NOUVEAUTÉ ALBUM/ YES TRIO

Aron Goldberg Omer Avital et Ali Jackson se réunissent en trio au service du swing.
Bon début de journée avec ce disque qui n’est pas révolutionnaire mais qui donne de l’énergie!
Ecoutons ce  » Groove du jour  » qui rappelle le jazz palpitant des « Three Sounds » d’Errol Garner et Oscar Peterson.

NOUVEAUTÉ ALBUM/ JEAN PAUL ESTIEVENART/

JEAN PAUL ESTIEVENART/

Découvrons ce trompettiste belge au son feutré et au phrasé fluide.
L’album « Strange Bird » s’ouvre avec le thème « Barcelona », un thème aérien longuement développé sur plus de deux minutes.
La guitare de Romain Pilon à 2’19 sert de tremplin à l’improvisation de trompette.
Avec le solo de piano de Nicola Andrioli, nous avons des accents véritablement hispanisants.
Le morceau « Con pasion » est introduit avec finesse par la rythmique piano contrebasse batterie.
La mélodie apaisante nous emmène au calme, la contrebasse à la sonorité franche et ronde déroule des phrases très belles, le pianiste nous emporte avec ses arpèges, la guitare joue un solo très mélodieux.
L’ambiance est intimiste avec les ballades « Strange Bird » et la très belle valse « Inès 11 »
Enfin la composition  » Bert’s Sketch » très swing est écrite dans l’esprit du jazz post be-bop des années 60.
Le drive de batterie est léger, la guitare de Romain Pilon est aérienne presque Scofildienne et le solo du trompettiste est proche de Freddie Hubbard.


NOUVEAUTÉ ALBUM/ GRÉGORY PRIVAT

GRÉGORY PRIVAT SOLEY/

Le pianiste Antillais nous présente une série de compositions tournées vers le lyrisme, et empreintes de nostalgie.
On y entend des belles nappes de clavier et des parties chantées très apaisantes.
Les arpèges de piano sont soutenus par une contrebasse solide au toucher rond et précis.
L’utilisation de l’archer ajoute de la mélancolie.
L’introduction du disque nous plonge dans une ambiance colorée et sensuelle.
Le titre « Soley » est lumineux, la batterie et la contrebasse instaurent un groove tout en retenue qui met en avant la fragilité de la mélodie.
Un album qui renferme des belles plages originales et mystérieuses.

NOUVEAUTÉ ALBUM/ MUSIC OF WAYNE SHORTER

LINCOLN CENTER ORCHESTRA/ THE MUSIC OF WAYNE SHORTER

Cet album enregistré en public en 2015, vient tout juste de paraitre hier.
Le Lincoln Center Orchestra invite Wayne Shorter.
Lorsque le Conservateur du patrimoine Wynton Marsalis et son Big Band, donnent de nouveaux habits aux compositions d’un des derniers géants du jazz, le résultat est surprenant et littéralement enthousiasmant!
La première composition célébrée « Yes or no » qui date de 1964, dont la version originale figure sur l’album « Juju », est introduite lentement par l’Orchestre. Quand la section rythmique lance la pulse, le swing est au rendez vous, les cuivres subliment le thème. Les attaques de saxophone sont claires, le son métallique mais jamais agressif me séduit très vite.
« Diana » est une ballade jouée au soprano, dont le lyrisme est amplifié par les nappes de cuivres qui nous emportent.
L’esprit des « Jazz messengers » est présent sur « Hammer Head » avec un solo de Wayne Shorter pétri de blues.
« Edangered Species » est énigmatique, intrigant.
Le thème « Lost » en trois temps, évoque l’urgence, une ambiance proche d’un film policier.
La clôture de ce très beau disque, se fait sur les chapeaux de roue avec « Mama G », au cours duquel le saxophoniste développe des phrases, rebondit et interagit avec la section rythmique.
Sur ce dernier titre, le piano de Dan Nimmer et la contrebasse de Carlos Henriquez ont une petite conversation autour de la sixième minute, pour laisser place au dialogue entre les cuivres et le batteur Ali Jackson.
À 82 ans, comment rester jeune? À l’écoute de ce disque, Monsieur Shorter nous livre un très beau témoignage.

NOUVEAUTÉ ALBUM/ HARRY CONNICK JR

HARRY CONNICK JR/ A CELEBRATION OF COLE PORTER TRUE LOVE/

À voir cet énième hommage au grand compositeur de standards, on peut penser que l’album ne présente guère d’originalité.
Combien d’albums ont été faits en hommage à Cole Porter, combien de ses standards ont été repris par d’immenses interprètes.
Le crooner cool à la voix si décontractée est entouré d’un Big Band époustouflant, avec des arrangements nombreux et variés.
Le disque démarre avec le morceau « Anything goes » pris dans un tempo médium up et joué avec un swing impeccable très « straight ».
Les interventions de cuivres sont tres présentes.
Sur le morceau « I love Paris » solos de clarinette, saxophone, et trompette se succèdent.
« Just one of those things » illustre la variété des arrangements de cuivres
Le romantisme et la douceur règnent su « Mind if I make love to you ».
Avec  » Begin the Biguine », le chanteur pianiste montre son attachement à la tradition du stride.
Le morceau « You do something to me » en clôture du disque, apporte une touche latine salsa
Ce « True Love » détend l’auditeur ou l’on entend un jazz à la fois accessible et de qualité.

NOUVEAUTÉ ALBUM/ MARC COPLAND

MARC COPLAND/ AND I LOVE HER/

Le pianiste Américain montre une fois de plus sa maîtrise de la reharmonisation.
Sur des thèmes comme « Afro Blue » Cantaloupe Island », le pianiste triture les accords en profondeur, et interagit magnifiquement avec la contrebasse de Drew Gress et la batterie de Joey Baron.
Sur « And I love her », la sensibilité du toucher est à son paroxysme.
La composition « Love Letter » est une valse très intrigante.
Les compositions originales comme « Day and night » mêlent émotion du toucher à l’abstraction harmonique.
Enfin avec le standard « You do something to me » qui clôture le disque, le trio revient aux sources en célébrant le swing!

NOUVEAUTÉ ALBUM/ HERINGTON BEARD

JON HERINGTON JIM BEARD

Cet album de dialogue entre la guitare et le piano commence dans la jovialite avec cette ambiance ragtime sur « Chunks ans Chairnobs ».
Le duo guitare piano nous emmène vers le Brésil avec « Baugles Bangles and Beads ».
Le blues est célébré avec « Gaucho » et même la Soul est présente dans un morceau comme  » Hand in Hand »
L’écriture dès thèmes est originale, les phrases de solos sont incisives et dynamiques.
Cet album est une belle découverte pour cette nouvelle année.

NOUVEAUTÉ ALBUM/ NICHOLAS PAYTON

NICHOLAS PAYTON/ RELAXIN WITH NICK/

Le trompettiste nous présente un album sur lequel il s’illustre en grande partie au piano et au clavier.
Parlons de quelques morceaux qui valent d’être écoutés.
Avec le thème d’ouverture « Relaxin with Nick », c’est une intro en swing bien syncopée qui nous plonge dans le bain. Le thème est très mélodieux et aéré.
Plusieurs standards sont interprétés à la trompette et au piano ainsi que des compositions originales
Sur « Stablemates » les moogs au clavier choisis par le trompettiste rugissent. Le thème est exposé à la trompette puis se succèdent solos au piano et au clavier. La paire batterie contrebasse propose un jeu varié et subtil.
« Othello » est une très belle ballade où le trompettiste évoque le souvenir de Chet.
La composition »1983″ est écrite dans une ambiance smooth jazz avec un rythme groovy qui se transforme en swing.
Avec « El Guajiro » on retrouve le leader au clavier électrique, qui joue dans un esprit proche de celui des « Headhunters ».
Le trompettiste allie le classicisme du son avec des phrases sophistiquées.
Cet album n’est pas incontournable, mais la convivialite règne sur ce projet enregistré chez « Smoke Sessions Records », autour des standards et des compositions originales.