Le 18 septembre, le pianiste Antoine Hervier sera présent dans le cadre du Festival Jazz en Touraine pour présenter “Colors In Jazz”. Accompagné de Guillaume Sourieu à la contrebasse et d’Alban Mourgues, le trio joue des compositions originales.
En écoutant son jeu de piano, je trouve sa sonorité métallique et flamboyante.
Les phrases fluides, le swing pugnace, se fait entendre dès le premier titre “Kinderszenen Opus 15”.
Le pianiste compose des morceaux d’une émotion et d’une sensibilité qui conquièrent l’auditeur. Le toucher sur “Chanson pour Marion” est dans un esprit proche de celui de Bill Evans. L’interplay rappelle également comment le pianiste jouait avec la contrebasse et la batterie.
À l’orgue sur “Midnight Waltz”,le claviériste transmet une énergie terrible.
En matière d’harmonies, le pianiste explore des couleurs très intéressantes et séduisantes.
Dans “Thème For Clara”, j’aime la sensualité des nappes de l’orgue Hammond et des notes du saxophone.
Le pianiste est influencé aussi par Soul Jazz si on écoute “Blue -G’Riff 2”.
Dans le morceau “Juste à l’Heure”, le pianiste décolle littéralement par ses phrases bien articulées et rapides.
Le disque se conclut par un morceau “Tropical Be-Bop”, un thème certes rapide mais mélodieux suivi d’un solo très inspiré dans lequel on reconnaît un motif du morceau de Dave Brubeck intitulé “In Your Own Sweet Way”.
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Le Gréoux Jazz Festival propose un programme autour de courants traditionnels, le Jazz Manouche, le New Orleans le Swing et le Boogie
Le mercredi 16 septembre, c’est le groupe Dr Swing and The Brandy Snaps et les Danseurs swing. Ce groupe joue dans un style Blues Rock, basé sur des motifs de guitare traditionnels, ponctués de riffs des saxophones baryton et ténor. Si les morceaux se ressemblent, le dynamisme du swing diffuse de bonnes ondes.
Le jeudi 17 septembre, les Six Copators célèbrent le New Orleans.
Clarinette, trompette, trombone, sont accompagnés par la section guitare soubassophone et batterie.
Vendredi 18 septembre, place au guitariste Fapy Lafertin et à son invité le clarinettiste Adrian Cox. Les guitares sobres en accompagnement, mettent en lumière la souplesse et la douceur de la clarinette. On retrouve une musique exprimant la joie, l’insouciance au travers de thèmes doux.
Le guitariste reprend certains thèmes que Django jouait, “Chinatown” et “After’You’ve Gone”. Très agréable également, l’interprétation de “La Belle Vie”.
Le guitariste peut aussi jouer dans un registre plus mélancolique et nostalgique comme on l’entend sur “I Leida”. Délicate est la composition “Paches Tu Te”. Souvent en Manouche, les musiciens interprètent des valses, c’est le cas du morceau “South Of The Waltz”.
Samedi 19, on écoutera Eric Luter Big Five qui propose un retour aux sources aux racines. Fils de Claude Luter perpétue la tradition et la transmission de cette musique enjouée, celle de Sidney Bechet et de Louis Armstrong.
Dimanche 20 septembre, le petit Vince Quintet qui a la particularité d’incorporer des éléments de Boogie, de Swing, proches du New Orleans et du Blues.
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Au Prohibido Jazz Club de Biarritz, le chanteur Tai Allen originaire de Brooklyn vous proposera une musique énergique faite de Soul, de Funk et de samples.
Il a publié “Vicious Boy” un cocktail des différents styles évoqués à l’instant auxquels on pourrait ajouter du Hip Hop et de Acid Jazz. Malgré les effets sonores et les boîtes à rythme, le groove sobre subtile envoie de bonnes vibrations. Sur la chanson “Good Water” la voix est sensuelle, le groove est certes discret, mais nous emporte.
L’univers sonore au cours de la séquence “Airport Kiss Goodbye, Not Wave” crée une sensation de profondeur et d’apaisement.
Tai Allen a une voix intéressante car il peut à la fois descendre vers les graves et atteindre un grain bien différent.
Si vous écoutez d’autres projets comme “Aqua Negro”, la voix vous entraîne toujours dans cet univers Soul, Hip Hop, Acid Jazz. La diction et le débit sont toujours très imbibés de groove, au cours de “Happy Pressure”.
Rendez vous vendredi 18 septembre.
https://www.prohibido-biarritz.fr/soirees/tai-allen-brooklyn-jazz-aint-boring-18-septembre-2026/
Un grand nom de la contrebasse, Monsieur Henri Texier jouera au Caveau d’Hermenonville ce samedi 19 et dimanche 20 septembre.
Accompagné de son fils le saxophoniste Sébastien Texier et du batteur Gautier Garrigue, le contrebassiste joue une musique, parfois abstraite mais aussi lyrique.
L’album du trio “Hétéroklit Lockdown” s’ouvre d’ailleurs par “Round Midnight” une ballade des plus intimistes et romantiques. Autre morceau doux “Take Your Time”, où l’alto se déploie sur des notes rondes et profondes de la contrebasse et sur les crépitements de la caisse claire.
Si “Bacri’s Mood” est une mélodie aux notes aérées, le swing du trio dans la version de “What Is Thing Called Love” est haletant.
“Besame Mucho” standard incontournable de la musique Sud Americaine, est revisité avec originalité.
C’est la contrebasse qui démarre la première partie de la mélodie puis arrive l’alto où en fond le batteur fait preuve de minimalisme.
Les trois musiciens varient les climats parfois calmes et parfois plus mouvementés comme sur “Fertile Danse”, une exploration de sonorités Free Jazz, où l’abstraction et la déstructuration dominent.
“Izlaz” la dernière composition, est introduite par un motif de contrebasse en syncopes. Entre les notes du saxophone, la contrebasse avance à pas de velours, le batteur caresse les cymbales. Le toucher d’Henri Texier est très précis, les notes du solo mélodieuses. Poésie et mystère seront à l’honneur.