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SUR LA ROUTE DU JAZZ/ JOE WILLIAMS

JOE WILLIAMS AND HARRY SWEETS EDISON/ TOGETHER

Joe Williams est un crooner à la voix grave et au swing communicatif. Il chanta avec les grands du Jazz comme Count Basie. Avec le trompettiste Harrry « Sweets » Edison, ils ont enregistré plusieurs sessions dont ce magnifique « Together » en 1961. La voix de velours et la trompette feutrée, expriment un Jazz insouciant. La trompette et le sax ténor introduisent « Winter Weather », par un motif chromatique de quatre mesures. Ces quelques secondes résument l’esprit du Swing, quelques notes mélodieuses, des accents sur les contretemps et un rythme ternaire qui fait bouger. La voix de Joe Williams met en joie, dès qu’on l’écoute. Le piano se ballade sur les touches, accompagné de la walkin’bass douce, et du crépitement des balais. Le chanteur reprend le thème où les cuivres jouent un joli contrepoint. « I don’t Know Why » est une ballade bluesy et reposante. « There’s a Small Hotel » commence avec des motifs sobres du sax, Jimmy Forrest et de la trompette. Ces morceaux au tempo médium sont enthousiasmants. « Out Of Nowhere », mélodie qui sera souvent reprise par les musiciens de Be-Bop, est jouée avec calme et sur laquelle la trompette pose des notes légères. Cet album illustre le Jazz que j’aime, accessible. Les phrases sont jouées sans volonté d’éblouir. Détendez vous avec le standard « Aren’t You Glad ». Les petits riffs des cuivres sont d’une finesse. Joe Williams a ce feeling de faire rebondir les notes. « Remember » signé Irving Berlin est dans le même esprit. « Together » commence par une walkin- bass sobre qui accompagne toute seule le chanteur, pendant les quarante premières secondes. Harry « Sweets » Edison et Jimmy Forrest envoient des motifs toujours rayonnants. La guitare accompagne sur tous les temps. La formation n’est pas un big band, mais les arrangements sont joués comme si les cuivres faisaient partie d’une grande formation. La voix de velours sur « Deep Purple » est ornementée de notes discrètes de guitare. Après un début calme, la rythmique envoie le tempo medium, sur lequel Joe Williams pose avec délicatesse. Le pianiste Charles Thompson n’est pas virtuose mais ce classicisme dans le jeu, est très séduisant. Le petit dialogue intimiste entre la guitare et le chanteur au début de « Lover Come Back To Me » lancent un swing medium cool. « By The River Sainte Marie » commence par des petites nappes jouées à la trompette, au saxophone, à la guitare et au piano. L’écriture des motifs est dans la tradition des Big Bands des années 30 et 40. Enfin « Alone Together » est tapissé de motifs de sax et de trompette. Leurs contrechants sont toujours lumineux. La guitare déroule un solo très mélodieux sur des figures rythmiques simples, mais qui fait bouger. Après une reprise du thème la voix chaude finit sur un accent Blues à 2’18. Ces sessions sont placées sous le signe de l’élégance. Les arrangements de cuivres sont souvent des motifs minimalistes, les solos sont des phrases limpides, sur un rythme toujours enjoué. Si Harry « Sweets » Edison et Joe Williams enregistrent ces sessions en 1961, il sont fidèles à une époque et à un style, le Jazz des années 30 et 40, sur lequel, les gens dansaient dans les clubs.

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