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NOUVEAUTÉ ALBUM/CYRUS CHESTNUT/ MY FATHER’S HAND/HIGH NOTE

Le label New Yorkais publie deux albums l’un du trompettiste Tom Harrell, musicien élégant du Hard Bop depuis plus de 40 ans et l’autre de Cyrus Chestnut pianiste à l’aube de ses soixante ans qui nous livre un projet en hommage à son père. C’est de ce dernier que nous vous parlons aujourd’hui.

« My Father Hands » commence par un morceau au swing tranquille, dans un esprit Soul à la Jazz Messengers.

Le pianiste chemine à travers le Blues. « Nippon Soul Connection » est construit en question réponses entre le piano et la paire rythmique contrebasse batterie comme le fait Miles sur « So What ».

Le pianiste crée une ambiance de piano bar à l’écoute du morceau « Thinking About You » morceau au tempo cool. Sur le tapis en walkin’bass joué par Peter Washington, les phrases de piano swinguent en croches, en voicings et en double croches.

« Cubano Chant » est un morceau solennel et grave avec des accents lyriques.

La souplesse du trois temps est juste magnifique pour la reprise de « Baubles Bangles And Beads ».

Le piano amène avec lui ses sidemen dans un mouvement rythmique énergique.

Le pianiste interprète avec beaucoup de tendresse la mélodie de « Yesterday » et l’habille de voicings soyeux et élégants. De cette version se dégage une sorte de pureté sonore.

« I Must Tell Jesus » morceau traditionnel est émouvant par la profondeur et l’espace que le pianiste apporte.

Le Blues n’est jamais loin de ce pianiste comme on l’ecoute sur le morceau « Working Out Just Fine ».

Simple et Swing.

Le trio joue « There Will Never Be Another You » sur un rythme latin, où flots de notes se mêlent à des motifs plus aérés. Le clin d’œil à « Four » de Miles est il spontané ou préparé?

Le pianiste reprend « But Beautiful » de George Gerswhwin. Si cette interprétation dure moins de trois minutes, le pianiste nous émeut par les notes qu’il caresse. En écoutant le pianiste on ne peut que se remémorer ce standard sous les doigts de Bill Evans.

« Epilogue » est un moment d’émotion à l’écoute de ces single notes et accords joués.

En communion, ces trois musiciens jouent avec souplesse et plaisir. Le contrebassiste Peter Washington déroule des notes rondes et le batteur Lewis Nash développe un jeu léger.

Le pianiste nous a concocté un joli disque sans prétention en touchant l’auditeur par son swing et son style.

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