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SUR LA ROUTE DU JAZZ/ GEORGE BENSON

GEORGE BENSON/ GIBLET GRAVY

En 1968, George Benson participe à « Miles in the Sky » le premier enregistrement qui ouvre la voie au Jazz Rock. La même année il publie ce disque chez Verve, où l’univers musical penche clairement du côté de la Soul. Accompagné par une section de cuivres étincelante et d’une section rythmique, composée entre autres de Ron Carter et d’Herbie Hancock, le guitariste joue avec un bonheur sans limites. « Along Comes Mary » est chaleureux avec cet esprit Soul. Le toucher est bien clair et fluide. Sur « Sunny » les choeurs me rappellent le morceau de Donald Byrd « Elijah » sur le disque « A New Perspective ». « What’s New » est exposé en rythme binaire. Le phrasé de Benson est sensuel, le guitariste caresse les notes au début, et les phrases sont plus dynamiques par la suite. Les flots de notes sont renversants. Les phrases ciselées sont stylistiquement proches d’un autre prodige de la guitare Pat Martino. « Giblet Gravy » est très funky avec une structure standard de blues. Romantisme et sensualité avec « Walk on By » de Burt Bacharach. Les cuivres lancent le solo de guitare. « Thunder Walk » est une composition qui swingue avec un tempo cool. Herbie Hancock nous offre un solo de piano flamboyant. « Sack of Woe » signé Nat Adderley nous enthousiasme avec ce swing heureux. « Groovin » est également très convivial. Toujours ancré dans l’esprit Blues et Soul, George Benson nous offre plus de huit minutes de guitare suave, avec « Low Down and Dirty ». L’enchaînement très rapide de notes nous coupe le souffle. Herbie attaque les notes avec une grande pêche, Ron Carter a le son bien lourd et rond. La guitare présente le thème de « Billie’s Bounce » avec pour seuls accompagnateurs, la contrebasse et les congas. La batterie et le piano rentrent pour laisser éclater le swing. La guitare de Benson est toujours aussi fluide et le délié des notes de piano est grandiose. Wes Montgomery qui disparaîtra quelques mois après cet enregistrement, a déjà un digne héritier en la personne du jeune George Benson.

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