAHEDRON/

C’est une belle découverte que cet album du batteur Ernesto Cervini, intitulé « Tetrahedron ».
L’ouverture par le standard »Softly as in a Morning sunrise » déconcerte par l’originalité de l’arrangement. L’introduction jouée à la basse éléctrique repose sur un arpège sombre et lyrique.
Le saxophone alto croise le fer avec la guitare pour développer une improvisation collective sur un rythme groove à la métrique complexe.
Toujours sur les chapeaux de roue, la guitare rugit dès le début de « Forward Motion » avec ce son très travaillé.
On passe à des moments plus apaisants sur »Angelicus » avec une intro de Nir Felder suave et un saxophone alto aux intonations nostalgiques.
Sur la composition « Boo Radley » la fluidité de la guitare est impressionnante les phrases sont aériennes.
Sur le morceau « Stro » les explorations rythmiques me rappellent le travail de Steve Coleman.
« Summit Song » est une très jolie valse aux accents bluesy.
Apès une introduction de batterie légère et nuancée, la basse la rejoint, et le saxophone alto déroule cette mélodie digne d’un grand standard à la Dave Brubeck.
Le thème « Sneaky two » est une mélodie simple mais dont le support rythmique basse batterie est complexe.
Cet album est globalement peu accessible, mais mérite une oreille attentive tant il bouillonne sur le plan rythmique!