Post Jazz

ACTU CONCERTS/ JAZZ AUX 4 COINS

Le 19 juin, la vocaliste Valérie Sajdik sera accompagnée de son complice le pianiste Cédric Chauveau et du contrebassiste Michel Altier. Le trio se produit au Jazz Avène Club dans l’Herault.
La chanteuse interprétera sans doute, des compositions originales, figurant sur deux albums qu’elle a enregistrés en duo avec le pianiste, “Funambule” et “Amitiés”.
“Funambule” démarre par une mélodie Jazzy intitulée “Little Suzanne”, au cours de laquelle on entend une séquence en scat de quelques mesures.
La chanteuse aime le swing et les couleurs Blues, comme vous pouvez l’entendre sur “Baudelaire’s Dog”.
La finesse de la voix et le toucher du piano accentuent la fragilité et la tristesse de la mélodie “A Fleur de Peau”. Les mots se posent avec douceur, sur les accords de piano sobres et minimalistes.
Lumineuse est la chanson “Raining”, dont la mélodie donne la sensation de s’envoler. La voix est soutenue par un jeu de piano très varié, entre arpèges accords notes détachées.
Lors de la séquence très Jazzy de “June Girl”, le pianiste insère une sacrée dose de swing dans son accompagnement.
J’aime dans la chanson “Close To Oblivion”, la tendresse de la voix accompagnée seulement par quelques notes de piano.
La voix est sensuelle sur les rythmes apaisants des thèmes “Don’t Deny et “Grand Final”.
L’album “Amitiés” comporte lui, plus de reprises de standards, même si on y trouve des compositions personnelles.
La voix est propice à l’envol dans son interprétation du thème “La Mer” de Charles Trenet.
“L’Europe au Coeur” est une véritable déclaration d’amour où le chant doublé par le piano laisse transparaître l’espérance et la communion.

https://www.instagram.com/p/DZZoqN5DjlJ/

Toujours le 19 juin, si vous êtes en Corrèze, allez écouter à Brives la Gaillarde les Bawling Cats qui célèbrent le New Orleans, la musique sans laquelle n’aurait pu exister le swing et le Be-Bop. Pour interpréter cette musique chaleureuse et pleine de swing qui vous fait bouger en quelques instants, vous avez la partie basse assurée par le soubassophone d’Alice Behague, le tromboniste Henri Daubresse, la section rythmique composée du banjo de Hélios Quinquis, du batteur Jean Marc Trefel et enfin au soprano, Emmanuel Nerot. Trombone et saxophone s’assemblent bien au fil des contrechants, le banjo assure une rythmique solide.
C’est du swing en perfusion que vous aurez si vous écoutez l’album “Meow”.
“Indiana” est un festival en la matière, entre les envolées du trombone et du soprano.
Laissez vous emmener par la mélodie de “Diga Diga Doo”, le standard “Petite Fleur” signé Sidney Bechet.
“Buddy Bolden Stomp” vous fait vivre l’ ambiance de la Nouvelle Orleans de l’époque, conviviale et animée par le swing.

https://www.tourismecorreze.com/fr/tourisme_detail/concert_jazz_club_bawling_cats_espace_chadourne.html

Le 19 juin à Cassis, le trompettiste Christophe Leloil sera en duo avec le pianiste Rob Clearfield, originaire de Chicago et vivant à Marseille depuis plusieurs années.
J’ai découvert le premier en 2009 en écoutant son album E.C.H.O.E.S, et fus captivé par son style Hard-Bop. Doté d’une technique de haute volée, il écrit des morceaux fidèles à l’esthétique harmonique et rythmique de cette époque.
Si le Jazz est moderne parfois Free comme c’est le cas avec “The Smooth Side of T.S”, j’entends quelques éléments du Jazz traditionnel.
La sonorité est d’une grande sensibilité dans “Roulette Russe Pt 6”.
Dans “Shaw Time Song Pt 7”, la clarinette basse déploie sa puissance, la trompette dédouble avec une précision millimétrée. La sonorité est scintillante sur “Miscellaneous”.
Pour l’album “Line 4”, le trompettiste s’entoure de la pianiste Carine Bonnefoy qui est au clavier électrique. Le titre “Bayou’s Bounce” est très moderne dans le son et la trajectoire. “C.C.C.P” est une jolie ballade où le trompettiste par ses phrases et sa sonorité nous captivent. Ses notes dansent sur la batterie quand il introduit “Uptown”.
Pour son album “Open Minded”, il invite Julia Minkin à venir interpréter des mélodies méditatives, auxquelles la guitare électrique ajoute un climat hypnotique.
En 2026, il enregistre avec le Sighting Ensemble et propose une musique dense en matière d’arrangements.

Le pianiste originaire de Chicago enregistra “A Thousand Words” tout seul au piano. On y entend une sérénité de l’apaisement, une introspection.
“Voice In The Wilderness” est un thème aux accents Folk nous invitant au voyage et à l’élévation. On entend l’énergie, la maîtrise, la technique sur “When We Were Kings”. À un tempo très élevé, le pianiste place les accords et notes où il veut.
On monte vers les sommets, tant la trompette d’Itamar Borochov évoque le rêve et l’évasion sur “Voice In The Wilderness”.
Le Jazz de ce jeune pianiste est parfois complexe comme on l’écoute sur “Play Through That”.
À côté de ces moments plus difficiles à appréhender, la musique apaise par les espaces que le pianiste confectionne.
Sur une séquence plus nerveuse “A Circle“, j’entends l’influence de Chick Corea en matière de jeu percussif. J’entends aussi dans le jeu sur “If There Were Even A Time”, la décontraction du toucher.

Il est certain que le pianiste et le trompettiste présenteront sans doute un Jazz audacieux sur le plan harmonique et exigeant sur le plan technique.
Vont ils jouer des standards qu’ils vont moderniser ou bien des compositions originales?
Cette rencontre se passera dans les Jardins Villa Ariane.

https://www.cassis.fr/agenda/les-soirees-du-centre-culturel-christophe-leloil-rob-clearfield

Le 19 juin, le trio 3 For Swing rend hommage à Nat King Cole, le grand crooner à la voix de velours. Il avait fondé à la fin des années 30 son trio accompagné du contrebassiste Wesley Prince et du guitariste Oscar Moore.
Un disque incontournable du chanteur pianiste est “After Midnight” enregistré en 1957.
Le trio qui rend cet hommage est le pianiste Jacques Schneck, le guitariste Christophe Davot et le contrebassiste Enzo Mucci, qui reprennent les grandes chansons comme “Sweet Lorraine”. Des tempo calmes aux tempo up, les solos mélodieux transmettent une sacrée énergie générée par un swing collectif.
J’aime la souplesse du rythme sur la chanson “You’re an Heavenly Thing”, ainsi que les phrases en croches de la guitare.
Sur “Little Girl”, le pianiste prend un solo qui reste fidèle à l’esprit du grand Jazzman Américain, des phrases mélodieuses et dansantes.
On entend la walkin claquer pendant que la guitare déroule avec fluidité ses notes mélodieuses.
La soirée se déroulera à Molsheim en Alsace.

https://www.visit.alsace/218011606-vendredis-de-la-chartreuse-3-for-swing