NOUVEAUTÉ ALBUM/ DIANA KRALL

DIANA KRALL/ THIS DREAM OF YOU

Le nouvel album de la chanteuse à la voix de velours est sorti hier sur le label Verve. Le projet n’est pas innovant, mais l’interprétation des standards avec les arrangements de cordes est toujours envoûtante et pertinente. Le répertoire est essentiellement composé de ballades et de tempo cool. Sur le premier morceau « But Beautiful », signé George Gershwin et le très convivial « That’All », la guitare prend deux solos qui n’atteignent pas des sommets de virtuosité, mais les notes sont belles, le toucher est doux. La voix elle est feutrée « Autumn in New York » commence en trio puis a 2’08 les cordes rentrent et introduisent de la mélancolie. « Almost being in love » est introduit par un motif joué à l’unisson au piano et à la guitare. La mélodie est jouée sur un tempo cool avec un swing entraînant, la voix est légère. J’aime la sobriété du solo de guitare et de piano. « More than you know » est une mélodie très sensuelle. Le tempo s’accélère avec « Just you just me ». Sur une structure de 32 mesures, la mélodie chantée est ornementée de quelques interventions de violon. Celui-ci accompagné de la contrebasse et de la batterie, sera rejoint par le piano qui démarre ses voicings aux huit dernières mesures de la première grille. « There’s no you » est introduit par des jolis arpèges de guitare. Cette version en trio laisse la contrebasse s’exprimer. De la tristesse se dégage de « Don’t Smoke in bed » où la chanteuse est seule avec son piano. La folk s’invite même avec une reprise de Bob Dylan « This dream of you ». Avec « I Wished on the moon » on repart avec un swing cool où l’on entend les cordes de contrebasse claquer pendant la walkin. Le solo de piano n’est pas une prouesse technique mais les phrases en croches swinguent. Le morceau « How Deep is the Ocean » d’Irving Berlin est interprété avec beaucoup de feeling et de finesse. La voix est feutrée et bluesy, le solo de guitare est sobre, la pianiste caresse les notes. L’album se finit avec une version de « Singing in the rain » plus lente que l’original. La contrebasse introduit la chanson avec un motif plein d’optimisme, la mélodie est joyeuse. Diana Krall montre avec ce dernier enregistrement qu’elle est une conservatrice des standards, des morceaux mélodieux et accessibles.