NOUVEAUTÉ ALBUM/ HERINGTON BEARD

JON HERINGTON JIM BEARD

Cet album de dialogue entre la guitare et le piano commence dans la jovialite avec cette ambiance ragtime sur « Chunks ans Chairnobs ».
Le duo guitare piano nous emmène vers le Brésil avec « Baugles Bangles and Beads ».
Le blues est célébré avec « Gaucho » et même la Soul est présente dans un morceau comme  » Hand in Hand »
L’écriture dès thèmes est originale, les phrases de solos sont incisives et dynamiques.
Cet album est une belle découverte pour cette nouvelle année.

NOUVEAUTÉ ALBUM/ NICHOLAS PAYTON

NICHOLAS PAYTON/ RELAXIN WITH NICK/

Le trompettiste nous présente un album sur lequel il s’illustre en grande partie au piano et au clavier.
Parlons de quelques morceaux qui valent d’être écoutés.
Avec le thème d’ouverture « Relaxin with Nick », c’est une intro en swing bien syncopée qui nous plonge dans le bain. Le thème est très mélodieux et aéré.
Plusieurs standards sont interprétés à la trompette et au piano ainsi que des compositions originales
Sur « Stablemates » les moogs au clavier choisis par le trompettiste rugissent. Le thème est exposé à la trompette puis se succèdent solos au piano et au clavier. La paire batterie contrebasse propose un jeu varié et subtil.
« Othello » est une très belle ballade où le trompettiste évoque le souvenir de Chet.
La composition »1983″ est écrite dans une ambiance smooth jazz avec un rythme groovy qui se transforme en swing.
Avec « El Guajiro » on retrouve le leader au clavier électrique, qui joue dans un esprit proche de celui des « Headhunters ».
Le trompettiste allie le classicisme du son avec des phrases sophistiquées.
Cet album n’est pas incontournable, mais la convivialite règne sur ce projet enregistré chez « Smoke Sessions Records », autour des standards et des compositions originales.

SUR LA ROUTE DU JAZZ/

Ce soir nous donnons un coup d’oeil dans le rétroviseur afin d’explorer les terres du blues.
Dans le livre magnifique de William Ferris, intitulé « Les voix du Mississipi », William Christopher Handy dont nous avons déjà écouté son « Street Louis Blues », est considéré comme l’apôtre de cette musique.
Avec ce court extrait, nous l’entendons chanter un de ses premiers morceaux, »The Memphis Blues » qu’il composa en 1909.
Avec cette voix aiguë soutenue par quelques accords de guitare, nous avons une bonne définition du blues: une musique à l’état brut en toute simplicité.

ACTU JAZZ/

SANBORN SESSIONS

Le saxophoniste David Sanborn à la sonorité si particulière, invite chez lui à New York des artistes de grande renommée, pour enregistrer avec eux des standards ou leurs compositions.
Cette session rassemble Michael Mcdonald à la voix chaude et Soul, ainsi que Brian Owens.
Entourés d’un excellent groupe avec entre autres Billy Kilson à la batterie et Ben Williams à la contrebasse, l’ensemble nous offre deux belles interprétations.
Sont reprises  » Change is gonna come » de Sam Cooke et « Minute by Minute », que le soulman Michael Mcdonald chantait autrefois avec les Doobie Brothers.
Vivement d’autres Sanborn Sessions !

NOUVEAUTÉ ALBUM/ ERIC ALEXANDER

ERIC ALEXANDER WITH STRINGS

Dès les premières secondes, je suis tombé sous le charme du dernier album du saxophoniste ténor.
Avec un orchestre à cordes aux arrangements langoureux, le leader célèbre des grandes ballades, dans un esprit proche des films hollywoodiens des années 1950.
Le premier morceau « Gently »avec le rythme en triolets, laisse entendre un musicien de grande classe.
Le morceau « Dreamsville » d’Henry Mancini, est interprété avec beaucoup de romantisme, la composition d’Horace Silver « Lonely Woman » prend quelques couleurs de mambo pendant les impro.
Le titre « Slow, Hot wind » nous envoit une bonne dose de groove à la Cantaloupe Island.
Cet opus n’est pas révolutionnaire, mais le saxophoniste joue avec son feeling et reste fidèle à un jazz qu’il aime, mélodieux, sensuel et accessible !

SUR LA ROUTE DU JAZZ/

Explorer la route suppose de parler des bâtisseurs de cette belle musique.
Parmi ces personnages importants, il en est un dont on ne peut passer à côté.
Jelly Roll Morton semblait prétentieux, mégalomane, en affirmant qu’il avait inventé le jazz.
En tout cas, il a eu un rôle très important dans l’éclosion de cette musique, en mélangeant le blues et le ragtime, et en mettant en lumière la section des cuivres.
Le cornet la clarinette et le trombone, développent des improvisations collectives soutenues par une section rythmique, au swing effréné.
Écoutons cette composition « Blackbottom Stomp », jouée par sa formation les Red Hot Peppers en 1926, sur un rythme qui tient en haleine.

NOUVEAUTÉ ALBUM/ LINE KRUSE

LINE KRUSE/ INVITATION

C’est en écoutant son interview fin novembre 2019 sur TSF, que je découvris cette violoniste danoise.
Sur son cinquième album « Invitation » Line Kruse réussit un mariage grandiose entre un ensemble de cordes et la musique Sud Américaine.
Sa musique très écrite très arrangée est d’un raffinement qui séduit dès les premieres secondes.
Le premier morceau « Cancion » donne de suite le ton. La section de cordes assez nerveuse laisse la place à un solo de violon.
Le morceau « Agua » nous transporte dans un monde sonore raffiné presque onirique.
« Ahora » morceau chanté met en relief la très belle voix de Dayme Arocena.
Le pianiste Cubain Harold Nussa est mis à l’honneur sur quasiment chaque morceau.
« Wednesday » laisse entendre un beau dialogue entre la trompette et le violon.
Le disque se clôture sur une très jolie ballade.
Invitation est une belle pépite à déguster sans crainte: un grand disque.

NOUVEAUTÉ ALBUM/ TERRI LYNE CARRINGTON

Terri Lyne Carrington & Social Science/ Waiting Game/

La batteuse Terri Lyne Carrington au jeu puissant, technique et subtil à la fois, se met en retrait sur ce disque  » Waiting game » pour laisser la place à un autre versant que l’on connaît moins bien, la composition.
Avec son groupe Social Science, l’artiste présente une oeuvre engagée dans la lutte contre le racisme et les différentes formes de discriminations.
La compositrice puise dans la musique urbaine le r’nb le rap.
Écoutons la composition « Trapped in the American dream » où la déclamation du texte est soutenue par le motif de piano très lyrique, et par des notes de guitare légèrement saturées très émouvantes.
Ceux qui seront séduits pourront écouter  » Bells » « Pray the Gay Away » ou « No Justice ».
Un deuxième disque est une suite en plusieurs mouvements.
Un album original intrigant et qui nous interpelle !