L'Actualité, les nouveaux albums, les concerts, l'histoire de tous les Jazz

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NOUVEAUTE ALBUM/ HUGO LIPPI/ OLHA MARIA

Avec Olha Maria, Hugo Lippi signe un album qui respire la simplicité élégante et la beauté sans ostentation.Dès les premières secondes d’écoute, Olha Maria enveloppe l’auditeur d’une douceur rare, comme un instant suspendu hors du temps. C’est un album qui ne cherche pas à impressionner. Il séduit par sa sincérité,

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ACTU CONCERTS/ JAZZ AUX 4 COINS

On ouvre cette rubrique par le concert du tromboniste Gueorgui Kornazov en duo avec le pianiste Armel Dupas, ce samedi 21 mars au Manoir Dustang, à la Forêt Fouesnant. Basé sur les Folklores de l’Europe de l’Est, les deux musiciens arrivent bien à le mélanger au Jazz.C’est une musique où

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NOUVEAUTE ALBUM/ PIERRE DE BETHMANN/ ESSAIS VOL 6

Cet opus s’inscrit dans le sillage de belles rencontres que le pianiste Pierre de Bethmann, a initiées depuis maintenant une dizaine d’années, avec sa série intitulée “Essais”. Son choix de morceaux entre standards anciens et plus modernes est une alliance originale.Le disque défile depuis à peine quelques secondes, que je

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NOUVEAUTÉ ALBUM/ CATHY ESCOFFIER/ UN WESTERN IMAGINAIRE

Après avoir réalisé deux albums, “Le Temps Conté” et “Serket And The Cicadas”, deux explorations harmoniques et mélodiques audacieuses, le dernier projet de la pianiste Cathy Escoffier est lui aussi, synonyme d’originalité et de mystère.Intitulé “Un Western Imaginaire”, l’artiste nous plonge dans une aventure sonore peu commune dans laquelle, on

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Jazz

ACTU CONCERT/ JAMES ANDREWS/ JAZZ A LA BUZINE/ 27 janvier 2022

Originaire de la Nouvelle Orleans, ce trompettiste et chanteur se situe clairement dans la lignée de Louis Armstrong. De ce Jazz Originel, se dégage souvent un climat festif. James Andrews joue une musique qui mêle tradition et accents Soul Funk. Si vous écoutez l’album intitulé « James Andrews and Trombone Shorty Brothers », vous comprendrez l’apport du New Orleans dans la conception du rythme. Le lien indéfectible entre binaire et ternaire s’entend au fil des différents titres. Le morceau « Bourbon Street Parade » illustre bien cela. Les improvisations collectives avec le sax et

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ACTU CONCERT/ DOMINIQUE FILS AIMÉ/ CONCERT 13 JANVIER 2022

La chanteuse Canadienne Dominique Fils-Aimé passera en concert à Cannes, le jeudi 13 janvier au Théâtre Alexandre III. Elle interprétera son album « Three Little Words » sorti l’an dernier. Entre Blues, Soul et Jazz, la jeune artiste propose un climat doux qui prend aux tripes comme sur « While We Wait ». Les mélodies sont écrites avec légèreté à l’image de « You Left Me ». Le groove s’immisce lentement au cours du titre « Could It Be », où les envolées Blues sont intenses. Vous aurez du Blues mais aussi de la Soul sur « Mind Me

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ACTU CONCERTS/ SUR PARIS

À l’approche de Noël quels sont les concerts auxquels vous pouvez assister. Sur Paris voici quelques petites informations. Au New Morning ce soir, l’accordéoniste Richard Galliano reprendra un compositeur cher à son cœur Astor Piazzolla. Ce soir toujours, deux complices de longue date qui jouent au Baiser Sale. Le contrebassiste Michel Zenino et Mario Canonge Mario Canonge Michel Zenino vont enflammer le petit club de la rue des Lombards de leur Jazz Hard Bop lumineux dynamique et plein d’espoir, qu’on peut écouter sur leur album « Quint’Up ». Au Sunside ce soir,

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ACTU CONCERT/ Jean Philippe Fanfant

Suite à notre publication relative à l’album de Jean Philippe Fanfant « Since 1966 », l’artiste a commenté sur quelques dates où il se produit en concert. Demain soir mardi 14 décembre, le batteur jouera au Sunset Sunside Sunside, le répertoire reflétant son cheminement musical. Entouré de quelques compagnons de route, il jouera aussi le jeudi 16 décembre à Vaugneray dans la salle « L’intervalle », située dans l’agglomération Lyonnaise. Le batteur vous emmènera dans son univers sonore aux multiples couleurs. Autre concert qu’il ne faudra pas manquer est celui du guitariste Robben Ford

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NOUVEAUTE ALBUM/ HUGO LIPPI/ OLHA MARIA

Avec Olha Maria, Hugo Lippi signe un album qui respire la simplicité élégante et la beauté sans ostentation.
Dès les premières secondes d’écoute, Olha Maria enveloppe l’auditeur d’une douceur rare, comme un instant suspendu hors du temps. C’est un album qui ne cherche pas à impressionner. Il séduit par sa sincérité, sa clarté, sa respiration. C’est une invitation à prendre son temps dans notre monde effréné.
Né à Portsmouth et élevé au Havre, le franco-britannique Hugo Lippi s’impose depuis plusieurs années comme l’un des guitaristes les plus raffinés de la scène jazz française. Héritier de Wes Montgomery ou Jim Hall, il distille un jeu tout en nuances, d’une limpidité remarquable, préférant la vérité du toucher à l’esbroufe technique. Lauréat du prix Django Reinhardt en 2019, il signe avec Olha Maria son deuxième album sous les labels For Musicians Only et Caramba Records, enregistré au mythique Studio CBE à Paris.
Les trois premiers morceaux, issus d’un répertoire de reprises, installent immédiatement une atmosphère paisible et feutrée : Still Crazy After All These Years de Paul Simon, Do It Again de Steely Dan et l’inusable Hymne à l’Amour prennent ici la forme de petites miniatures délicates, portées par une guitare d’une clarté cristalline et un trio complice : Gaël Rakotondrabe au piano, Laurent Vernerey à la contrebasse et Denis Benarrosh à la batterie. Dans cette ambiance feutrée, la trompette du guest Stéphane Belmondo vient se poser avec une élégance infinie—on la retrouve notamment sur Hymne à l’Amour et Little Sunflower—offrant un contrepoint chaleureux et lumineux. Seules exceptions dans cette galerie de relectures : les compositions originales Alley Cats et Spolete, deux pièces plus personnelles, où perce la sensibilité propre du guitariste.
Le quatrième morceau, qui donne son nom à l’album, est une reprise d’Antônio Carlos Jobim. Lippi et Rakotondrabe y offrent un superbe duo, un dialogue mélodique d’une fluidité exemplaire : chaque note semble respirer, flotter, répondre à l’autre avec une délicatesse presque chorégraphiée.
Parmi les moments forts, citons une version très cool, presque décontractée, du standard Little Sunflower de Freddie Hubbard, portée par la trompette caressante de Belmondo. De même, la relecture de Babooshka de Kate Bush surprend par son équilibre : fidèle à la mélodie, mais totalement réinventée dans l’esprit jazz du quartet, entre élégance, groove discret et modernité feutrée. Avec Spolete, l’une de ses deux compositions originales, Lippi nous entraîne vers l’Ombrie italienne. Le morceau respire l’air chaud des collines, les ruelles anciennes, la contemplation.
Olha Maria est un album intemporel, sans artifice, où chaque note semble jouer juste. Un disque qu’on écoute, puis qu’on réécoute—et qui, à chaque fois, donne envie de ralentir et de savourer pleinement le moment présent avec juste ce qu’il faut de nostalgie.

L'histoire de tous les Jazz

SUR LA ROUTE DU JAZZ/ CHARLES MINGUS AT ANTIBES

Hier 13 juillet cela fait 60 ans que Charles Mingus a joué un concert mémorable à Antibes. Avec un morceau d’ouverture « Wednesday Night payer meeting » le Blues s’installe les cuivres rugissants sont au rendez vous. Le trompettiste Ted Curson prend un solo flamboyant, la batterie met bien en évidence les

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SUR LA ROUTE DU JAZZ/ QUAND LE JAZZ DEVIENT COOL

QUAND LE JAZZ DEVIENT COOL/ MILES DAVIS PORGY AND BESS/ Le Cool se distingue du Be-bop par des thèmes plus mélodieux et des arrangements plus subtils. Quand Miles joue les standards avec des orchestrations signées Gil Evans le Jazz est dans la finesse et la légèreté. Sur l’album « Porgy and

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SUR LA ROUTE DU JAZZ/ L’ERE HARD BOP

L’ÈRE HARD BOP/ LE JAZZ A LE BLUES Depuis que nous explorons cette esthétique apparue au début des années 50, nous avons écouté les représentants les plus célèbres à savoir Horace Silver, Art Blakey. D’autres grands artistes de la mouvance Hard Bop ont gravé des enregistrements qui valent le détour.

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SUR LA ROUTE DU JAZZ/ HARD-BOP

L’ÈRE HARD-BOP/ LE JAZZ A LE BLUES/ La formation la plus connue du courant Hard Bop, celle qui l’incarne le mieux est sans aucun doute celle d’Art Blakey. Nous écoutions il y a quelques semaines le thème « Doodlin » imbibé de blues sur l’album « Horace Silver and the Jazz Messengers ». Quelques

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SUR LA ROUTE DU JAZZ/ L’ÈRE BE-BOP

L’ÈRE BE-BOP/ LE JAZZ A LE BLUES/ CHARLES MINGUS THE CLOWN Charles Mingus a commencé sa carrière dans les années 40 lorsque le Be-Bop était à son apogée. Ce grand contrebassiste fut également un grand compositeur dont l’esthétique est le fruit du Be-Bop, du Blues. Puisant dans les racines dans

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SUR LA ROUTE DU JAZZ/ L’ART DU SWING/ ED BICKERT (1932- 2019)

En écoutant Paul Desmond, j’ai découvert le guitariste Ed Bickert.
J’entends un son de demi-caisse, des notes rondes et chaudes à la tonalité grave, qu’il faisait surtout swinguer à fond, des notes qui dansaient sur les walkin’ bass et sur la cymbale de batterie.
Ed Bickert jouait pourtant sur une Telecaster, ce qui surprend d’autant plus, quand on entend cette sonorité de velours et ces phrasés chantants.
Souvent en trio quand il était leader, il fut un grand complice du poète de l’alto, Paul Desmond, en participant à quatre de ses disques, “Pure Desmond”, “Paul Desmond”, “Live” et “Like Someone In Love”.
Dans le live qui est un magnifique disque de 1975, l’alto caresse son bec et en fond ces accords de guitare comme un tapis doux. Écoutez “Just Squeeze Me”. et l’optimisme qui s’en dégage.
Le guitariste Canadien jouait de nombreux standards, même si on trouve au cours d’un duo son duo avec Lorne Lofsky du milieu des années 80, lequel contient une reprise de “Falling Grace”, signé Steve Swallow.
Ed était un musicien dont la souplesse des notes, la douceur du son et le sens mélodique dans les improvisations en faisait un très grand.
Il avait un sens poétique accru, une façon d’accompagner les solistes ou même des vocalistes comme la chanteuse Jane Hall, dont le grain de voix s’approche de celui de Blossom Dearie. La façon d’accompagner est soyeuse.

Il avait joué également en trio, duo avec pianistes, contrebassistes dont Don Thompson.
Le disque live de 1978, montre une nouvelle fois l’attachement aux chansons devenues standards,celles des comédies musicales ou des films.
Les couleurs sont soyeuses, chaleureuses, la contrebasse nous enveloppe dès les premières secondes, par ses notes, que le guitariste ponctue de voicings, parfois mêlés aux phrases raffinées.
Ed était l’élégance incarnée, celle de ces musiciens qui sont dans leur expression artistique, la plus proche du chant, de la mélodie et du sentiment.
Ce n’est pas un hasard si il jouait avec des musiciens partageant la même vision esthétique que lui. Chez lui, on entend les influences, les empreintes du Be-Bop marié au Jazz Cool.
La fluidité, la technique sont là, mais la virtuosité importe peu, les respirations dans le jeu sont fondamentales.

Dans les mêmes années, Ed sort un duo avec un autre guitariste Sonny Greenwich, dont le titre est “Days Gone By”. Dans ce disque les phrase articulées à la perfection fusent.
Écoutez la version de “With A Song in My Heart”, un standard que Jim Hall reprendra avec classe en 1988. Chick Corea en proposa une, grandiose avec son Akoustic Band, au Blue Note de Tokyo en 1992.
J’aime beaucoup chez ces guitaristes, leur façon de faire rebondir les notes sur la cymbale et la ligne de contrebasse. Swing, rythmes latins, tout y passe chez ces interprètes d’exception.
Le thème “I’ll Take Romance”, est une ballade que les deux guitaristes magnifient avec tendresse. Le phrasé est limpide dans “Nica’s Dream” du pianiste Horace Silver.
Les harmonisations sont pertinentes bien trouvées, et plus particulièrement au cours du morceau de Sonny Rollins “Oleo”.
En 1980, il réalise un autre disque avec Don Thompson cette fois ci au piano au cours duquel les deux musiciens reprennent “Bluesette”, le ¾ de Toots Thielemans, un des plus connus du répertoire.
Dans cet album, ils jouent des standards de la période moderne, du Monk, mais aussi du Dave Brubeck et son incontournable “Take 5”. Les accords sont différents de l’original et apportent une touche vraiment moderne. Le solo de guitare a quelque chose de spirituel prend une autre dimension qui va au-delà du swing. Le guitariste glisse des voicings Bluesy, puis laisse la place au pianiste, qui déroule des phrases intenses à la façon Oscar Peterson.

Ed Bickert était un serviteur de la tradition tout en étant un explorateur d’harmonies et d’une nouvelle façon d’accompagner. Dans cette voie des explorateurs, on peut évoquer Jimmy Raney de la tradition Be-Bop qui jouait très limpide.
Dans les années 80 toujours, il accompagne Scott Hamilton un des saxophonistes qui célébra l’esthétique de Ben Webster, Lester Young ou Coleman Hawkins pour ne citer qu’eux. En accompagnement, les notes et accords sont de la dentelle sur le plan sonore.
Ed aimait les échanges, les conversations avec de nombreux musiciens. Au milieu des années 80, il échange avec le pianiste Dave McKenna.
Le swing, sa façon de le transmettre, était pétillante, synonyme de bonheur tant les phrases sont chaleureuses tant le swing est cool.
Sur un morceau Be-Bop mêlant rythme binaire latin et ternaire, j’entends au cours de “Barbados” des notes dansantes, qui transmettent de la joie à celui qui l’écoute. Ce Blues de Bird est un régal pour les solistes et pour l’auditeur.

Il aimait vraiment les duos, puisque au-delà de la guitare, il joua avec Rob McConnell un tromboniste Canadien. Les croches swinguent terriblement en ouverture de l’album “Mutual Street”. Les phrases d’Ed impressionnent par l’harmonie, le swing et la variété.
Le guitariste aimait le Jazz de la tradition, tout en y incorporant des accords personnels afin de réharmoniser.

L’artiste Canadien jouera avec de nombreux artistes, comme le saxophoniste ténor Rick Wilkins en 1985. Le disque démarre assez fort. Ils reprennent un morceau de Jimmy Heath intitulé C.T.A où les notes sont limpides, imprégnées de Be-Bop. Dans un des Blues du disque, j’entends une citation du guitariste du thème “Mr P.C” de John Coltrane.

Il rejouera dans les années 90, avec ses complices cités plus haut, Lorne Lofsky, Rob McConnell ou encore Dave McKenna.
En 1989, il sort “Third Floor Richard”, une preuve de plus, de son amour pour les lignes fluides Be-Bop mais aussi aérées. Au début de ce disque, on écoute un déploiement de la guitare en duo avec la contrebasse.

Ed avait un grand sens du Swing, ressentait le Blues en plus d’avoir un fabuleux toucher

Toujours avec Rob McConnel en 1994, Ed Bickert montre que la guitare a une place tout aussi importante qu’un piano, en ce qui concerne l’accompagnement. Le trombone respire crée des espaces, la guitare accompagne sobrement avec recul, en aérant les voicings.

Les collaborations s’enchaînent avec par exemple, le pianiste Bill Mays avec qui il reprend des standards absolument délicieux. L’album “Concord Duo Series”, commence par un diamant, une perle d’émotion par le morceau “Quietly”.

A la fin des années 90, il joue avec le saxophoniste Mike Murley. Ce dernier et le guitariste sortent deux albums, l’un en 1997 et le second, s’intitule “Live At The Senator” en 2000.
Sans batterie, Ed accompagne avec légèreté, le sax auquel s’associe la contrebasse de Steve Wallace. Le disque commence par la reprise de “I Should Care”, une mélodie simple de laquelle le saxophoniste part directement en solo.
Il faut écouter l’énergie de ces musiciens sur un tempo rapide comme ils le font sur “It’s’ All Right With Me”. Les notes de contrebasse détalent, le saxophoniste s’envole et les accords de guitare le suivent de près.
J’aime comment le guitariste toujours limpide déploie ses phrases harmonieuses et Be-Bop.
“On The Spot” est un thème lui aussi Up-Swing. Les respirations sont au rendez vous, entre les accélérations, les changements de débits, tout est bouillonnant et optimiste.

En tant que sideman, il a souvent accompagné Rose Marie Clooney. Il faut écouter les nappes harmoniques de guitare qui servent de décor sonore, à cette voix si classe.

Sa discographie est abondante non seulement en leader, mais aussi en tant que sideman puisqu’il sera présent sur une cinquantaine d’albums.
Ce guitariste peut être défini comme un soliste au style minimaliste, un musicien attiré sans cesse par la musicalité et loin de toute considération technique, même si elles sont présentes dans le jeu, comme un moyen et non comme une finalité.
Il est avec Jim Hall un des guitaristes qui a fait évoluer la façon d’accompagner et le jeu en improvisations. Ed allait chercher des couleurs peu répandues pour l’époque. Rien que par son matériel, une Telecaster, il était déjà atypique.

Merci à Frank Koulayan, pour m’avoir conseillé d’explorer la discographie de ce grand guitariste.