L'Actualité, les nouveaux albums, les concerts, l'histoire de tous les Jazz

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SUR LA ROUTE DU JAZZ/ EDDIE PALMIERI

Dans la musique Afro Caribéenne, les rythmes sont mis à l’honneur et gravitent autour des harmonies Jazz.Le pianiste Eddie Palmieri est un de ces musiciens qui a établi des ponts entre la musique traditionnelle latine et le Jazz . Américain d’origine, il est très tôt attiré par cette esthétique, cette

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Jazz

ACTU CONCERT/

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NOUVEAUTÉ ALBUM/ SYMBIOSIS FABRICE TAREL QUARTET & ALEXANDRA RIDOUT/ THERE WILL NEVER BE ANOTHER NOW

Voici une très belle découverte, celle d’un artiste, dont les compositions originales explorent, harmonies et rythmes novateurs.
En préambule, quelques mots pour simplement relater, que le pianiste Fabrice Tarel, a eu la gentillesse de nous adresser son opus intitulé “There Will Never Be Another Now”, un disque tout à fait captivant, mettant en lumière la trompettiste Américaine Alexandra Ridout, une artiste au grand feeling, qui s’illustre par sa sonorité poignante, ses improvisations mélodieuses et aérées. Cet album renferme huit compositions du pianiste, lui aussi talentueux, en tant que compositeur et en tant que soliste.

Dès les premières secondes, je suis intrigué par le contrebassiste Cyril Billot, qui note après note, esquisse une métrique insolite que j’ai du mal à saisir, mais qui n’en reste pas moins fascinante. Viennent très rapidement les cymbales légères, puis s’installent les accords du piano.
De ce premier thème “Their Prince”, je ressens l’éphémérité, de la tristesse, qui riment avec un lyrisme séduisant. J’aime chez ces musiciens, leur sobriété et l’interaction, une notion si chère à Bill Evans, qui s’entend dès le début et tout au long de cet enregistrement.
Au piano, la limpidité incontestable est toutefois toujours au service de la musicalité, comme l’est la trompette, si vous écoutez ses phrases ciselées et musicales.
Le premier morceau étant souvent un bon indicateur, j’écoute les titres suivants avec grande attention.

Ce dialogue, cette symbiose, on les retrouve au second morceau, “Like Our Olive Tree”, une composition durant laquelle, les instrumentistes font ressortir la gravité. Effectivement, le côté sombre est traduit par les notes fragiles du piano, par une contrebasse qui s’immisce en douceur et par la délicatesse de la batterie. Quelques notes me font penser au morceau “Fall” de Wayne Shorter, entre 0’53 et 1’03.
Le simple toucher au piano, les dédoublements, les phrases fluides et claires m’émeuvent. Les placements des accords donnent encore plus de profondeur à l’impro de trompette.
Tout n’est que subtilité dans ce morceau, sur le plan harmonique d’une part, mais aussi dans les variations, les polyrythmies, réalisées par la section piano contrebasse et batterie. L’interaction est constante dans le thème, comme dans les improvisations.
A 3’22, la connexion entre l’accord de piano et la trompette, illustre l’élégance, la classe, tout simplement.
Alexandra Ridout s’envole vers les sommets de mélodie et monte en intensité tout au long de son solo.

Le thème “Démos Kratos” joué en binaire me séduit. J’aime le jeu aux balais du batteur Andy Barron, qui met en lumière le style du pianiste.
Alexandra Ridout transmet de belles vibrations avec ses trajectoires mélodiques, des histoires qu’elle nous raconte.

L’interlude du disque nous plonge dans l’espace produit une impression de pesanteur, servie par un minimalisme esthétique au service de l’émotion.

La séquence suivante est un clin d’oeil au standard “There Will Never Be Another You”.
“There Will Never Be Another Now” traduit sans doute ce souci de conserver l’héritage, ses références, ses points d’ancrage.
Le batteur caresse ses fûts, la contrebasse atteint une belle rondeur dans son solo, piano et trompette explorent un horizon sonore nouveau.

Par la suite, les musiciens partent dans une aventure métrique, à laquelle la contrebasse et la batterie ajoutent un groove subtil dans “White Pain”.
Le pianiste captive l’oreille de l’auditeur par ses mélodies et par cette structure qui me semble être en 7 temps (7/4). La section rythmique par son contrôle et ses nuances propulse le pianiste, qui dédouble à merveille en restant toujours mélodieux.

Fabrice Tarel joue ensuite une autre mélodie, “Pick your Clique”, un thème au swing doux, inspirant pour la contrebasse et la trompette.
Le jeu de piano interagit, s’immisce au sein de la section rythmique, le batteur se lance dans un solo sobre, contrôlant la frappe de bout en bout, pour atteindre le degré de raffinement.

Pour clôturer ce disque, le quartet interprète “Real’Things Last”, un morceau écrit dans un rythme et une esthétique Folk.
Enlacés par la rondeur du son de contrebasse et par son sens mélodique, piano et trompette mènent un échange tout en délicatesse.
Au cours de son impro, Alexandra Ridout privilégie la dimension esthétique, la mélodie, la respiration, tout comme le fait un certain Paolo Fresu. L’Américaine a un jeu et des couleurs proches des musiciens Italiens.
Lorsque le quartet reprend la mélodie, j’entends une séquence de triolets apportant un regain d’optimisme.

Ce groupe “Symbiosis” est une belle surprise de cette fin d’année 2025.
La trompette respire atteint de très belles couleurs, comme le pianiste, leader compositeur de ce projet, sans oublier bien sûr, leurs sidemen de grand talent.
Si j’aime les projets emplis de swing, celui-ci est moins imbibé de ce rythme, mais reste tout de même, attaché au langage du Jazz, par ses accords et ses phrasés et ce, pour mon plus grand plaisir et je l’espère, pour tous ceux qui écouteront.

Demain vendredi 28 novembre, sort le premier titre du disque “Their Prince” et le vendredi 12 décembre, paraîtra l’opus dans sa totalité.

L'histoire de tous les Jazz

SUR LA ROUTE DU JAZZ/ EDDIE PALMIERI

Dans la musique Afro Caribéenne, les rythmes sont mis à l’honneur et gravitent autour des harmonies Jazz.
Le pianiste Eddie Palmieri est un de ces musiciens qui a établi des ponts entre la musique traditionnelle latine et le Jazz . Américain d’origine, il est très tôt attiré par cette esthétique, cette musique entraînante, celle de Cuba et d’autres régions des Caraïbes.
Il a été l’un des continuateurs de la mise en oeuvre des harmonies Jazz, même si avant lui, un artiste comme Bebo Valdes, posa une empreinte sonore incontournable.
Il commence sa carrière discographique en 1962 “La Perfecta”.
La musique est joviale mais au delà, de ces généralités, la timbale, les tournes de piano sont en harmonie proche, de l’alchimie totale.
L’énergie le tempo tonique de “Molestoso”, propulse la flûte par les riffs de cuivres, eux-mêmes portés par la rondeur de la basse, instrument qui irrigue le reste de l’ensemble par son assise.
On entend des mélodies chantées nostalgiques et romantiques à la fois “Contento Estoy”.

Dans sa série de podcasts sur Radio Grenouille et dans le cadre de son émission “Musica Y Clave”, le pianiste Simon Bolzinger en consacre un à Eddie Palmieri un de ses artistes favoris.
Parmi tous les éléments discographiques, il nous conseille l’écoute de “Lo Traigo Es Sabroso”, un album de 1964, dans lequel Eddie rend hommage aux racines, à la tradition, en proposant l’écoute du titre “Bomba Del Corazon”.

Un autre album qui retient mon attention, est “Mozambique” sorti en 1965.
Le nom est une référence à un courant musical Cubain et non au Pays comme on pourrait le penser. C’est rythmiquement subtil sur le plan des timbales et denses sur “Mi Mambo Conga”, en guise d’introduction.
Le standard “Manha de Carnaval” se déroule sur un rythme en croches. Le thème est émaillé de quelques notes au piano.
En écoutant “Que Suene La Orquesta”, on prend conscience des cellules. Les percussions sont un bouquet de polyrythmies tandis que les cuivres enjolivent.

Deux albums incontournables à mon humble avis, qui nous aident à comprendre les racines de la musique Cubaine, sont ceux avec Cal Tjader “El Sonido Nuevo” et “Bamboleate” en 1965.
Le premier démarre par une ligne de basse redondante, à laquelle se joint une tourne simple au piano. On observe une densité artistique de quatorze compositions, exprimant le soleil et la chaleur des Caraïbes de Cuba et d’autres lieux de cette région.
Il est intéressant d’écouter ces disques des années 60, cette époque où le Jazz et les rythmes latins se sont rencontrés ce qui a donné naissance à la Salsa.
On sent les chemins, les expérimentations, les mélanges entre cuivres basse et percussions.
Eddie et Cal Tjader forment un duo aux harmonies attirantes et aérées. En exemple encore, le morceau “Picadillo”.
Le disque “Bamboleate” est ressemblant avec tout de même certaines nuances.
Si les chants vous réchauffent et que les percussions sont d’une grande énergie le morceau “Resemblance” est plus jazzy, sur une métrique en trois temps.
Au piano, les notes sont enrobées de Blues et alternent avec des voicings.

Un autre disque sur lequel Simon Bolzinger attire l’attention est “Justicia” de 1969 et plus particulièrement, la chanson “Lindo Yambu”. Cette compo sur un rythme rumba est une de ses préférées . Le rythme est simple mais entraînant.

En 1970 sort “Superimposition”, un florilège de cuivres, une énergie un piano mélangeant les tournes en accords ponctués de phrases en notes simples.
Rythmique, voix, cuivres, percussions ça bouge dès le début. Dans le Latin Real Book de 1997, les transcripteurs nous livrent non seulement une partition du thème, mais aussi les différents rythmes percussions après percussions.
Pour les musiciens qui veulent approfondir le sujet la partie A à C sont une guaracha la partie D est un mambo et le E est émaillé de la cloche mambo.
La trompette s’envole dans ce climat des plus dynamiques. Plus tard, dans “Que Lindo Eso He”, l’harmonie et le rythme me rappellent les explorations Coltraniennes de “A Love Supreme. On est dans l’Afro, les racines la batterie très percutante le motif au piano en pentatoniques
Cet artiste a une production discographique à la fois en quantité et qualitativement parlant.

En 1971, Eddie Palmieri fait tourner les claves à Sing Sing au sein du groupe Harlem River Drive. On entend du clavier de la guitare électrique un côté Jazz Rock mélangé à la Salsa. Je pense en écoutant ces séquences, à la musique de Santana et ses percussions rugissantes.

En 1972, Eddie revient plus vers le latin en réalisant “Sentido”. Le morceau démarre par “Puerto Rico” un titre pas choisi au hasard. Un instrument à cordes s’installe avant que ne rentre la percussion.
Alto langoureux sur “Piensas Asi”, soutenu par une tourne rythmique qui l’est tout aussi. Eddie aimait aussi les rythmes Soul, les cocottes Funky comme en témoigne “Las Cosas Que Existen”.

“The Sun Of Latin Music” de 1974 est une oeuvre fidèle aux racines, à l’allégresse et au bonheur. Ça commence par “Cumbia”, un morceau plein de bonheur.
L’harmonie au piano sur “Un Dia Bonito” est très empreinte d’accords que McCoy Tyner a développé quand il jouait dans le quartet de John Coltrane.
Les percussions sont nombreuses et énergiques.

“Lucumi Macumba Voodoo” en 1978 un sax au son métallique qui emporte tout sur son passage. On est entre le Jazz Rock et le Jazz Funk, l’explosion des cuivres et des percussions et l’ouragan pianistique.

En 1982, le pianiste sort un disque dont le titre est son nom. La composition Paginas de Mujer”, respire l’allégresse toujours présente et amplifiée par les chœurs. On est ensorcelés par la ligne de basse et les percussions.
La basse est la colonne vertébrale comme toujours et là au centre des claves et des différentes tournes rythmiques elle résonne et vibre.
Sur “No Me Hagas Sufrir”, le piano varie entre accords tranchants lourds puissants.
L’influence Coltranienne et l’empreinte de McCoy Tyner on l’a dit, sont ancrées chez cet artiste qui fait dialoguer le Jazz et les rythmes Afro Caribéens. En 1983, il sort “Palo Pa Rumba”, dont l’introduction du titre “1983”, s’inscrit dans cet état d’esprit, même si bien entendu la mélodie est imbibée de Cubain par la suite. Au sax alto, les phrases sont jouées avec douceur comme les parties de percussion. Sur le même disque, “Bomba de Corazon” reflète l’amour et la joie portée par cette mélodie rythmée et jouée par la trompette euphorique.

En 1985, la musique me paraît proche de celle de Lalo Schiffrin en intro de “Solito”.

Si le pianiste Américain a innové l’accompagnement en proposant de nombreux motifs, il écrivait aussi des arrangements précis, lumineux pour cuivres et percussions.
En 1987 dans le disque “The Truth”, le pianiste joue un morceau en solo intitulé “Lisa”. Cette fois ci pas de rythme Cubain, pas de claves, des arpèges puissants au son métallique.
Écoutez les riffs explosifs et swingants sur “Noble Cruise”, La main gauche plaque avec autorité, les arpèges se déploient comme des tourbillons. Quelques passages me font penser à “You Must Believe In Spring”. Les lourds accords de piano s’installent, puis le dialogue s’installe entre les trompettes et les saxophones.

Les années 90 sont également prolifiques
En 1992, sort le disque “Sueno” qui démarre par des accords percussifs
“Covarde” est un des innombrables exemples de ces rythmes et mélodies Salsa qu’Eddie a apportés. Il a une puissance tactile et émotionnelle unique.
Le disque est bien entendu axé sur les rythmes Cubains, mais ce qui est intéressant est d’entendre des morceaux ancrés dans le style Jazz Fusion. Écoutez “Humpty Dumpty”, au cours duquel le guitariste me fait penser à Mike Stern.
Quelle énergie est celle des riffs soutenus par les percussions sur le dernier morceau “La Libertad/ Comparsa”.

Tous ces projets des années 90 montrent ô combien Eddie était créatif en matière d’arrangements, de mélodies et de riffs.
L’empreinte de McCoy est bien présente où est ce Eddie qui a influencé McCoy?

La trompette déchire dès le titre d’ouverture du disque” Palmas” en 1994.
Il met en valeur les solistes, la trompette, les saxophones qui offrent des solos magnifiques d’énergie.
En accords il est absolument impressionnant.
L’usage du guiro sur “Slowvisor” apporte du soleil à l’auditeur.
Son travail était d’innover le jeu de piano, l’harmonie d’arranger pour grand orchestre et trouver une sonorité puissante.

Je vous conseille d’écouter aussi “Arete” réalisé l’année suivante.
Le jeu de piano tient en haleine. Loin de tout souci ou quête de virtuosité et technique, Eddie jouait les accords sur différentes cellules rythmiques.
Entre la basse qui est le pilier et les riffs qui ornent, les motifs de piano sont un peu le mur porteur.
Pour ce disque, le pianiste compose un 6/8 intitulé “Waltz for My Grand Children” où l’esthétique du Jazz domine, avec des cuivres précis, mélodieux. Cette composition est honorée par de grands solistes dont la contrebasse réalise une magnifique improvisation, qui danse sur le rythme de la cymbale.
Toujours impressionnants, les accords surgissent les espaces qu’il laisse les aérations.
Écoutez à la fin du disque le titre “Sixes In Motion”, introduit par un solo de percussions de trois minutes.

Ça tourbillonne encore et toujours avec “Vortex” en 1996, où les rythmes vous ensorcellent et les parties de piano arpèges et accords mystérieux sont fascinants.

Le mystère est toujours présent avec le second morceau “Displacement”, une ligne de basse qui est le centre névralgique rythmique et harmonique qui irrigue l’ensemble. Les deux accords en boucle à la fin rappellent des ambiances modales, qu’on entend chez Miles, Coltrane et d’autres.

Toujours dans l’émission “Musica y Clave”, Simon nous parle de trois albums importants “El Rumbero Del Piano” en 1998, le projet “Masterpiece” en compagnie d’un autre géant, le percussionniste Tito Puente surnommé “El Rey Del Timbale”. Le pianiste propose à l’écoute “Paris Mambo”

Le pianiste Americain sort “Ritmo Caliente” en 2003.
Écoutez les accords les dissonances les explorations sur “Tema Para Renee” au cours duquel on entend la sensibilité du pianiste au fil des harmonies qu’il décline. Le morceau se poursuit par une phase swing aux bonnes vibrations.

En 2005, Eddie réalise avec le trompettiste Bryan Lynch, le disque “Simpatico”, où là encore, on écoute l’alchimie, entre le Jazz et la musique Afro Caribéenne.
S’installent des harmonies Coltraniennes, puissantes en ouverture avec “The Palmieri Effect”.
On entend un riff de Blues ressemblant à “Smoke On the Water” en premier morceau. La trompette s’envole puis ensuite, le pianiste fait ressortir l’harmonie par son style puissant.
La chanson “Que Seria La Vida” est interprétée par une voix suave qui laisse la place à une trompette romantique et un sax alto langoureux, dans un rythme apaisant.
Dans “Guajira Dubois”, les salves de sax donnent de l’intensité qui donnent envie de danser ces salves de sax.
“Jazz Impromptu” est un thème medium swing où l’on entend des couleurs Monkiennes.
Un soprano qui par la sonorité aigue prend un solo sur “Paginas De Mujer”.
“Slippery” est un trois temps ou 12/8 cela dépend comment on l’entend.
Le rythme binaire est brûlant sur “Free Hands”.
Cet album est l’apothéose de la rencontre entre les rythmes de Cuba, Porto Rico est le Jazz.

Le pianiste a toute sa vie marié les harmonies Jazz aux rythmes qu’on trouve en Salsa. Rien d’original jusqu’à présent, sauf qu’à l’époque, le jeu de piano était novateur et l’écriture des riffs de cuivres bien ficelés articulés à merveille.
Entouré de solistes incroyables, sa musique rayonnait par ses nuances ses subtilités aussi bien rythmiques qu’harmoniques.
Cet article a été réalisé avec l’aide du magnifique “The Latin Real Book” sorti en 1997, dont l’appendice est consacré aux cellules rythmiques de chaque morceau.
Un grand merci à Simon Bolzinger qui nous a aiguillés avec son podcast consacré à Eddie Palmieri.

Bonne lecture,en espérant que ces quelques mots vous donneront envie de découvrir ce maître et cet innovateur.