Post Jazz

NOUVEAUTÉ ALBUM/ MICHAEL WEISS/ PERSISTENCE

La musique du pianiste Américain s’inscrit dans le style Post-Bop. Il s’efforce d’écrire des thèmes aux mélodies attrayantes. Sur une mise en place de 16 mesures jouée par la rythmique sur un tempo latin, le quartet part sur les chemins du Swing dès le premier titre. D’abord le piano prend de belles trajectoires mélodiques bien claires. Soutenu par une contrebasse fluide et une batterie au drive souple, Michael Weiss développe un jeu varié entre voicings et notes bien déliees. Il se permet même un clin d’oeil à « Syeeda’s Song Flute » de Coltrane à 2’12. Le second morceau « Second Thoughts » est construit autour de notes aux valeurs longues. Sur un tempo cool médium swing, les solos respirent l’énergie. Le sax ténor Eric Alexander a une belle technique et une sonorité qui me fait penser à Hank Mobley. La pression monte avec la troisième composition intitulée « Après Vous ». Le quartet vous emmène en altitude dans un tempo up comme on les aime. Eric Alexander déroule des phrases lumineuses chaleureuses avec une maîtrise technique irréprochable. Le pianiste sautille sur les walkin bass bien rondes de Paul Gill. À 4’49, la pédale de basse puissante amène bien la tourne en rythme binaire. « Only The Only » est la ballade incontournable que l’on retrouve sur ces albums de Hard Bop. Le pianiste reprend quelques standards. Il rend hommage à Fats Waller en interprétant « Jitterburg Waltz ». Ce qui est intéressant est d’entendre le saxophoniste et le pianiste jouer des motifs d’une grande sophistication sur ce trois temps rapide. Le second thème repris est « Epistrophy » composé par Monk. Sur une rythmique qui ronronne à merveille, le saxophoniste lance des phrases intenses aux flots intenses. Le piano tente moins d’envolees, mais garde la ligne du Swing. Le solo de batterie est joué en finesse. La Bossa est mise à l’honneur avec la reprise d' »Once I Loved ». Après une introduction très Funky, les musiciens passent en rythme Bossa alternent tout au long du morceau avec le groove. Les phrases sur le rythme Funk sont Bluesy et émouvantes. Il est dommage que le sax n’improvise pas. Quelle meilleure conclusion qu’un Blues « Birthday Blues » dans une esthétique Hard Bop. Après une introduction en solo, le sax présente le thème aux accents Blues. Ce morceau Soul Jazz est une belle conclusion dans l’optimisme. La contrebasse part la première en solo. Eric Alexander a une sonorité plus rugueuse que sur les autres titres. Le pianiste publie un album très swing et punchy au fil des thèmes écrits avec un sens mélodique bien réel.

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