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SUR LA ROUTE DU JAZZ/ HARD-BOP

L’ÈRE HARD-BOP : LE JAZZ A LE BLUES/ HANK MOBLEY/

Le Hard Bop conserve toutes les avancées harmoniques mises en place par les boppers. Les musiciens improvisent à partir des arpèges qui sont les notes des accords, et utilisent des chromatismes pour passer d’un accord à l’autre. Dans notre rubrique nous avons déjà écouté le saxophoniste ténor Hank Mobley avec Horace Silver et les Jazz Messengers. Ce qui le distingue de la plupart de ses pairs, c’est la légèreté du son et la fluidité de ses phrases, même dans des tempo élevés. Avec cette composition « Workout » les notes de saxophone caresse les lignes de basse et les tournes de batterie. Le thème est moins dense en termes de notes que dans le be-bop. Hank Mobley joue un motif de deux mesures et sur les deux mesures suivantes, Philly Joe Jones improvise des break. Sur le pont, le sax prend son élan soutenu par les ponctuations des accords de piano, et revient à l’échange sax batterie. Malgré le tempo rapide, j’entends la section rythmique groover. Le jeu chaleureux sur les cymbales de Philly Joe Jones me fait penser à celui de Jimmy Cobb. À 3’37 Hank Mobley joue un motif redondant pendant huit mesures. Grant Green démontre qu’il possède le langage et donne un côté bluesy au morceau. Qui de mieux au piano que Wynton Kelly dont le jeu est enthousiasmant par le son cristallin et ses notes deliées. Le batteur s’exprime aisément avec un long solo. « Workout » est un lorceau qui résume bien l’esprit du Hard Bop. Les thèmes se construisent sur des motifs plus simples que dans le be- bop mais les improvisations se font à partir de longues phrases sophistiquées.

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