On commence cette actualité des concerts en cette fin de mois, par une artiste qui aime le mélange, qui propose une mosaïque de styles.
Le 28 mai, la chanteuse Gabi Hartmann qui aime varier les climats passe à la Chapelle du Mejan d’Arles, entourée de ses musiciens, Florian Robin au piano, Jérôme Arrighi à la guitare et du batteur Arthur Alard. Entre Folk et Jazz, la chanteuse propose de la douceur.
Elle a sorti un premier album intitulé sobrement de son nom. La voix est souple, légère allant parfois sur du swing au tempo cool et parfois sur du binaire.
Dans ce premier disque, la chanteuse ajoute une réharmonisation vocale sur “Maladie d’amour”. Sur “La Mer” de Charles Trenet, elle a également fait un travail de modification des harmonies.
Si vous écoutez le disque “La Femme aux Yeux de Sel”, vous entendrez une variété de climats et notamment un rythme Africain sur “Sikolaiko”.
https://lemejan.com/evenement/gabi-hartmann-sorvina/
Le 29 mai, la chanteuse et pianiste Francesca Giordano rendra hommage aux grandes femmes de l’Histoire du Jazz, en présentant son spectacle “Women In Jazz”.
Cette artiste Italienne affectionne les grandes mélodies. Son disque commence par “Cheek To Cheek” introduit par des accords de guitare à la Joe Pass.
On sent un véritable envol dès que le texte est déclamé. La guitare accompagne par des voicings et des walkin bass imbibées de swing.
Sur “Lo Che Amo Te Solo Te”, ses accords de piano enrobent magnifiquement sa voix pure.
Sa version de la chanson “As” est d’une grande authenticité. Soutenue seulement par une guitare Folk, la chanteuse fait groover cette mélodie en donnant des impulsions Rock.
Légèreté et romantisme définissent sa version de “Misty”. Toujours raffinée, la guitare égrène quelques arpèges et notes détachées, pour épouser au mieux cette voix tendre et fine qu’on a plaisir d’entendre sur “Wave”.
Le concert se déroulera à la Galerie Depardieu de Nice.
Le 29 mai, place à la Gospel Team et son spectacle Moyo au Coeur de l’Afrique a l’Eglise Saint Géry de Valenciennes, dans le cadre du théâtre Anzin Hors Les Murs. C’est une très belle soirée, autour d’une musique née des souffrances et de l’horreur de l’esclavage. Malgré la tragédie qui les touchait, les esclaves Noirs dépassaient leurs souffrances par des chants et mélodies remplis d’espoir, d’optimisme et de chaleur. Vous entendrez des voix puissantes et des harmonies captivantes de la part d’une troupe composée de 7 chanteuses et chanteurs.
https://www.theatre-anzin.fr/spectacles/moyo-au-coeur-de-lafrique
Toujours le vendredi 29 mai nous allons cette fois dans les Deux Sèvres à Fenery, pour écouter le Ella et Louis Quartet qui rendra hommage à deux immenses figures du Jazz, Ella Fitzgerald et Louis Armstrong.
Dans le cadre de “Jazz Bat La Campagne”, les musiciens interpréteront les standards que les deux légendes avaient enregistrés dans les années 50.
Les musiciens sont la chanteuse Audrey Houmas entourée du trompettiste Arnaud Meunier, du pianiste Bruno Durand et du contrebassiste Guillaume Sourieu.
Plusieurs vidéos sont visionnables sur You Tube.
La contrebasse et le piano introduisent “Let’s Call The Whole Things Off”, par un court motif, puis arrive la voix, dont la texture rappelle un peu Ella. La trompette au son New Orleans swingue et reste toujours mélodieuse. Elle déploie un léger contrechant, puis déroule un solo, en dédoublant certaines notes assorties de pointes Bluesy.
Le piano démarre par des accords puis part en single notes.
Le quartet surprend par sa version de “Summertime”. Au piano les arpèges sont à la mélancolie, la voix traduit une certaine blessure, que le bugle évoque par ses notes feutrées et aérées. Le quartet s’éloigne quelque peu de l’esprit d’Ella et Louis.
Ces musiciens arrangent ces grandes mélodies avec goût et justesse. La mélodie “Take The A Train” de Duke Ellington, se propage sur un rythme chaleureux, proche de la Bossa qui laisse s’envoler la trompette.
Le grain de voix d’Audrey Houmas laisse entendre des écorchures qui ont beaucoup de charme. En croches bien swing, le trompettiste a toujours des phrases lumineuses.
Enfin pour finir cette présentation, le swing radieux de “Rascal You” rappelle les grandes heures du New Orleans. La voix est légèrement éraillée mais d’une grande énergie.
Le trompettiste joue un motif rappelant “Oh “When The Saints Go Marchin”, pour rappeler la convivialité de cette musique.
C’est une belle soirée en perspective sous le signe de la tradition du Swing qui vous attend.