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NOUVEAUTÉ ALBUM/ PATROIS MARCAULT

DAVID PATROIS PIERRE MARCAULT/

Cet album « Wild Poetry » nous emmène voyager du côté des rythmes Africains.
Le thème d’ouverture « Rwanda » commence par une introduction au balafon, puis les motifs mélodiques au saxophone ténor se fondent dans les nappes cristallines du vipraphone.
Ce thème figurait sur le premier album du vibraphoniste « Attraper le temps » mais cette version est encore plus en ébullition au niveau rythmique. Boris Blanchet rugissant et puissant au saxophone livre un solo dans un esprit Coltranien.
Le morceau suivant « Juicy Fruit » nous plonge dans un climat trouble mystérieux caressant les contrées du free.
Puis la seconde partie est sous le signe du swing cool, la basse déroule une ligne tranquille mais solide. Les intervalles de la mélodie sont surprenants
Le vibraphoniste nous illumine par son solo avec des moments bluesy.
« Juicy Fruit Pt3 » s’aventure plus vers le Jazz Rock.
La section contrebasse avec les percussions rappelle le couple Marcus Miller Mino Cinelu dans le groupe de Miles de début des années 1980.
Avec « Nty » nous sommes dans le berceau de l’Afrique.
Le solo de saxophone soprano est impressionnant de fougue et la fin du morceau est un volcan rythmique ou batterie percussions et contrebasse fusionnent.
« Saint Barnabe » est une grande ballade.
Le thème est exposé au saxophone avec beaucoup de finesse dans un esprit à la Wayne Shorter, les balais sont feutrés, la contrebasse ronde sensuelle.
Après un intermède rythmique « Dancing Wolf » , »Baie de Lune » en trois temps, nous transporte par sa magie le thème rappelle « Weather Report ».
La formation continue avec « Bala One » dans le même esprit avec un soprano incandescent et un solo de Philippe Marcault qui nous met en transe.
Le morceau « Allan in the clouds » en hommage au guitariste Allan Holdsworth se construit autour d’une mélodie jouée par le saxophone et d’un arpege au vibraphone.
Comment ne pas danser sur « Jurassic Music » avec une rythmique très contrôlée et un solo de balafon renversant.
Le dernier thème du disque laisse la place à la batterie et aux percussions soutenues par un saxophone soprano qui installe un climat de joie.
Avec cet album nous sommes dans les rythmes Africains tantôt vers le swing et le blues et la dimension Jazz Rock est très présente aussi.
L’eclectisme de cet album est une très belle réussite.

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