La Caverne Jazz de Marseille reçoit le 10 avril un trio exceptionnel par la notoriété de ses musiciens, de leur œuvre et par la qualité du jeu collectif.
Benoit Sourisse à l’orgue, André Charlier à la batterie et Louis Winsberg seront présents.
En 2018, ils publièrent “Tales From Michael”, un hommage très réussi au grand saxophoniste Américain Michael Brecker. Dans ce projet on trouve deux incontournables de Steps Ahead,“Safari” et “Oops”.
Le trio joue aussi “Four Sleepers” que le saxophoniste avait joué avec Don Grolnick.
La collaboration des trois musiciens Francais se poursuit avec “Le monde à l’envers” enregistré en deux versions, l’une en acoustique et l’autre en trio. Les paysages sonores sont variés entre swing et rythmes Sud Américains.
La guitare nous transporte toujours dans des univers sonores surprenants comme l’orgue et portées toutes deux par un batteur fin et précis.
https://cavernejazz.club/index.php/index-php-index-php-shows/winsberg-sourisse-charlier/
La chanteuse Cecile L Recchia dans le cadre du Festival Jazz de Mars propose un hommage au génie Django Reinhardt, en reprenant des morceaux moins connus du répertoire du guitariste, qui laisse place à un grand nombre de compositions.
“Anouman”, “Mabel”, “Féérie” ou “Nagasaki”, figurent dans le disque avec des standards comme “Swing 39 ou “Manoir de mes Rêves”.
Le disque est sorti en ce début d’année et autour d’elle, le pianiste Noé Huchard qui fait danser les notes lors de ses improvisations. Le contrebassiste Raphaël Dever et le batteur David Grebil ont le swing, comme on peut l’entendre sur le premier thème “Anouman”. À ce trio, le trompettiste Malo Mazurie se joint pour y doubler les thèmes.
Une originalité qu’on a hâte de découvrir et qui fera l’objet d’une chronique.
Le choix de la chanteuse de ne pas sonner manouche est très intéressant car prend le contre-pied de de ce qu’on aurait pu attendre.
C’est à Courville en Eure et Loire ce vendredi à la salle Pannard.
https://www.jazzdemars.com/event/cecil-l-recchia-sings-django-reinhardt/
Un trio celui du contrebassiste Manu Forster, dont l’élégance et la retenue sont les deux éléments définissant sa musique. En fil conducteur, le bassiste Ray Brown, incontournable figure tutélaire de cet instrument. On ressent ce swing chaleureux du aux lignes souples de la contrebasse et au drive léger du batteur Jordi Leoge, qui accompagnent le pianiste Thibaud Dufoy dans ses phrases mêlant Blues et du Be-Bop à la perfection.
Le trio propose un Hard Bop cool sans effets de démonstration, avec parfois même des bossas. Parmi les extraits que j’ai écoutés, j’entends l’esthétique du trio d’Oscar Peterson.
C’est ce vendredi 10 avril, à la salle Ph’Art du Casino Municipal de Capbrebton.
On finit par “Les Nuits et Jours de Querbes” en Aveyron le 11 avril, en compagnie du trio Oizeau où se retrouvent, soprano, guitare et accordeon. “Au coin du Cantou”, se croiseront les folklores le Classique et le Jazz.
Au sax alto et sopranino Mathis Polack, Markus Thiel à l’accordéon et Cyril Bernhard à la guitare électrique.
Le trio propose une musique méditative qui se nourrit de plusieurs styles et qui laisse une large part d’impro. Au son du soprano, se joignent les nappes d’accordéon et la guitare au son rond et chaud.
Écoutez les mélodies harmonieuses comme “Temps Calme”, introduite par des notes de guitare apaisantes, avant que la ligne mélodique construite sur des débits rythmiques prenne son envol.
On sent le calme et la sensation d’espace dans la mélodie du sopranino sur laquelle l’accordéon déploie ses arpèges et la guitare, ses accords rugueux.
C’est la même impression qui plane au cours de “Kaiboti” et ses accents de nostalgie.