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SUR LA ROUTE DU JAZZ/ DE L’ÉLECTRICITÉ DANS L’AIR/ WEATHER REPORT/ BLACK MARKET HEAVY WEATHER

Les harmonies et rythmes ayant fait l’objet d’explorations intenses au cours des années 60, certains leaders comme Miles Davis aspirent à d’autres horizons. Le trompettiste au flair incomparable se tourne vers l’univers du Rock Les acolytes de Miles configureront le Jazz électrique en plusieurs pôles. Si Hancock prend la tournure de la Soul et du Funk, Chick Corea un Jazz plus épuré sur fond de Flamenco, Joe Zawinul et Wayne Shorter prennent la direction des racines Africaines. « Black Market » de 1976 commence par un motif redondant de basse doublée du clavier électrique. Les voicings du clavier et la ligne de basse d’ Alphonso Johnson insuflent une bonne dose de groove. Le soprano lance ses notes aiguës pour traduire l’espoir. Les envolées de soprano s’apparentent à un tourbillon sonore qu’accentuent la batterie de Chester Thompson et les percussions de Don Alias. Hommage au plus grand altiste après Charlie Parker, Cannonball Adderley. « Cannonball » composé par Zawinul est un hommage à son mentor. Sur cette seconde piste, Jaco Pastorius est invité à dérouler ses notes aux longs glissés suaves. Le morceau « Gibraltar » est une perfusion de groove. L’introduction au climat trouble laisse entrevoir l’éclaircie au soprano. Le thème lunaire est angoissant et prenant. Lumineux et stellaire la composition « Elegant People ». Funk et Soul telle est l’énergie de « Barbary Coast ». Les motifs au clavier et le sax sur « Herandu » créent de l’espace. . Concernant « Heavy Weather » cet album est explosif. Jaco Pastorius est le bassiste attitré « Birdland » ecrit par Joe Zawinul est un thème Soul Jazz. Le second morceau « A Remark You Made » est une magnifique ballade qui met en valeur Wayne Shorter. « Teen Town » met en avant le jeune Jaco et son solo fluide agrémenté de l’harmoniseur. Manolo Badrena et Alex Acuna Alex Acuna Fan Page Alex Acuna offrent un festival rythmique très entraînant au cours de « Palladium ». Le sax est bien métallique. La clôture de cet album de 1977 est grandiose. « Havona » est une apothéose du point de vue sonore ainsi que sur le plan harmonique. Le thème est Coltranien dans l’esprit, exprimant comme une révélation. Si le solo de Zawinul très mélodieux reste une impro assez cool, le soprano s’envole. La basse est presque brutale mais d’une précision et d’un groove hallucinant. Dans une interview que j’avais lue de Joe Zawinul celui ci racontait que Miles Davis jalousait le succès de Weather Report. Lorsqu’on réécoute ces deux album, je comprends le trompettiste. Ce groupe rassemblait dans sa musique de nombreuses influences. On y entend le groove, des séquences plus rock des harmonies jazz, une technique impressionnante et des compositions mélodieuses devenues des standards.

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