L'Actualité, les nouveaux albums, les concerts, l'histoire de tous les Jazz

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INFO TRISTESSE/ SONNY ROLLINS 1930-1926

Un des derniers géants du Jazz, celui qu’on surnommait le Colosse est parti à l’âge de 95 ans. Sonny Rollins avait d’ailleurs enregistré en 1956,un disque intitulé “Saxophone Colossus”, dans lequel figurent un de ses titres les plus connus “St Thomas”. Il était d’abord un musicien de Be-Bop, pouvant jouer

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ACTU CONCERTS/ JAZZ AUX QUATRE COINS

On commence cette actualité des concerts en cette fin de mois, par une artiste qui aime le mélange, qui propose une mosaïque de styles.Le 28 mai, la chanteuse Gabi Hartmann qui aime varier les climats passe à la Chapelle du Mejan d’Arles, entourée de ses musiciens, Florian Robin au piano,

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NOUVEAUTÉ ALBUM/ OLIVIER LE GOAS/ THE CHAINING LOOPS

Le jazz est un plaisir d’autant plus intense qu’il se vit en bande, dans cette alchimie collective où chaque voix trouve sa place sans jamais écraser les autres. “The Chaining Loops”, nouvel album d’Olivier Le Goas et de l’ensemble Pulse, enregistré les 23 et 24 juin 2024 aux Studios de

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NOUVEAUTE ALBUM/ SIMON MOULLIER/ CEIBA

Franck Tortiller, David Patrois, Norbert Lucarain, autant de grands noms du vibraphone en France. Nous aimons aussi beaucoup Bernard Jean, dont deux albums ont fait l’objet d’articles dans JazzinfosFrance.Comme on avait découvert Nicholas Thomas en 2021, on parle aujourd’hui d’un jeune musicien armé de ses mailloches lui aussi, Simon Moullier

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Jazz

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LAURENT COULONDRE TRIO L’émission « Live à Fip » retransmettra en direct le concert de plusieurs artistes le jeudi 6 février.Sur la scène de la Friche Belle de Mai, le pianiste Laurent Coulondre jouera son projet en hommage à son idole Michel Petrucciani.Sur les traces de son maître, le pianiste rendra un bel hommage à ce grand improvisateur et compositeur disparu trop jeune, qui alliait émotion mélodique et virtuosité.Avec cet album « Michel on my mind », Laurent Coulondre s’immerge dans cet univers aux grandes mélodies et montre sa grande sensibilité dans les improvisations.Vous

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NOUVEAUTÉ ALBUM/ OLIVIER LE GOAS/ THE CHAINING LOOPS

Le jazz est un plaisir d’autant plus intense qu’il se vit en bande, dans cette alchimie collective où chaque voix trouve sa place sans jamais écraser les autres. “The Chaining Loops”, nouvel album d’Olivier Le Goas et de l’ensemble Pulse, enregistré les 23 et 24 juin 2024 aux Studios de la Seine, à Paris, en est une démonstration éclatante.
Batteur et compositeur français au parcours international, Olivier Le Goas a bâti une œuvre patiente et exigeante, nourrie par de longues années de pratique et de rencontres. Formé à l’école Agostini à Paris, puis longuement immergé dans la scène new-yorkaise, il y a développé un goût prononcé pour les métriques complexes, les polyrythmies souples et une écriture qui ne sacrifie jamais la mélodie à la virtuosité. Au fil de ses projets – en trio, quartet ou formations plus larges – il a affirmé une signature reconnaissable : une musique mouvante, structurée, mais toujours respirante. Chez lui, le rythme est un moteur narratif, jamais une démonstration gratuite.
L’ensemble Pulse s’inscrit dans cette philosophie. Né d’années de compagnonnage musical, le septet réunit des personnalités fortes de la scène jazz européenne, soudées par une écoute mutuelle et un goût commun pour les formes évolutives. Pulse n’est pas un groupe monté pour l’occasion : c’est un collectif à la maturité évidente, où chacun connaît les réflexes de l’autre, permettant cette fluidité rare entre écriture et improvisation. Le nom même de l’ensemble dit beaucoup de son ADN : pulsation, cycles, énergie continue.
L’album frappe d’abord par son impression d’aboutissement rythmique. Tout est en place, précis, mais jamais figé. La richesse harmonique circule entre les pupitres, et les espaces mélodiques sont généreux, notamment du côté des cuivres, véritable cœur battant de l’ensemble. Dès le morceau d’ouverture, le titre éponyme “The Chaining Loops”, le ton est donné : douze minutes d’une musique à la fois dynamique et profondément mélodique. La batterie d’Olivier Le Goas, au son clair et placé légèrement en fond, installe une tension souple. Hyper active tout au long de l’album, elle soutient, relance, respire, sans jamais verser dans le show off. Le trombone de Gueorgui Kornazov et le vibraphone de David Patrois se répondent avec finesse, des chœurs de cuivres enveloppants émergent, et les syncopes mélodiques s’enchaînent comme une mécanique vivante.
“Direction” marque un virage subtil avec notamment l’entrée en scène de la guitare de Michael Felberbaum et une mélodie aux inflexions plus orientales. Ici, Olivier Le Goas trouve un équilibre remarquable entre une folle activité rythmique et une lisibilité constante du propos. L’énergie est palpable, presque physique, mais toujours canalisée au service du collectif.
Avec “Friction”, place au cornet de Médéric Collignon puis au saxophone de Frédéric Borey, autour d’un thème joyeux qui tourne en boucle et se transforme par variations maîtrisées. Le jeu sur les textures donne parfois l’illusion d’un petit big band tant les musiciens dialoguent avec densité.
“Fifteen Miles” apporte ensuite une respiration différente : le vibraphone en soutien permanent, installe une atmosphère plus aérienne. En quatre temps, le morceau s’illumine lorsque Médéric Collignon entre au milieu du titre, en pur style scat, avant de s’effacer pour redonner la parole au groupe.
“Light in the Sky” conclut l’album avec la même intensité joyeuse : belle mélodie, retour de la guitare, du vibraphone, puis du cornet dans un final ouvert et lumineux.
En définitive, “The Chaining Loops” propose un jazz libre, mais pas du free jazz : une musique exigeante, incarnée, qui donne envie d’être partagée, encore et encore.

L'histoire de tous les Jazz

INFO TRISTESSE/ SONNY ROLLINS 1930-1926

Un des derniers géants du Jazz, celui qu’on surnommait le Colosse est parti à l’âge de 95 ans. Sonny Rollins avait d’ailleurs enregistré en 1956,un disque intitulé “Saxophone Colossus”, dans lequel figurent un de ses titres les plus connus “St Thomas”. Il était d’abord un musicien de Be-Bop, pouvant jouer des phrases brûlantes avec un son métallique et brûlant.
Grandiose sur le plan de l’improvisation, il n’a pourtant pas révolutionné l’esthétique de la composition, comme l’a fait John Coltrane. Il composa “Ténor Madness” “Sonny Moon For Two”, des Blues devenus des standards. Dans le thème “Doxy” on entend aussi les couleurs du Blues
Chez Prestige, il a publié des grands disques exceptionnels par la teneur de son discours en solo.
C’est mon frère Lionel qui me fit découvrir ce grand Jazzman par une session de 1953, au cours de laquelle il reprenait “In A Sentimental Mood”, en compagnie des musiciens du Modern Jazz Quartet.
J’ai écouté ensuite la session historique “Sonny Meets Hawk”, une rencontre au sommet avec Coleman Hawkins. Si Sonny explora très loin le langage Be-Bop, The Hawk laissa sur lui, l’empreinte d’un son puissant tel un souffle, qui ne laisse pas indifférent.
Le colosse pouvait improviser encore et toujours des phrases variées nourries ce Be-Bop qui l’animait. En 1956, il rend hommage à Charlie Parker, avec “Sonny Plays For The Bird”.
La période chez Prestige est peut être celle où il est au sommet de son art.
Parlant au début de “Saxophone Colossus”, le saxophoniste réalisa des albums qui restent des grands disques de l’histoire. En 1955, Worktime” démarre sur les chapeaux de roue par “There’s No Business Like Showbusiness”, renversant par les phrases rapides et d’une grande densité.
Dans le même esprit vous pouvez écouter “The Sound Of Sonny”, où Sonny joue assez cool. Sa version de Ev’ry Time We Say Goodbye” n’est pas jouée en ballade mais sur un tempo medium.
Écoutez aussi “Way Out West”, dans lequel les phrases sont plutôt tranquilles. “Tenor Madness” est incontournable surtout le premier titre du même nom, où il invite John Coltrane à venir jouer le Blues.
À partir de quelques disques, j’essaie de retracer quelques éléments présentant le jeu de ce grand Monsieur.
C’est sur un disque avec Max Roach qu’il me renversa le plus, quand il joue à une vitesse folle, un solo sur “Just One Of Those Things”. Il n’est accompagné que du batteur sur une longue séquence.
Le saxophoniste avait trouvé une sorte d’alter ego en la personne de Clifford Brown qui joue dans “Sonny Rollins Plus Four”. La session s’ouvre par un trois temps “Valse Hot”, un thème joyeux et cool. Plus Be-Bop, le thème “Pent Up House”, où Clifford joue un solo chantant qui respire. Le saxophoniste bien ancré dans le Be-Bop, captive par ces crépitements.
Chez Blue Note, il publia Sonny Rollins Vol 1 et 2 ainsi que “Newk’s Time”.
Je me souviens de “Plain Jane” un thème court aux nombreuses syncopes.
Dans ces sessions figure aussi “Tune Up” de Miles Davis, avec qui le saxophoniste joua aussi début des années 50.
Sonny aimait chercher de nouvelles esthétiques et configurations, comme c’est le cas quand il joue en trio au Village Vanguard. C’est une démarche novatrice à l’époque, la musique sans instrument harmonique.
Chez Impulse, il grava deux magnifiques sessions. Magique, la version de “Everything Happens to Me” dans “Sonny Rollins on Impulse”. “East Broadway Run Down” illustre la curiosité et le sens de l’aventure. Cette session avec Freddie Hubbard, Jimmy Garrison et Elvin Jones repousse les limites de l’esthétique dans laquelle se situe habituellement le colosse.
On entend dissonances et du mystère.
Sonny aimait jouer avec les guitaristes notamment Jim Hall avec qui il enregistra deux sessions “The Bridge” et “What’s New”. On n’oublie pas la version de “The Night Has A Thousand Years” qu’on entendait comme générique de “Bouillon de Culture”. “Without A Song” était un standard favori.
Dans les années 70, si les improvisations sont énergiques, le tournant artistique est moins intéressant. Dans “Next Album” le swing est encore bien présent.
Quelques albums mélangent des éléments plus Funky au Swing. On entend la guitare électrique dérouler des motifs qui se rapprochent de la fusion dans “Horn Culture”.
Si vous voulez écouter les projets vous trouverez “The Way I Feel” “Cutting Edge” “Nucleus” Sonny s’entoure de jeunes musiciens comme George Duke, Lee Ritenour ou Patrice Rushen.
A la fin des années 80, Sonny enregistre “Dancing In The Dark” qui illustre cette envie de swinguer. Écoutez le thème “O.T.Y.O.G” digne de la grande période du Hard Bop.
Le saxophoniste s’entoure de jeunes musiciens comme Branford Marsalis qu’il invite sur “Falling In Love With Jazz” et Roy Hargrove sur “Here’s To The People”.
Un album notable des années 90 est “Sonny Rollins +3”. On entend toujours cette joie de jouer et d’arpenter de nouveaux chemins en improvisation.
Dans les années 2000 il fera un disque live en hommage aux victimes du 11 septembre.
Enfin en 2006, il réalisera le disque “Sonny Please” dans lequel il joue des standards et enfin la série des Road Shows.
Ce saxophoniste a eu une empreinte considérable sur la musique Jazz des années 50 et 60.
Il a contribué à l’essor du Hard Bop avec des gens comme Horace Silver, Donald Byrd et Clifford Brown. Il a même joué avec Dizzy Gillespie un album Be Bop intitulé Sonny Side Up”.
Sonny Rollins doté d’une technique redoutable, jouait les notes avec des articulations nettes et des mises en place inégalées.
Ce grand Monsieur qui a apporté beaucoup de choses sur le plan mélodique et harmonique, est un des plus grands improvisateurs avec Charlie Parker Coltrane ou Diz.