NOUVEAUTÉ ALBUM/ JAZZ AT LINCOLN CENTER

JAZZ AT LINCOLN CENTER/ BLACK BROWN AND BEIGE/

Le fameux Big Band dirigé par le Conservateur du patrimoine Jazz réinterprète un album du « Duke » signé « Black Brown and Beige »
Dès l’introduction de « Work Song » les tambours et le motif cuivres sont en mode marching band.
La version de « Come Sunday » nous apaise par la sonorité fragile du violon qui laisse la place au sax alto rappelant les enregistrements suaves de Charlie Parker, avec l’ensemble à cordes.
Sur West Indian Dance j’aime beaucoup l’échange entre les trompettes et trombone et les saxophones. D’abord sur un rythme latin, l’orchestre part sur le chemin du swing qu’il continue avec l' »Emancipation Celebration ».
« Various themes » est un medley qui commence par des riffs tonitruants, puis le piano en solo joue dans un esprit ragtime. S’ensuit un climat langoureux puis une mélodie gracieuse sur un rythme en trois temps, autour de laquelle la trompette joue un solo avec la sourdine. Enfin celle ci emmène l’orchestre sur un swing classique pour revenir au rythme de valse.
Le thème « Sugar Hill Penthouse » est joué au saxophone baryton dans un esprit West Coast proche des films d’Hollywoodiens des années 50.
Le « Finale » commence sur les chapeaux de roue pour voir un climat plus cool et finir en apothéose avec un swing comme le Lincoln Jazz Orchestra en a le secret.
Outre la grande précision des arrangements et la qualité de ses solistes, le Lincoln Center Jazz Orchestra est un des gardiens de l’héritage, si important dans l’histoire de cette grande musique.

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SUR LA ROUTE DU JAZZ/

LESTER YOUNG/ LADY BE GOOD/

Le Jazz s’est construit et développé autour de grands standards.
Ces morceaux du répertoire sont célébrés par des grands musiciens qui au fil des improvisations, ont mis en place un véritable langage.
Parlons ce soir d’un grand saxophoniste ténor qui a influencé toute une génération.
Lester Young surnommé « Prez » par son amie Billie Holliday innove par la sonorité et la fluidité de ses phrases.
Sur ce standard signé des frères Gershwin, le saxophoniste est soutenu par une section rythmique au swing tranquille, dans laquelle figure au piano un certain Count Basie!

NOUVEAUTÉ ALBUM/ WOLFGANG MUTSPHIEL

WOLFGANG MUTSPHIEL/ ANGULAR BLUES/

Découvrons un guitariste qui nous vient d’Autriche.
Entouré du batteur Brian Blade et le contrebassiste Scott Colley, le guitariste nous livre les trois premiers morceaux à la guitare acoustique, et trois autres à la guitare électrique au son rond moderne et aux phrases inventives.
Sur ce standard medium swing signé Cole Porter, on y entend les balais du batteur la contrebasse aux interventions discrètes et des improvisations aux intervalles surprenants notamment entre 2’34 et 2’39.

SUR LA ROUTE DU JAZZ/

EARL HINES AND HIS ORCHESTRA/ BLUE NIGHTS/

Sur cette grande route des bâtisseurs du jazz et de ses héros mettons à l’honneur le pianiste Earl Hines et son orchestre qu’il a dirigé pendant près de vingt ans.
Vous pourrez entendre le style ragtime de celui qui joua avec le Hot Five de Louis Armstrong.
Ecoutons un morceau à l’esthétique New Orleans, où l’on entend le piano sur les traces d’Art Tatum.

NOUVEAUTÉ ALBUM/ SKINNY HIGHTOWER

SKINNY HIGHTOWER/ BLUE MOON/

En ces temps difficiles, écoutons un album pas grandiose mais qui va nous décontracter.
Ce soir, on va vers le Smooth avec le double album de ce multi-instrumentiste Américain.
Je vois sa musique comme un hommage à de nombreuses influences, gravitant autour de la Soul et la Funk.
« Bird Song » nous rappelle l’univers de la chanteuse Saade.
Les cocottes funk de guitare et le glissé de basse du début de « Rain » évoquent « Come Together ».
Sur le deuxième disque, le morceau « Bittersweet » avec sa tourne de batterie et ses riffs de clavier font penser à Jamiroquai.
On entend sur »Madison Avenue » du Barry White .
Sur une intro « Shaftienne » la composition se poursuit sur un rythme Mambo.
Ecoutons le morceau « Spanish Harlem » où le groove jaillit avec sa tourne de batterie, des accords de piano et les cocottes de guitare éléctrique.
Cela fait du bien d’écouter de la musique sans prétention.

SUR LA ROUTE DU JAZZ/

ART TATUM/ TEA FOR TWO/

Bonne nuit à tous en compagnie d’un des premiers rois du piano en la personne d’Art Tatum et sa version de Tea For Two enregistrée en 1933
Vous apprécierez les envolées flamboyantes de ce virtuose qui influencera plus tard les des gens comme Bud Powell, Oscar Peterson qui deviendront des grands du be-bop!

NOUVEAUTÉ ALBUM/ SNARKY PUPPY

SNARKY PUPPY/ LIVE AT THE ROYAL ALBERT HALL/

La musique de Snarky Puppy ne se construit pas sur la mise en relief d’une mélodie mais confectionne des univers sonores très intéressants.
L’écléctisme est la caractéristique principale de ce collectif New Yorkais.
Le premier morceau s’ouvre sur un pasodoble avec une ligne mélancolique jouée à la guitare, enrobée du violoncelle, qui laisse la place à un solo de trompette qui finit sur une éruption jazz rock.
Avec « Intelligent Design » le rythme reggae rapide permet à la guitare et à la trompette, de lancer la mélodie et de l’étirer.
« While we were young » nous emmène dans un tout autre climat, au pays du blues avec un groove discret, de beaux slides de guitare au bottle neck faisant penser à Chris Rea, une trompette au son feutré et des nappes de Fender Rhodes.
« Alma » commence avec une pêche jouée par la section cuivres et le clavier.
On y entend un solo de saxophone qui monte en puissance et lors des trois dernières minutes, une cocotte de guitare jouée en boucle laisse la voie aux percussions qui s’exaltent avec ces motifs de cuivres redondants.
« Bad Kids to the Back » nous fait voyager entre un jazz rock proche de celui de Marcus Miller avec des nappes de cuivres enflammées.
Tarova est un échange entre vocoder et le clavier qui emprunte un son d’Hammond B3.
Xavi composition complexe pour la basse et la section des vents
L’album se clôture sur le thème « Shofukan » avec un riff funky aux accents orientaux auquel s’ajoute une vague hip-hop.
Ce live est un bel album qui me fait renouer avec le jazz électrique !

INFO TRISTESSE/ MANU DIBANGO

L’actualité inquiétante percute le monde de la musique.
Le saxophoniste originaire du Cameroun a été emporté par le Coronavirus à l’âge de 86 ans.
Je ne connais pas trop sa musique mais pour l’avoir vu souvent à la télévision, je me souviens de quelqu’un qui prenait plaisir à jouer, de sa bonhommie lorsqu’il parlait.
Ecoutons Manu Dibango jouer sa composition qui l’a fait connaître à travers le monde  » Soul Makossa ». Lors d’une émission présentée par Michel Fugain, le saxophoniste présente une musique très groove qui fait danser.
Peut être reconnaîtrez vous le riff chanté, qui sera repris par Michael Jackson sur le morceau « I wanna be startin somethin ».