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NOUVEAUTÉ ALBUM/ DAVE LIEBMAN RANDY BRECKER

DAVE LIEBMAN RANDY BRECKER / QUINT5T

Nous avions parlé il y a plusieurs mois, du pianiste Marc Copland entouré de Drew Gress à la contrebasse et Joey Baron a la batterie. Le pianiste passionné par les reharmonisations est sur la même longueur d’ondes que Dave Liebman et Randy Brecker. L’album de ce quintet démarre très bien avec le batteur Joey Baron qui use à merveille des balais, et Marc Copland dans un toucher proche de celui de Joe Sample. Avec ce groove tout en retenue, on savoure cette mélodie de Duke Ellington « Mystery Song », jouée ici par le soprano. La contrebasse joue un solo à l’archet très mélodieux. La trompette se balade en dehors des harmonies. « Off a Bird » est be-bop dans la présentation du thème et devient free pendant les impro. La rythmique est très libre. Entre 0’51 et 0’52, le clin d’œil à « Scrapple From The Apple » de Charlie Parker est bien amené et amusant. L’impro collective du soprano et de la trompette est assez rugueuse et complexe. « Figment » composée par Marc Copland nous plonge dans un climat de trouble et d’incertitude. Avec cette composition abstraite, on sort des harmonies classiques. Sur « Broken Time » et son tempo medium up swing, on se délecte du drive léger de Joey Baron et de la ligne de contrebasse de Drew Gress. Randy Brecker joue beaucoup dans le registre aigu. Chez le saxophoniste, on sent sa quête permanente de phrases aux directions nouvelles. Le solo de piano est fin, le passage entre 5’28 et 5’41 est aérien. Le morceau « Moontide » sur un tempo binaire est assez optimiste. Marc Copland sur le solo de David Liebman met en exergue les tensions harmoniques. La contrebasse et la batterie ont un jeu très varié. Pendant le solo de trompette très fluide, la tension continue. Le solo de piano explore beaucoup de dissonances. Sur « Child at Play », le rythme alterne entre binaire et ternaire. Le jeu de batterie est très fin, les balais sont légers. La reprise de « Broken Time » ne ressemble pas du tout à la première version. La séquence est calme, la contrebasse s’exprime, et le pianiste explore des accords et des motifs. Lorsqu’on écoute le titre suivant, on comprend le titre « There’s a Mingus Amonk Us ». Le groupe est tout a fait dans l’esprit des deux génies. Le swing est chaleureux, le sax et la trompette jouent des suites de notes be bop. Les accords au piano sont Monkiens et l’écriture du thème est effectivement Mingusienne. L’enregistrement se clôture par une ballade sensuelle. Le sax et la trompette jouent dans un esprit standard, les phrases restent bien dans les harmonies. Marc Copland commence son impro par des arpèges troublants, mais revient au classicisme avec des passages bluesy. Avec une grande liberté rythmique et des explorations harmoniques, ce quintet est très innovant. L’album est sorti le 18 septembre, chez Inner Voices Jazz.

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