NOUVEAUTÉ ALBUM/ GEORGES BENSON

GEORGES BENSON/ WEEK- END IN LONDON

Un des plus grands guitaristes contemporains, fils spirituel de Wes Montgomery, revient avec ce nouveau live enregistré à Londres, au Ronnie’s Scott. S’il n’est pas truffé de surprises, nous succombons à son univers Soul Funk et à son groove intact. À l’écoute des premières mesures de « Give Me the Night », remontent à la surface, les souvenirs d’un de ses concerts, auquel moi, mon frère et mon père avions assisté à Miami en 1994. Sur son jeu en octaves inimitable, la batterie et la basse au groove d’enfer nous envoûtent. Sensualite oblige avec « Turn Your Love ». « Love X Love » composé par Rod Temperton commence avec ce riff de guitare grandiose. Ambiance easy listenning sur la chanson « In Your Eyes ». Le guitariste déroule son jeu et prend le chemin du Blues avec « I Hear You Knocking », sur un rythme bien classique. Quel bonheur d’entendre et de bouger sur ce groove et cette ambiance Soul. Les lignes chantées appuyées par les notes de guitare, sont toujours un grand moment. Bel hommage à James Taylor, avec la reprise de « Don’t Let Me Be Lonely Tonight ». Le guitariste enchaine ensuite, sur un hommage à Donny Hathaway, qu’il avait joué sur le disque « The Absolute Benson ». Le solo de clavier sur cette tourne harmonique très simple, monte en intensité, le solo de guitare, le scat enflamment. Le solo de percussions fait bouger sans aucun doute, l’assistance. Le groove revient avec « Love Ballad ». Les envolées guitaristiques sont uniques. Le magnifique morceau « Affirmation » figurant sur « Breezin », est interprété avec toujours autant de feeling. Le guitariste clôture le disque par une nouvelle composition intitulée « Cruise Control ». Instrumentale, la mélodie simple, pleine de groove est néanmoins captivante. Georges Benson reste fidèle à ce qu’il est, et à ce qu’il aime, une musique brûlante de groove. Il la joue depuis plus de cinquante ans, et l’agrémente toujours de ses improvisations de guitare dont lui seul, détient le secret.

SUR LA ROUTE DU JAZZ/ THE MODERN JAZZ SEXET

EN TERRE BE-BOP/THE MODERN JAZZ SEXET

Dans les années 50, une formation propose une musique à mi chemin entre Classique et Be-Bop. Le Modern Jazz Quartet formé à l’initiative du pianiste John Lewis, est composé de Milt Jackson au vibraphone, Percy Heath à la contrebasse et Connie Kay à la batterie. Il sera un des groupes les plus prestigieux du post Bop. Au cours d’une session magnifique de 1956, on retrouve John Lewis et d’autres immenses musiciens autour d’un projet intitulé « The Modern Jazz Sextet ». Dizzy Gillespie tient la trompette, Sonny Stitt le saxophone. « Tour De Force » démarre par des motifs de cuivres au swing enthousiaste et éclatant. Sur un rythme très simple, les notes de trompette piquées, sont d’un grand dynamisme. Le thème généreux aux pointes bluesy, nous rassure et respire l’allégresse. Sonny Stitt est le premier à se lancer en improvisation sur laquelle, l’ombre de Bird plane. Les chromatismes sont nombreux, les articulations des phrases, bien fluides. Le solo de l’altiste ne manque pas de doubles croches. Dizzy et sa sonorité feutrée nous emportent dans le swing et ses envolées magnifiques. Le co-fondateur du Be- Bop est bien inspiré. Le guitariste Skeeter Best et le pianiste sont grandioses par la discrétion de l’accompagnement. Ce dernier joue avec classe des phrases qui sautillent. La technique du guitariste n’est pas époustouflante mais l’esprit est là. Attention, la seconde piste « Dizzy Meets Sonny » nous plonge à corps perdu dans le Be-Bop, qui tient en haleine. Sur un tempo up, le saxophoniste et la trompette s’en donnent à coeur joie, en sortant des flots de notes, d’une grande virtuosité. Le piano est moins démonstratif, les notes sont fines. Le duel entre le sax et la trompette est bouillonnant. À 7’37, je crois entendre un clin d’œil à « Moose The Mooche ». Le « Ballad Medley » atteint des sommets d’apaisement. « Old Folks » What’s New » How Deep is the Ocean? », trois chefs d’oeuvre, trois ballades, sont mis à l’honneur. À 5’17 Dizzy est très bluesy. Le standard « Mean To Me » est un autre rayon de soleil de cette session magique. Le stop chorus de trompette est sidérant de précision et d’intensité. Le pianiste joue, en étant toujours en quête de motifs mélodiques. La conclusion du thème est une référence à « Four » de Miles. Comme une ode au génie du Jazz, « Blues For Bird » s’étire sur neuf minutes, au cours desquelles, les solos sont joués avec grand feeling. Le piano et la guitare se servent de motifs en pentatoniques, alors que la trompette et le saxophone se promènent sur des chemins plus Be-Bop. Cette session nous rappelle, que Blues et Be-Bop sont intimement liés. Cette jam réunissant de grands artistes, est un festival de swing et d’improvisations pétillantes. Pour le musicien qui voudrait apprendre le langage du Jazz, les solos sont des modèles du genre, entre motifs très blues et longues phrases chromatiques. « The Modern Jazz Sextet » est un groupe qui n’aura joué que le temps de ce disque, o combien agréable.

NOUVEAUTÉ ALBUM/ ELINA DUNI

ELINA DUNI/ LOST CHIPS

La chanteuse Elina Duni d’origine Albanaise, aime mélanger folklores Européens, avec accords et arpèges Jazzy. À l’âge de 12 ans, elle part avec sa maman en Suisse et commence des études de musique. La chanteuse publie cet album serein et apaisé. Cet album « Lost Chips » est un grand moment de calme. « Bella Ci Dormi » est lyrique et triste, avec des arpèges de piano et de guitare lancinants. « Brighton » morceau planant, interprété en Français est une mélodie pure, cristalline et apaisante servie par des arpèges de guitare légers. La version de « I’m Fool To Want You » est profonde, les notes de guitare donnent le vertige, avec une trompette sensuelle, que les balais d’une grande finesse, effleurent. « Numb » exprime tristesse et doute. Les arpèges de piano installent une ambiance sombre, tandis que la guitare lâche des notes lunaires. Sur « Lost Ships », on entend le guitariste Rob Luft s’illustrer en picking. Les morceaux sont très calmes, les tempo lents. « The Wayfing Stranger » respire le desarroi, la peine. Les arpèges de guitare et la voix, amènent un peu plus de mouvement. Très belle mélodie que le morceau « Lux ». L’ambiance devient un peu plus rythmée sur une mélodie inspirée des Balkans « Kur me Del Ne Dere ». Avec le thème « N’at Zaman », on reste dans cette contrée d’Europe, mais sur un climat plus lisse. Sur l’hommage à Aznavour, la voix et les arpèges minimalistes de guitare, empruntent par moments, des accents orientaux. Dans ce projet, la voix est quelque peu froide, le registre un peu similaire de morceau en morceau, mais la pureté du son et des arrangements, est très appréciable. Le disque est publié chez ECM.

SUR LA ROUTE DU JAZZ/ SMOOTH JAZZ/LEE RITENOUR

LEE RITENOUR/ CAPTAIN FINGERS

Lee Ritenour est connu pour être un musicien de Smooth et Jazz Fusion. Après avoir étudié le Jazz classique il devient un musicien de studio très sollicité. Entre Smooth et Jazz funk, le guitariste Lee Ritenour réalise en 1977, un très beau disque en leader. Les rythmes en syncopes pétillent. Le thème aux nombreuses notes bien funky, est soutenu par le groove de basse et batterie. Le titre du disque « Captain Fingers » nous fait entendre toute la technique du guitariste, reposant sur des phrases fluides au son saturé. « Dolphin Dreams » et ses arpèges ressemblent à l’ambiance de Metheny, sur sa composition « Phase Dance ». Les sons de cordes aux claviers et les arpèges qui suivent, me font penser à l’univers de Christopher Cross. A 2’55 la tonalité s’assombrit, le solo de guitare au son wah-wah se déploie. A l’écoute de la cocotte sensuelle, des sons de synthétiseur imitant les cuivres, « Fly By Night » nous élève. « Margarita » est brûlant, le groove est bien là. Très belle introduction sur « Isn’t She Lovely », avec des notes de guitare jouées à la pédale de volume. Le chanteur dialogue par moments avec la guitare dont le solo atteint des sommets de vélocité pure. Le rythme funky de « Space Glide » évoque les Head Hunters. Comme le titre du morceau l’indique, le thème est un peu cosmique. Le saxophone d’Ernie Watts à 2’50, fait une rentrée magnifique. Il lâche des phrases déchaînées. Enfin le dernier morceau « Sun Song », joué à la guitare cordes nylon, avec toute la douceur des nappes de clavier, est un grand délice. Cet album renferme une musique au groove chaleureux, avec des pointes de blues. Avec des compagnons prestigieux comme Dave Grusin, Ernie Watts, Harvey Mason, Patrice Rushen ou encore Jeff Porcaro, le guitariste nous propose une musique conviviale, facilement accessible.

NOUVEAUTÉ ALBUM/STÉPHANE EDOUARD

STÉPHANE EDOUARD/ PONDICERGY AIRLINES

Le percussionniste Français d’origine Indienne, sort son premier album en leader. C’est en 2006, que je découvris ce jeune musicien au sein du groupe Sixun. Avec une énergie incroyable, le binôme rythmique qu’il forme avec Paco Sery, au sein de ce groupe, est grandiose. Aujourd’hui, Stéphane Edouard présente ses propres compositions, entre Musique Indienne et Jazz Funk. Le titre éponyme donne tout de suite le ton. Le tonus des rythmes, la mélodie aux débits de notes élevés, nous ravissent, dès les premiers instants. Sur le second titre « Sathya et Sohane », la finesse de la flûte et de la sitar, se mêlent à la voix fragile. Les arpèges de basse Fretless, créent un effet de profondeur. La séquence à 1’55 qui laisse la place à l’accordéon, est magnifique. Les accords de guitare folk puissants, enflamment l’ambiance. « A Song For Sara » est une invitation à l’apaisement et à la tranquillité. La basse fluide nous envoûte. « Full Metal » commence par un motif brûlant, joué au violon et à la guitare. Les mises en place complexes sont ponctuées d’accords Folk vigoureux. Le chant devient planant à 2’06, puis la fougue de la guitare électrique arrive. Ce projet est un voyage à travers les rythmes. « One Last Time » repose sur un riff redondant à la sitar, joué dans un esprit blues. Dans un climat assez rock, la mélodie s’étire. Le batteur et percussionniste démarrent le morceau suivant « Oh My Gosh », par un solo débordant de groove. La complexité de la mélodie, tient aux flots de notes typiques du Jazz Funk. Celle-ci se construit autour de nombreux motifs chromatiques, dont la mise en place est d’une grande précision. La séquence « Rue du Haut Lieu » est également époustouflante de précision rythmique. « Mother’s Love » est d’un grand lyrisme, tant le violon et la flûte, expriment bien la souffrance et la peine. Sur le morceau « Appa » et son groove de folie, la basse nous coupe le souffle, tandis que la guitare s’envole. « Salt March » déborde d’énergie Rock, au cours duquel la tension monte progressivement. Le disque se clôture par « Xol Naleu ». La voix cristalline et sensuelle, est accompagnée d’arpèges de piano d’une grande pureté. Pour son projet en leader, le percussionniste est en bonne compagnie; en effet, on trouve N’ Guyen Le à la guitare, Michel Alibo, Linley Marthe à la basse, Bojan Z et Alfio Origlio aux claviers, Vincent Peirani à l’accordéon. On y fait aussi de belles découvertes, comme le guitariste Emmanuel Heyner, Samira Brahmia au chant, et Baiju Bhatt au violon. Stephane Edouard nous propose un voyage, à travers des contrées sonores et rythmiques insoupçonnées. Il réalise ici, un feu d’artifices sonore étincelant, qu’il publie chez Cjazz Productions/Absilone.

ACTU JAZZ/ JOE CHAMBERS

JOE CHAMBERS/ SAMBA DE MARACATU

Joe Chambers est un immense batteur, de la même génération, que d’autres musiciens grandioses comme Al Foster ou Jack Dejohnette. Le 26 Février prochain, ce musicien connu pour avoir été sideman sur de nombreuses sessions Blue Note, reviendra avec un nouvel album. Dans l’Histoire du Jazz, ils sont quelques grands musiciens à jouer de deux instruments au même niveau. Larry Bunker qui accompagna Bill Evans était batteur et vibraphoniste. Victor Feldman pianiste aux côtés de Miles Davis et de Stan Getz, jouait du vibraphone. Joe Chambers sort un nouveau projet, chez ce label historique, où on peut l’entendre au vibraphone et à la batterie. Avec cette composition, le batteur nous fait écouter ses qualités de vibraphoniste, dont la sonorité creuse, fait plus penser au xylophone. Pour cela, il enregistra en overdubs. Le piano en solo, dès les premiers instants, joue un arpège aux forts accents mélancoliques. Les maracas entrent alors, et le vibraphone expose le thème, dont ressort le doute et la crainte. Le mystère s’échappe, les accords sont parfois dissonnants. A 3’05, le motif joué au vibraphone et au piano ressemble à celui de « Berimbau », le fameux morceau de Vinicius de Moraes. La mélodie reprend à 3’43, puis emprunte un tournant très bluesy, digne des grands moments de Hard Bop. Ce musicien au jeu léger, use des percussions avec sobriété, cherche au vibraphone des phrases nouvelles, aux trajectoires intéressantes. Nous reparlerons de cette belle sortie, éditée par le label historique Blue Note, afin de présenter les autres compositions.

NOUVEAUTÉ ALBUM/ YELLOWJACKETS

YELLOWJACKETS/ JACKETS XL

Le groupe Californien à la production prolifique, revient avec un projet reprenant des compositions déjà existantes, arrangées pour Big Band. De nombreux artistes et de groupes ont ces dernières années, enregistré, accompagnés d’une telle formation. Le groupe Steps Ahead enregistra en 2015 « Steppin Out » avec le WDR Big Band de Cologne. C’est ce même orchestre qui accompagne les YellowJackets, sur ce projet. Entre rythmes au groove prononcé, et harmonies Bop, YellowJackets emmené par Bob Mintzer et Russell Ferrante, montre qu’il est un grand groupe de fusion. L’album commence par un morceau au swing rapide. À partir de notes piquées, le thème est clairement Be Bop. La nouvelle recrue du groupe, le bassiste Dale Alderson développe un solo de basse limpide, au sens mélodique élevé. Attention la seconde plage « Dewey » nous emmène vers du groove pur, où la basse électrique et la batterie le mettent bien en relief. La mélodie est jouée au sax EWI, que Mike Brecker affectionnait tout particulièrement. Les motifs bluesy sont nombreux chez le saxophone ainsi que chez le trompettiste. Quelques accents Folk, notamment avec « Mile High », la mélodie exprime la joie l’espoir, comme sur le morceau « The Red Sea ». Les interventions de cuivres donnent l’impression de grandeur. Le solo à l’EWI se construit au fur et à mesure, dans un esprit toujours bluesy. J’aime bien les premières notes du solo de piano de Russell Ferrante un peu « Out », et ses nombreuses ponctuations de voicings. Avec « Even Song », on revient à la Folk et au Blues sur lequel, on entend la guitare jouer à merveille, dans cet esprit proche de Robben Ford. À écouter le bassiste Australien, son son et son style me font penser à Victor Wooten. Sur un rythme aux nombreuses syncopes l’orchestre nous entraîne vers la danse, sur « One Day ». Le solo de Russell Ferrante au clavier au son du Fender Rhodes, monte en puissance. Le souffle de l’EWI est léger mais les notes du solo, groovent toujours. « Tokyo Tale » est un morceau lancinant. Reprise d’un classique du groupe « Imperial Strut » figurant sur le tout premier album de 1981. La rythmique et l’orchestre déploient le groove, le sax électronique arrive pour notre plus grand plaisir. « Coherence » est plus acoustique avec des séquences aux intervalles intéressants, et des séquences empruntant à la musique classique. « Révélation » clôture le disque sur une ambiance swing Rythm n’ Blues. Si le groupe reprend d’anciennes compositions, leurs nouveaux arrangements en grande formation méritent une écoute particulière. Ce Jazz au carrefour du Smooth et du Funk, est toujours de grande qualité. « Jackets XL » est une belle sortie de ce début d’année 2021.

SUR LA ROUTE DU JAZZ/ JAY JAY JOHNSON

L’ ÈRE HARD BOP/ LE JAZZ A LE BLUES

Le Hard Bop est un retour aux sources. Les improvisateurs mêlent le langage Be-Bop, en ajoutant des pointes de Blues. Ce sont des sessions magnifiques, qui ont été gravées par le tromboniste Jay Jay Johnson, entre 1953 et 1955. « The Eminent Jay Jay Johnson » est un des plus grands moments de jazz post bop, avec des sidemen qui sont également de grands noms de ce courant du Jazz. Nous parlerons surtout des compositions originales et de quelques standards, dont l’interprétation mérite d’être entendue. Dès l’ouverture, nous sommes plongés dans une musique dynamique, au tempo up. « Turnpike » est un thème au tempo effréné introduit par des nappes de cuivres, aux valeurs longues. Les solistes impressionnent par la fluidité de leurs improvisations. Le tromboniste reste très attaché aux standards. « Get Happy » porte bien son nom. Sur ce thème étincelant, Clifford Brown est le maître en ce qui concerne le langage be-bop. « Sketch 1 » signé John Lewis est une mélodie qui sonne comme de la musique classique, avec des nappes de cuivres épurées et fines. Le morceau « Capri » est une très belle mélodie écrite par l’altiste Gigi Gryce. Le trombone combine motifs courts et phrases plus longues. Jimmy Heath au ténor apaise par la sonorité douce. Clifford Brown s’envole avec ses trajectoires magiques. La composition « Jay » à toute allure, est introduite par Wynton Kelly et son toucher en finesse. Le trombone est d’une limpidité ahurissante. Les congas et la batterie sont en dialogue constant. Ces percussions apportent évidemment un côté latin à la musique. La frappe est feutrée. Le standard « Too Marvelous For Words » est arrangé avec légèreté. « Coffee Pot » écrit par J.J est un thème Be Bop à partir duquel, il s’elance, pour livrer un solo limpide et fulgurant. Malgré des phrases à haut debit, le pianiste Wynton Kelly donne l’impression de caresser les touches de son piano. Les sessions avec Horace Silver sont plus empreintes de Soul et de Blues. La dynamique de « Daylie Double » est amenée par un dynamisme incroyable. Les notes piquées du thème sont fabuleuses. Hank Mobley a un jeu bien bluesy. Le trombone et sa sonorité de velours apaisent malgré la rapidité du tempo. Le jeu d’Horace Silver a également de nombreux accents blues. La reprise du standard « Pennies From Heaven » est une séquence pleine d’optimisme. « You’re Mine You » est savoureux et romantique. « Groovin » se rapproche du style des Jazz Messengers, d’autant plus, que le pianiste est le co-fondateur de cette formation. « Viscosity » mélodie Hard Bop par excellence, nous fait swinguer avec joie. Ces deux volumes du tromboniste, sont à mon sens des incontournables, pour tout amateur de Hard Bop. Les thèmes sont bien articulés autour de motifs Be-bop, enveloppés de motifs de cuivres légers et sobres. Avec des musiciens de grande classe tels, Clifford Brown, Charles Mingus ou Horace Silver, vous écouterez un véritable joyau musical.