L'Actualité, les nouveaux albums, les concerts, l'histoire de tous les Jazz

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ACTU CONCERTS/ JAZZ AUX 4 COINS

On commence par un concert le 06 février à Oloron Sainte Marie, dans les Pyrénées Atlantiques, The Soul Jazz Rebels.Blues, Jazz et Soul, voici le mélange qui vous est contacté par quatre musiciens qui transmettent de bonnes vibrations. Au piano Jean Vernhères, Cyril Amourette à la guitare, Hervé Saint Guirons

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NOUVEAUTÉ ALBUM/ JOHN SCOFIELD & DAVE HOLLAND/ MEMORIES OF HOME

John Scofield et Dave Holland sortent “Memories Of Home”, un album exclusivement réalisé dans la formule du duo. En écoutant les premières notes de guitare égrenées lors du premier titre, j’ai l’impression d’entendre Bill Frisell.John Scofield installe dès le morceau d’ouverture “Icons At The Fair”, des couleurs qui s’imprègnent constamment

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ACTU CONCERTS/ JAZZ AUX QUATRE COINS

Jeudi 15 janvier, rendez vous au “Jazz in Fort l’Ecluse”, qui se déroule au Château Ferney Voltaire, dans le département de l’Ain. Au programme, un hommage à l’un des pionniers, le le clarinettiste et soprano Sidney Bechet.Originaire de la New Orleans, il est une source, une des racines du Jazz.

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SUR LA ROUTE DU JAZZ/ PAUL DESMOND (1916-1977)

C’est l’histoire d’un saxophoniste dont la sonorité hors du commun est à la fois séduisante et mystérieuse.Paul Emil Breitenfeld, plus connu sous le nom de Paul Desmond, a laissé une empreinte très particulière sur le plan esthétique. Il commence sa carrière dans les années 40 et comme la plupart de

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Jazz

ACTU CONCERTS/JAZZ AUX QUATRE COINS/

Si vous êtes non loin d’Epinal ce week-end du 28 au 30 Octobre, ne manquez pas la soirée « Les Cafés Jazz », animée par le pianiste Pierre Boespflug. Accompagné du contrebassiste Jérôme Fohrer et du batteur Éric Echampard, le pianiste vous emmènera vers des coins étranges abstraits sur le plan harmonique. Les couleurs qu’il propose vous font voyager. Sur le morceau « Esquisse », le rythme binaire est martelé avec force et précision tandis que l’accompagnement de contrebasse reste sur une pédale pendant plus de deux minutes. Très contemporain, la structure n’est pas

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ACTU CONCERTS/JAZZ AUX QUATRE COINS/

Du 20 au 23 Octobre se déroule le festival « Blues en Aveyron » au cours duquel le pianiste Fabrice Eulry accompagnera sur quatre soirs des artistes tels que Emilie Hedou le 20 octobre, le chanteur Portugais Rick Norton le 21, les pianistes Victor Demange et Anne Cadilhac le 22, ainsi que l’accordéoniste Lucia Genilloud et la chanteuse Belge Micheline Van Hautem le 23 pour des sonorités plus Folk. Le pianiste qui est le pilier de cet événement joue le Blues et le Boogie. Sur une vidéo on le voit jouer « Night

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ACTU CONCERTS/ JAZZ AUX QUATRE COINS

On commence cette rubrique par un concert étonnant qui se passe ce soir dans le cadre du Festival « Nuit des cordes debusquees » sur Marseille. Le groupe « The Bridge » originaire de Chicago explore depuis de nombreuses années les contrées de l’improvisation libre. Depuis 2013 ce groupe d’improvisateurs converse avec des musiciens Français qui sont dans cet esprit. Le quartet de ce soir regroupe la saxophoniste Maito Sugimoto, le plus Free des guitaristes manouches Raymond Boni ainsi que les contrebassistes Anton Hatwitch et Paul Rogers. Ils inviteront sur scène François Wong et

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ACTU CONCERTS/ JAZZ AUX QUATRE COINS/

Demain 09 Octobre 2022, à la Halle aux grains à Toulouse, le pianiste Jamaïquain Monty Alexander reprendra thèmes et standards avec son trio composé de Luke Sellik à la contrebasse et Jason Brown à la batterie. Ce trio livrera un concert de grande énergie où l’inventivité n’a pas de limites en matière de phrases et d’aventures rythmiques. Fils spirituel d’Oscar Peterson, Monty joue des phrases bien articulées très Be-Bop et qui swinguent. Ancré dans les standards et le Blues, Monty Alexander est un monument du piano Jazz qui apporta une

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NOUVEAUTÉ ALBUM/ JOHN SCOFIELD & DAVE HOLLAND/ MEMORIES OF HOME

John Scofield et Dave Holland sortent “Memories Of Home”, un album exclusivement réalisé dans la formule du duo. En écoutant les premières notes de guitare égrenées lors du premier titre, j’ai l’impression d’entendre Bill Frisell.
John Scofield installe dès le morceau d’ouverture “Icons At The Fair”, des couleurs qui s’imprègnent constamment celle du Blues et de la Folk.
Suite à cette ouverture sobre, teintée de Blues, ce sont des accords à la McCoy Tyner que l’on entend, des harmonies Coltraniennes. Doté d’un sens du swing inégalé, les notes à la guitare dansent sur la ligne de contrebasse, solide, au son bien rond.
Le duo est un exercice périlleux et seuls les grands peuvent relever l’exploit.
Les phrases de guitare sont toujours inventives, la partie de contrebasse puissante et percussive. Suite à ce morceau d’ouverture où guitare et contrebasse montrent leur emphase, le duo poursuit par une composition du guitariste intitulée “Meant To Be”. L’écoute réciproque entre ces deux musiciens est intense, la communication est quasiment télépathique. La contrebasse se déploie les harmoniques de guitare telles des gouttes sonores. J’aime beaucoup l’accompagnement de Scofield lorsque le contrebassiste déploie ses notes de façon magistrale.
“Sco” comme l’appellent les fans impressionne toujours autant par son swing qui vous prend aux tripes. Il parvient toujours à prendre des trajectoires variées en s’éloignant de toute linéarité.
Quand on écoute “Mine Are Blues”, le guitariste danse sur la ligne de contrebasse de Dave Holland lui aussi impérial.
Si le feeling, le guitariste introduit “Memorette”, le sommet de swing est atteint au cours de l’hommage à Ray Brown intitulé “Mr B”.
La maîtrise des silences entre les notes, les nuances en termes de volume, montrent que les deux vétérans du Jazz n’ont rien perdu de leur grandeur. Écoutez “Not For Nothin”, la métrique complexe, le solo de contrebasse introductif sur un motif qui a des sonorités proches d’un morceau comme ” All Blues”.
Dans ce disque, comme ceux que John enregistra ces dernières années, le son est plus doux. Je savoure les notes qu’il déroule au fil de “Easy For You”, une balade attendrissante. La contrebasse est très langoureuse, les phrases de guitare très mélodiques.
Les deux musiciens donnent le sentiment d’avoir un drive de cymbale, naturellement intégré à leur jeu. Écoutez la walkin’ sur laquelle la guitare rebondit ainsi que les phrases de contrebasse.
Toujours aussi fascinant, John Scofield est imprévisible, donne le sentiment qu’il peut improviser des phrases sans cesse nouvelles et les ponctuer de voicings. Avec Dave Holland la relation est presque alchimique.
Entre Folk, Blues et Jazz, le dernier morceau “Memories Of Home” sonne comme un traditionnel. La contrebasse va chercher les notes, les extrait en profondeur.
Avec cet opus, les deux grands jazzmen proposent des thèmes qui ne sont pas exceptionnels comme ils ont pu en écrire par le passé, mais restent des grands maîtres de l’improvisation. Si leurs phrases sont dépouillées de toute virtuosité, ils impressionnent toujours autant par leur sens mélodique et leur placement rythmique.

L'histoire de tous les Jazz

SUR LA ROUTE DU JAZZ/ LE JAZZ ROCK/ THE BRECKER BROTHERS/

Dans l’histoire du Jazz, il arrive souvent que cette musique se raconte en famille. Je pense aux frères Heath, Jimmy, Albert et Percy ou encore à la fratrie Jones, Hank, Thad et Elvin. Les frères Adderley, Julian « Cannonball » le saxophoniste alto et Nat le trompettiste, dirigèrent un quintet de haute

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SUR LA ROUTE DU JAZZ/ LES RACINES DU BLUES/ SONNY BOY WILLIAMSON

Rice Miller est peut être l’un des harmonicistes les plus célèbres du Blues. Originaire du Mississippi, il propose un Blues énergique. La sonorité de l’harmonica est rugueuse brûlante. Compositeur volubile le groove est là. Les envolées de notes sont nombreuses. Cet artiste chante la souffrance la séparation avec les femmes

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SUR LA ROUTE DU JAZZ/ BUSTER WILLIAMS

Je lis ce mot affectueux de Wayne Shorter envers le contrebassiste Buster Williams pour ses 79 ans! Quel disque magnifique que ce « Fortune Dance » sur lequel figure une des plus belles compositions du Jazz moderne écrites en trois temps, « Air Dancing ». Sauf erreur de ma part, ce chef d’oeuvre fut

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SUR LA ROUTE DU JAZZ/ LE JAZZ FUNK

Marcus Miller baigne depuis tout jeune dans la musique. Avec un père musicien et un oncle pianiste de Jazz, Marcus marchera sur les traces de ses aînés pour devenir un des plus grands bassistes de l’histoire. Membre du GRP All Stars Band, sa carrière décolle lorsqu’il devient bassiste de Miles

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SUR LA ROUTE DU JAZZ/ ROBERT JOHNSON

LES RACINES DU BLUES/ROBERT JOHNSON Dans le cadre de notre évocation du Blues, on présente les pionniers de cette musique basée sur le feeling et les émotions. À l’état brut, le Blues né sur les rives du Mississippi s’implantera progressivement vers d’autres régions. Restons tout de même aux alentours du

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SUR LA ROUTE DU JAZZ/ PAUL DESMOND (1916-1977)

C’est l’histoire d’un saxophoniste dont la sonorité hors du commun est à la fois séduisante et mystérieuse.
Paul Emil Breitenfeld, plus connu sous le nom de Paul Desmond, a laissé une empreinte très particulière sur le plan esthétique. Il commence sa carrière dans les années 40 et comme la plupart de ses confrères il est attiré par cet âge d’or du Be-Bop et de ses représentants, Charlie Parker en tête. S’étant approprié le langage typique de cette révolution du Jazz, Paul avait une approche très personnelle de l’improvisation, basée sur des phrases aérées aux nombreuses respirations. Cette sonorité très personnelle est proche de la clarinette évoquant légèreté, éphémérité et poésie.
Un son suave, moelleux est une des distinctions de ce musicien raffiné discret et timide.
En 1950, il est déjà chez Dave Brubeck dans l’Octet, une musique écrite autour d’arrangements pour cuivres. Autour de standards, l’écriture de Dave Brubeck ainsi que les solos sont le signe d’un raffinement.
Même si la virtuosité n’est pas l’élément central comme chez Cannonball ou Charlie Parker, le jeu Be-Bop de Paul est au contraire apaisant, plus proche d’une mélodie que d’un déroulé technique.
Sur un titre comme “Love Walked In”, on entend les notes douces, se faufiler entre la contrebasse, la cymbale et les accords.

Écoutez son interview en 1954 de “Bird” le géant, le pionnier du Jazz moderne.
Il est intéressant d’entendre ces deux musiciens, l’un, le fondateur du langage de l’harmonie moderne et l’autre qui explore déjà une nouvelle voie un Jazz moins virtuose plus doux.
Dans ce dialogue, Charlie explique les éléments nouveaux d’harmonie qu’il a découvert sur l’alto, comme les changements d’accords. L’aventure remonte à 1941. Bird parle de Johnny Hodges un des maîtres qui joua avec Duke et Benny Carter que Paul a également écoutés et dont il s’est nourri.
Sur son passé, Bird évoque sa rencontre avec Dizzy Gillespie au sein du Band de Billy Eckstine. Charlie explique son travail entre 11 h et 15h par jour sur son instrument, la construction du Be-Bop avec Dizzy et Miles. Paul lui fait part de son admiration, de ce virtuose aux articulations novatrices.

En présentant le style de Paul Desmond à travers son œuvre, il ne s’agit pas de faire une litanie des morceaux disque après disque.
Il est un saxophoniste alto incontournable. Sans la technique époustouflante d’un Bird, il donnait vie à ses notes en croches, des notes lumineuses.
Les complicités, les liens artistiques avec d’autres musiciens sont l’annonce d’une nouvelle ère du Jazz. Le proverbe “qui se ressemble s’assemble” est propice à la situation.
Si Desmond est associé au Cool, son nom n’est pas celui qui ressort en premier. En effet, quand on parle de ce courant on pense plus à Miles Davis, mais aussi à Chet Baker, Stan Getz ou au sax baryton Gerry Mulligan.
Avec ce dernier, Paul Desmond signe en 1957 “The Gerry Mulligan Paul Desmond Quartet”. L’aventure se poursuit en 1962 avec “Two Of A Mind”. C’est l’alchimie entre le baryton et l’alto, un mariage parfait. Les deux sax jouent un joli dialogue à deux voix lorsqu’ils présentent le standard “All The Things You Are”. Paul Desmond, premier à partir en solo, s’envole avec une légèreté incomparable.

Paul n’est pas sur “Birth Of The Cool” de 1949, mais être aux côtés de Dave Brubeck au début des années 50, le place comme un des artisans de ce nouveau Jazz.
Comme on le disait en introduction, on a les premiers enregistrements vers 1950. Le saxophoniste sera associé au pianiste pendant de longues années, un quart de siècle jusqu’ à sa mort en 1977.
Paul Desmond est très en quête d’esthétique avant tout dans cette recherche de sensibilité, de l’émotion de l’artistique quoi qu’il arrive. Ce sont de véritables monuments du jazz par les placements rythmiques, les mélodies, l’innovation en matière de métrique.La collaboration avec Dave Brubeck est très féconde, “Time Out”, “Further Out”, autant de sessions comme des aventures au pays des rythmes et des mélodies.
En 1957 sur “Dave Digs Disney”, le solo de “Someday My Prince Will Come”, est un modèle en matière de respiration, caractéristique du jeu de l’altiste.
Quelque temps après, vient le monument incontournable, intitulé “Time Out” en 1959.
Dans cette œuvre figurent “Blue Rondo à la Turk”, construit sur une cellule rythmique à 9 temps. La mesure ne se compte pas en triolets de croches dont on accentuerait à chaque fois le premier, mais selon un découpage plus subtil. “Take Five” en 5 temps, est une mélodie construite sur une pentatonique, à laquelle s’ajoutent quelques notes donnant une couleur Blues. Reprise par Al Jarreau une vingtaine d’ années plus tard, il deviendra un standard de ce Jazz moderne mélodique et cool.
Paul Desmond compose d’ailleurs “Take Ten” une paraphrase, un clin d’oeil évident au précédent. “Three To Get Ready” en trois temps, sera repris par Nougaro avec son adaptation “Le Jazz et la Java”.
Le saxophoniste allait de mélodie en mélodie, comme si chaque note était produite par un son si attachant.
La carrière en leader fait ressentir le romantisme, la poésie du son et des phrases dans des albums réalisés entre 1962 et 1965.

En 1962 “Desmond Blue” contient des sommets de finesse. “My Funny Valentine” est un diamant d’émotion, symbole de nostalgie. Le saxophoniste reprend aussi “Body And Soul” et “Ill Wind”.
La fragilité, Paul Desmond l’incarnait dans ses interprétations des Bossa comme “Samba de Orfeu”. Imprégné de sa complicité avec Dave Brubeck, le saxophoniste écrit “Take Ten” une paraphrase de “Take Five”.
“Glad To Be Unhappy” est aussi une perle. Écoutez les notes susurrées sur la composition éponyme qui ouvre le disque, les accords de Jim Hall qui enveloppent la mélodie et l’improvisation. Sur ce disque figure aussi “A Taste of Honey” un morceau que reprirent les Beatles en 1963.
“Bossa Antigua” en 1965 met en relief le jeu en retenue et la façon de jouer la Bossa. C’est le soleil et la joie des notes qui dansent.
Quelle version toute en douceur d’“Easy Leaving”, grand standard qui donne le nom à cet album disque dont les sessions furent enregistrées entre 1963 et 1965.

Sur ces albums, notons la complicité de Paul avec Jim Hall, la guitare aux notes rondes et au jeu minimaliste. Entre le saxophone et la guitare c’est une approche partagée, un discours qui respire et le choix des belles notes à la technique et à la démonstration.

Ces albums sont réédités dans un magnifique coffret que vous pouvez écouter sur Deezer. Ce coffret RCA est un trésor discographique qui donne à entendre de véritables perles sonores, des notes caressées. Chez Paul pas de “In And Out” mais des phrases plus proches de la poésie.
Sur CTI le disque “Pure Desmond” de 1975 dans lequel, on entend une grande version de “Nuages”, grand chef d’œuvre de Django Reinhardt. Au cours de cette version et de ce disque, ce n’est pas Jim Hall, mais Ed Bickert, un guitariste dont le style fait rimer aussi sobriété et tranquillité,
Standard après standard, le son est moelleux, ce lyrisme est très touchant.

L’arrangeur et chef d’orchestre Don Sebesky travaillera avec Desmond sur le disque “Summertime” de 1969, chez A.M CTI. Parmi les plages d’extase et de douceur, écoutez “Emily” signé Johnny Mandel ou encore la très belle valse “Someday My Prince Will Come”. On entend Herbie Hancock tout en finesse sur les touches de son piano.

Paul Desmond, apôtre du Cool, ne vivra que 51 ans, parti trop tôt, au même âge qu’un certain Bill Evans.
Ce souffle, cette sensibilité unique, ces notes qui semblent danser sont tous des éléments constitutifs d’une esthétique personnelle et qui restera unique.
Quand en 2006, je regarde le film de Sidney Pollack intitulé “The Yakuza”, j’écoute un thème au cours du film qui est joué à l’alto en me disant qu’il s’agit à coup sûr de Paul.
En regardant de plus près le disque de la bande originale signée Dave Grusin, je lis que c’est Bud Shank qui a cette sonorité si douce. De dix ans son cadet, l’altiste a sans doute été influencé par le premier, qui plaçait l’esthétique au-dessus de tout.

En écoute, la version d’Emily sur le disque “Summertime” évoqué quelques instants auparavant. Savourez le son les accords langoureux d’Herbie Hancock et les voiles de cordes.