SUR LA ROUTE DU JAZZ/

EN TERRE BE-BOP/

On écoute ce soir un des standards les plus connus du courant be-bop, le morceau  » A Night in Tunisia », composé par l’autre ambassadeur incontournable Dizzy Gillespie.
Quelques mesures après, le saxophone alto de Charlie Parker joue un riff de quelques notes.
La mélodie se construit sur un motif redondant.
Le pont me fait penser au standard « Alone Together ».
Le theme se clôture comme il a commencé pour laisser la place à un stop chorus de saxophone alto rugissant à 1’14.
Si le tempo n’est pas rapide, les envolées de notes du Bird sont à couper le souffle.
Le pianiste lâche lui aussi les notes et enfin la trompette de Dizzy calme au début, part dans des phrases du même type à la fin du pont.
Le discours de l’improvisation se base sur les chromatismes à l’intérieur d’un accord ou dans le passage d’un accord à l’autre.
L’approche chromatique est l’élément fondamental de l’esthétique be-bop.